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PUBLIÉ LE 11/01/2013
  • redigé par INREES INREES
    La rédaction

LE LIVRE À LIRE

Intuitions

David O'Hare, Jean-Marie Phild
Thierry Souccar Editions
Magazine » Bonnes feuilles

L’intuition est en nous

Peut-on pressentir le danger avant même qu'il n'existe ? Certaines expériences montrent que l'intuition est une disposition qui existe en chacun de nous, et nous permettrait même d'anticiper des situations à venir. Extrait du livre « Intuitions » de David O’Hare et Jean-Marie Phild.

Laissez-nous maintenant vous raconter une expérience extraordinaire réalisée en conditions de laboratoire à l’Institut de Recherche Heartmath en Californie et qui reprend le principe d’autres expériences réalisées dans plusieurs centres aux États-Unis par différents auteurs.

Son principe


Vingt-six personnes ont participé à l’étude réalisée à plusieurs reprises sur plusieurs semaines.
45 images ont été stockées dans un ordinateur, 30 d’entre elles étaient des images calmes et agréables émotionnellement neutres (paysages calmes, fruits, arbres, animaux etc.) et 15 images étaient émotionnellement fortes (violentes, érotiques ou stimulantes), choisies par rapport à une grille de validation émotionnelle reconnue internationalement.
Le participant était branché à un logiciel de variabilité cardiaque pouvant détecter et enregistrer les émotions désagréables. Lorsqu’il le souhaitait, le participant devait appuyer sur un bouton de la souris, l’ordinateur attendait 6 secondes et affichait de façon aléatoire une image pendant 3 secondes. Au moment où le participant appuyait sur la souris, l’image n’avait pas encore été choisie aléatoirement par l’ordinateur. Le tirage était effectué au moment de l’affichage selon un algorithme crypté que ni le participant ni l’expérimentateur ne pouvaient prévoir.
Plusieurs images étaient présentées dans les mêmes conditions de tirage aléatoire avec un intervalle de 10 secondes après la disparition de chaque image et ceci pour 45 images.

Ses résultats


L’expérience fut reproduite 2340 fois. Les participants n’avaient aucune prédisposition particulière et les résultats furent systématiquement semblables :
- L’affichage d’une image « calme » n’affectait en rien la courbe normale de neutralité émotionnelle.
- L’affichage d’une image « violente » déclenchait une courbe de stimulation sympathique telle que l’on peut constater lors de la peur, de la colère ou de l’excitation.
Jusque là, aucune surprise.
La surprise vient de ce que les courbes de stimulation apparaissaient avant que l’image ne soit affichée alors que le choix de l’image n’avait même pas encore été déterminé par l’ordinateur ! C’était comme si le cœur « pressentait » le danger avant même qu’il n’existe. Le pressentiment se déclenchait quelques secondes (trois à quatre) avant l’apparition de l’image !
C’est cette constatation qui est difficile à avaler pour nous et à avaliser par les « scientifiques » car elle remet en question beaucoup de notions élémentaires de physique. Je suis un scientifique, je ne pourrais pas me permettre d’écrire de tels faits si je n’étais pas sûr de leur véracité contrôlée et de l’honnêteté de leurs auteurs. Des centaines d’expériences similaires ont été réalisées, toutes arrivent au même résultat : notre système nerveux autonome a des capacités de prévoir le danger et nous prévenir.

Les explications


Comme pour l’expérience précédente, de nombreuses hypothèses ont été avancées, aucune n’a fait l’unanimité. Les progrès des connaissances en physique quantique permettront probablement d’en savoir plus. Plutôt que de pressentiment, il s’agirait de précognition, c’est-à-dire la capacité à savoir avant que l’information ne soit rendue disponible par les moyens connus à ce jour.

Les PES sont-elles vraiment extra ?
Par Jean-Marie Phild


Les perceptions extrasensorielles (PES) sont, par définition extrasensorielles : des perceptions qui n’empruntent pas les sens. Les deux expériences que nous venons de citer tendent à prouver le contraire, cette tendance est d’ailleurs confirmée par toutes les autres études publiées en parapsychologie et par mon expérience personnelle : ce que je perçois passe véritablement par les sens. Je vois, j’entends, je sens, je ressens et le message a la réalité d’une perception sensorielle.
Pensez à votre mère ou à une personne aimée : sa douce image apparaît instantanément dans votre imagerie mentale, vous la « voyez ». Rappelez-vous votre dernière conversation, vous « l’entendez », vous reconnaissez sa voix et ses paroles. Approchez-vous une peu, ne « sentez-vous » pas son parfum ? Imaginez sa main effleurant votre joue d’un geste de tendresse, que « ressentez-vous » ?
Si David enregistrait à ce moment-là votre variabilité cardiaque, les sentiments d’affection donneraient une belle courbe lisse de joie et de satisfaction comme si vous étiez véritablement en présence de la personne imaginée. Pensez maintenant à un accrochage avec elle, une colère, un reproche ou un événement désagréable que votre relation a certainement connus, votre cœur manifesterait son déplaisir, sa colère ou sa tristesse. Pouvez-vous réellement penser que la perception d’une pensée soit extrasensorielle ?
Mes perceptions passent toutes par les sens, je peux vous le garantir.
Les exercices que vous avez pratiqués jusqu’à présent ne vous serviront pas seulement à développer les perceptions sensorielles externes, les perceptions sensorielles internes et celles qui ont été injustement nommés extrasensorielles. Bientôt, vous ne pourrez plus, comme moi faire la différence.

