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PUBLIÉ LE 17/05/2013
  • redigé par INREES INREES
    La rédaction
Magazine » Air du temps

Les frontières de la mort repoussées...

Sortir indemne d’un arrêt cardiaque de plusieurs heures est possible selon le docteur Sam Parnia, en charge du département de recherches sur la réanimation au Stony Brook University de New York. Une affirmation venant ébranler les certitudes concernant les dommages irréversibles occasionnés par un manque d’oxygène.

Jusqu’à présent, de nombreux médecins étaient persuadés qu’après vingt minutes, le cerveau des personnes victimes d’arrêt cardiaque allait connaître des dommages irréversibles. De plus en plus de personnes reviennent pourtant à la vie trois, quatre, et même cinq heures après la mort, retrouvant par la suite toutes leurs facultés.

Cette réalité est rendue possible grâce à des soins post-réanimation de bonne qualité comme le recours à une toute nouvelle thérapie par le froid ralentissant la destruction des cellules du cerveau et préservant les organes. « Après que le cerveau cesse de recevoir un approvisionnement régulier en oxygène, celui-ci ne se trouve pas pour autant tout de suite endommagé. En état d’hibernation, celui-ci repousse de lui-même son propre processus de décomposition », explique le Dr Sam Parnia dans son livre Erasing Death. Abaisser la température du corps de 37C° à 32C° d’une personne juste après un arrêt cardiaque protègerait les fonctions vitales du cerveau.

« Nous avions l’habitude de penser à la mort comme une sorte d’événement soudain. L’oxygène s’arrête et après quelques minutes, c’est fini. Or en réalité, nous savons que le processus de la mort cellulaire se poursuit pendant une période de temps », note Le Dr Jerry Nolan, consultant en soins intensifs au Royal United Hospital de Bath au Royaume-Uni. D’après lui, « la thérapie par le refroidissement est en train de tout changer ».

Permettre à des personnes de survivre après plusieurs heures d’arrêt cardiaque va peut-être constituer une occasion d’en savoir plus sur les expériences de mort imminente (EMI), car l’on pourra demander aux rescapés d’arrêts cardiaques s’ils se souviennent de ce qu’ils ont vécu pendant les heures durant lesquelles leur cœur était arrêté.


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