Magazine


© Akiane Kramarik (peinture)
+ Déjà dans mes favoris
+ Ajouter aux favoris

PUBLIÉ LE 08/01/2013
  • illustration de Audrey Mouge Audrey Mouge
    Auteur

LE LIVRE À LIRE

PSI

Erik Pigani
Presses du Châtelet
Magazine » Enquêtes

Les « connexions » extraordinaires
des artistes

De nombreux artistes disent avoir rêvé certaines de leurs œuvres. D’autres racontent vivre des états mystiques et seraient comme connectés à d’autres dimensions qu’ils considèrent source de leur inspiration créative.

Depuis l’âge de 4 ans, Akiane Kramarik peint des visages, des regards, des scènes de vie, des animaux et des paysages, avec un réalisme, une émotion et une profondeur à couper le souffle. Si la jeune prodige, aujourd’hui âgée de 18 ans, n’a jamais reçu d’éducation religieuse, elle a toujours prétendu être transcendée par Dieu. « Dès l’enfance, j’ai eu de nombreuses visions aux couleurs vibrantes que j’ai reproduites en peinture. Puis, par une nuit froide étoilée, j’ai été réveillée par un souffle à la fois léger et intense. Là, j’ai conversé avec Dieu et visité le Paradis. Depuis, il me guide et m’inspire dans mon art. »
Akiane Kramarik est loin d’être un cas isolé. Depuis toujours, de nombreux artistes – peintres, musiciens, sculpteurs, écrivains, acteurs... - disent avoir eu l’impression de ne pas être à l’origine d’une œuvre qu’ils ont pourtant créée. La plupart tireraient leur inspiration de leurs rêves, ou lors de moments privilégiés de grâce.


Rêver une œuvre


Giuseppe Tartini (1692-1770), violoniste et compositeur italien, rêva que le diable était devenu son esclave. Dans son rêve, il lui donna un violon et, à sa grande surprise, le diable se mit à jouer « une sonate d'une telle beauté exquise que cela dépassait les limites de mon imagination », témoignait-il. Au réveil, Tartini se rappela de la musique du mieux qu'il le pu et composa la célèbre Sonate des trilles du Diable. Richard Wagner (1813-1883), compositeur allemand, décrivant son opéra Tristan et Yseult, confiait à l’époque: « Pour une fois, vous allez entendre un rêve, un rêve que j'ai mis en musique ... J'ai rêvé tout cela. Jamais ma pauvre tête aurait pu inventer une telle chose délibérément. » En septembre 1853, pendant une sieste, il conçut le prélude pour orchestre de L'anneau du Libelung. En mai de l’année suivante, il termina l'opéra en entier. Robert Louis Stevenson (1850-1894), écrivain britannique, auteur de l'Île aux trésors, constata très jeune qu'il pouvait rêver des histoires entières et même continuer un même rêve les nuits suivantes pour lui trouver une fin différente ou affiner une intrigue. Dans son autobiographie, Across the Plains, Stevenson écrit que ses rêves étaient produits par des petits bonhommes qui travaillaient toute la nuit, jouant devant lui des morceaux d'histoire sur un petit théâtre illuminé. C’est ainsi qu’est né L’Etrange cas du Doctor Jekyll et Mister Hyde. Autre exemple, plus récent, celui du réalisateur américain James Cameron qui aurait, lui aussi, trouvé l’inspiration dans ses rêves pour réaliser le film Avatar. Or, qu’est-ce que le rêve en parapsychologie ? Ce n’est rien d’autre qu’un état modifié de conscience qui se révèle être un terrain très favorable aux expériences de télépathie, d’intuition et de prémonition, et permet d’avoir accès à des sources intarissables d’informations.


L'accès à l'intégralité de l'article est réservé aux abonnés de la famille INREES.

OU

NOS SUGGESTIONSArticles