PES, Tentative de définition
Par David O’Hare


C’est l’ex-6ème sens, une manière simple de le rattacher à quelque chose de connu. Depuis une centaine d’années, les chercheurs étudient ce phénomène de façon scientifique en conditions contrôlées de laboratoire.
Le terme a été introduit par Joseph Banks Rhine qui les définissait ainsi : « les perceptions extrasensorielles ou PES (qui sont perçues en dehors des sens, des organes de la perception) désignent un échange d’information, ou ce qui est perçu comme tel, entre un sujet et son environnement selon des principes inconnus des sciences actuelles. »
La définition de la perception extrasensorielle et de l’intuition pour certains (à tort d’après nous) qui semble se dégager de ces consensus pourraient être formulée comme ceci :
« Réception au niveau de la pensée d’une information exacte concernant des évènements, des personnes ou des lieux extérieurs à la personne qui n’a pas été reçue par l’un de ses cinq sens ou par un appel conscient ou inconscient à sa mémoire. »
Cette définition est cohérente à notre expérience subjective de l’intuition et à nos besoins de justesse scientifique et d’une recherche contrôlée. En pratique l’étude des perceptions extrasensorielles se répartit en quatre groupes qui ont été étudiés par les chercheurs :
- L’information reçue d’une autre personne (appelée de façon non formelle : télépathie)
- L’information reçue à propos d’un événement d’un endroit ou d’un objet (vision à distance ou clairvoyance, audition à distance ou clairaudience, par exemple).
- L’information reçue à propos du futur (qui sera séparée pour raisons d’étude scientifique en précognition pour les pensées et en pressentiments pour les sentiments et les émotions).
- L’information reçue à propos du passé (c’est la rétrocognition).

Terrain inné ou terrain miné ?


Je ne sais pas encore complètement sur quel terrain je m’aventure. J’avance avec « précaution » à chaque mot ; si Jean-Marie avait écrit ce paragraphe il aurait écrit « assurance ». Pour lui, la perception en dehors des sens habituels n’a plus rien d’extraordinaire (en dehors de l’ordinaire), il a appris à connaître et à reconnaître les messages intuitifs. Dans son cas, les messages ne sont pas extrasensoriels mais bien sensoriels, il voit, il entend, sent et ressent, c’est la projection de l’image, du son ou du toucher qui n’est pas externe mais interne.
Jean-Marie étant plutôt un perceptif visuel, il voit comme vous avez vu le lapin rose et comme vous rêvez chaque nuit. Je m’entraîne depuis plusieurs années à son contact, au moyen des exercices que nous vous proposons et je commence à voir, sentir et à ressentir aussi de quelles façons l’information ambiante nous pousse tout doucement. J’apprends tous les jours, je découvre tous les jours et j’avance prudemment. Je vous propose de nous accompagner sur ce terrain sans crainte.

Les intuitions extracognitives


C’est en ces termes que j’aimerais définir ce que sont aujourd’hui les perceptions extrasensorielles. Ce sont des perceptions d’une information dont je n’ai pas connaissance (cognition) au moment où je la reçois. Ça change tout si vous voulez bien vous donner la peine de réfléchir à cette question quelques instants. Je suis persuadé qu’au moins une fois dans votre vie, vous avez été le bénéficiaire d’une information qui vous a rendu service, une prémonition, une alerte, un sentiment bizarre. Je parlais de mon livre hier à un ami pourtant encarté au parti cartésien. Il m’avoua un événement récent qui aurait pu lui coûter la vie. Cet événement peut parfaitement servir d’illustration à ce que je vous demande de rechercher dans votre propre souvenir.

Patrick et Isabelle roulaient en ville, Patrick conduisait. Patrick s’arrêta à une intersection persuadé que le feu de circulation était au rouge. Isabelle, surprise, lui dit : « mais pourquoi tu t’arrêtes ? Le feu est vert ! ». A ce moment précis, une automobile traversa en trombe, grillant son propre feu. L’arrêt intempestif leur sauva peut-être la vie car l’impact aurait été inévitable. Cet événement est fort, mais vous en avez certainement connu des semblables. Cherchez bien.
Maintenant, dites-moi : vous avez eu une perception sensorielle, émotionnelle. Ce que vous n’aviez pas, c’est la connaissance de l’événement ou de la situation. Patrick a eu une perception sensorielle, il a « vu » un feu rouge, il a « senti » une menace, celle du gendarme, il ignorait la présence du chauffard. Il n’en avait pas connaissance. D’où est venue cette connaissance ?


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