Samedi 17 janvier, l’INREES a reçu Denise Desjardins pour notre premier rendez-vous de l’année 2009. Une grande dame dans un petit corps menu, des yeux intenses et doux, emplis d’écoute et de force. Un moment à part.
Samedi 17 janvier, l’INREES a reçu Denise Desjardins pour notre premier rendez-vous de l’année 2009. Une grande dame dans un petit corps menu, des yeux intenses et doux, emplis d’écoute et de force. Un moment à part. A l’issue de la projection du très beau portrait que lui a consacré le réalisateur Guillaume Darcq, elle s’est assise devant une salle absolument comble, et sa voix a lentement occupé tout l’espace. Des cheveux blancs ondulant vers l’arrière, un visage frais et éclatant, face au public très nombreux, elle a répondu aux questions durant près d’une heure avant de dédicacer quelques-uns de ses ouvrages.
J’ai été frappé par la force de conviction de ses mots. Ses réponses étaient nettes, pratiques, simples. Toujours très attentive à la personne qui avait posé la question. Denise a aussi ponctué son intervention de petits instants de silence, moments de recueillement où elle semblait méditer, préparer dans la tendresse, une réponse plus juste encore. Ensuite, quelques mots s’échappaient, s’envolaient, d’une grande lucidité. Ce premier rendez-vous de l’année m’a comblé par la profondeur de ce qui a été échangé. Il a été question « d’émotion », de « désir », de « vie », de tant de choses essentielles… Je retiendrais particulièrement une courte phrase de cette journée. A la question d’un spectateur qui interrogeait Denise sur sa conception du Divin, elle a d’abord parlé de son adolescence, époque où elle « cherchait quelque chose d’autre… » puis, évoquant Svâmi Prajnânpad, elle murmura :
« Swamiji m’a un peu réconcilier avec cette idée de Dieu quand il m’a dit : Dieu est la plus haute possibilité de l’homme. » Quelle phrase merveilleuse, quelle lumière, quelle intention !
Je suis rentrée chez moi avec cette phrase en tête. Que dit-elle ? Que tout est là, en nous. Que nous possédons tout ce potentiel, la capacité à laisser s’exprimer ce quelque chose de plus grand que nous. Que tout nous est possible. Dieu est la plus haute possibilité de l’homme. Voilà une phrase appropriée pour commencer cette belle année 2009. Ce matin j’ai retrouvé à quoi elle me faisait penser : à quelques mots de Jean-François Deniau, un homme pour qui j’éprouve une grande admiration. J’ai retrouvé son livre - Ce que je crois, Grasset - dans un coin de ma bibliothèque, j’ai laissé défiler les pages sous mes doigts, puis, page 42, j’ai relu ses mots tant chargés de sens ; plus encore aujourd’hui :
« mieux que l’espoir : la volonté d’espoir. L’espérance. »
La volonté d’espoir…Très belle année 2009 à toutes et à tous.