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PUBLIÉ LE 11/06/2010

LE LIVRE À LIRE

Communiquer avec les animaux

Laila del Monte
Editions Véga
Magazine » Bonnes feuilles

Je communique avec les animaux

Une communication entre les animaux et les hommes est-elle possible ? Laila del Monte le prétend et y consacre désormais l’essentiel de son temps. Elle témoigne dans son livre « Communiquer avec les animaux » de nombreux cas précis de communication animale issus de sa propre expérience. Pour elle, il s’agit d’une communication d’esprit à esprit, au-delà du langage, et qui se manifesterait sous une forme de télépathie, d’empathie...

Je communique avec les animaux. C’est grâce à la communication que j’ai fait le long cheminement pour retrouver ce que j’avais déjà compris quand j’étais petite. A cette période, j’avais quitté l’Espagne et vivais aux Etats-Unis. J’étais totalement investie dans ma carrière de danseuse Un jour, je vis une annonce pour un cours sur la communication animale par télépathie. Je ne m’attendais pas du tout à avoir autant de résultats. Je savais bien que je possédais une hypersensibilité, mais pour moi c’était plutôt un obstacle qu’un atout. Cela me faisait souffrir plutôt qu’autre chose. J’étais comme une éponge, je sentais tout, je prenais tout, et en plus j’étais susceptible. Toutes ces sensations pouvaient être dirigées contre moi.

Dans le monde du flamenco et de la scène, j’étais constamment confrontée à la critique, au jugement, il fallait toujours se sentir accepté, avoir de la valeur, être plus que l’autre. Tous les artistes veulent être plus que l’autre, ils se jalousent et se critiquent entre eux. Il en est de même chez les gitans. C’est étrange puisque l’art me semble merveilleux et spirituel. Au début, cela me surprenait beaucoup, surtout parmi les plus grands ; je ne comprenais pas pourquoi ils se critiquaient entre eux, mais après des années, je me suis habituée : « No sabe bailar » (Il ne sait pas danser) ou « Esta fuera de compas » (Il n’est pas en rythme), la pire des insultes était le jugement préféré des grands artistes. Une fois cet édit décrété, c’est comme si une chape de plomb tombait sur la pièce, froide et sans espoir. Pourquoi ? Je n’en sais rien. Moi aussi plus tard, je suis tombée dans ce piège. J’en ai vu plus d’un tomber. C’était la chute. J’avais choisi la danse pour être joyeuse et légère, et j’étais une danseuse professionnelle au cœur souvent sombre et inquiet.

J’avais perdu l’innocence de mon enfance. La télépathie jouait plutôt à mon détriment qu’autre chose, puisque je ressentais toutes les émotions négatives. C’est dans ce premier cours que je découvris que la télépathie n’est pas une arme, mais un instrument. Je commençais à retrouver qui j’étais réellement. A partir de là, je décidai de faire une formation complète dans ce domaine, malgré le fait que je possédais déjà cette capacité. Je voulais aller plus loin, je sentais que c’était un chemin à prendre.

C’est ainsi que je devins communicatrice professionnelle avec les animaux. Communiquer avec les animaux se fait par télépathie. Quand on entend le mot télépathie, on pense souvent à quelqu’un qui entre dans la tête de l’autre et lui impose ses propres pensées. Mais ce n’est pas vraiment cela. Dans la communication par télépathie, on reçoit les impressions de l’animal, elles peuvent parvenir sous forme de mots, d’images ou de sensations. C’est ainsi que nous communiquons véritablement entre nous, les hommes, mais nous sommes habitués à nous agripper aux mots. Il y a tout un monde très riche d’impression derrière les mots. Puisque les animaux n’ont pas de cordes vocales pour former des mots et des phrases, il suffit d’aller directement chercher des impressions. Cela commence par le fait d’établir une communication où je reçois des informations, puis ensuite, je décode ces impressions, je les traduis, en quelque sorte, pour pouvoir les retransmettre à l’humain qui cohabite avec cet animal. En communiquant, je peux avoir toutes sorte s d’informations sur l’animal en question, en particulier en ce qui concerne ses états d’âme et ses émotions envers la personne humaine, envers les autres animaux l’entourant et mieux connaître ses désirs. Il y a un éventail de désirs très large chez l’animal, comme chez nous, seulement, nous ne nous en rendons pas compte parce que nous ne les entendons pas.

[...] Lorsque je cherche un animal perdu, par la communication, je reçois des images et des sensations. Par exemple, je sens ses pattes sur l’herbe ou le ciment, je sens la texture du sol sous ses pattes, s’il y a du vent, du soleil ou de la neige, des bâtiments, une route ou un pré. Je me mets à la place de l’animal et je regarde le monde à travers ses yeux. Ce sont les méthodes traditionnelles pour communiquer avec les animaux, recevoir et envoyer des informations. Cependant, chaque communicateur est différent, selon le sens qui est le plus développé pour lui. Certains entendent, d’autres voient et d’autres sentent. L’idéal reste de posséder l’ensemble de ces sens à la fois, ainsi la communication est plus complète.

Extrait du livre Communiquer avec les animaux
Laila del Monte (Editions Véga)


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