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PUBLIÉ LE 25/04/2016

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OVNIS : l’incroyable vérité

Les OVNIS existent ! Loin d’être une affabulation, cette affirmation résulte de décennies d’observations et d’investigations, au plus haut niveau de l’Etat, dans plusieurs pays. Pilotes, officiers, hauts responsables en témoignent. Gros plan sur une réalité qui bouscule nos schémas de pensée.

Belgique, novembre 1989. En fin d’après-midi, Heinrich Nicoll et Hubert Von Montigny aperçoivent un champ de lumière d’une grande intensité. Ils s’approchent… Au-dessus, plane un objet triangulaire, irradiant par moments d’un faisceau rouge. Délire d’étudiants ? Les deux hommes sont des policiers en patrouille. Hallucination ? Le même soir, 250 personnes rapportent aux autorités des observations identiques.

Pendant près de deux ans, ces apparitions se répètent. Des milliers de belges en sont témoins – parmi lesquels des ingénieurs, des militaires, des journalistes, des hauts fonctionnaires… Prenant l’affaire très au sérieux, l’Etat lance des investigations, mobilise des spécialistes. Peut-il s’agir d’un avion furtif ou d’un engin secret des USA ? Réponse négative du gouvernement américain – pourquoi aurait-il investi sans autorisation l’espace aérien belge, à la vue de tous ?

De cas en cas, les experts étudient, échafaudent des hypothèses, les testent… les invalident. Ce n’est pas un phénomène météorologique, affirment-ils, ni un hélicoptère, un appareil militaire, un ULM, un ballon ou quoi que ce soit de connu. « Parmi les 2000 cas rapportés, 650 ont fait l’objet de recherches, 500 restent inexpliqués », commente le Général Wilfried De Brouwer, alors Chef des opérations de l’Armée de l’air belge. Cet ancien pilote de chasse et cadre de l’OTAN est formel : il y a bien eu au-dessus de la Belgique une vague d’OVNIS – objets volants non identifiés.


Des faits récurrents


L’événement n’est pas isolé. Partout dans le monde, depuis la fin des années 40, les témoignages s’accumulent. Considérées fréquemment comme folkloriques, ces histoires bousculent quand elles émanent de gens expérimentés et dignes de confiance, confrontés aux phénomènes dans l’exercice de leur fonction : pilotes civils et militaires, spationautes, contrôleurs aériens, experts radars, astronomes, cadres de la recherche spatiale ou de l’armée… Souvent les premiers surpris d’avoir à admettre cette réalité.

Dans UFOs, la journaliste d’investigation Leslie Kean leur donne la parole. Pour cet ouvrage de référence, dont la version française est à paraître, l’américaine a enquêté pendant dix ans, interviewant en profondeur les principaux acteurs, épluchant les documents officiels et les rapports d’enquêtes, accédant off record à des informations sensibles. Parmi les dix-neuf contributeurs de son livre, se trouvent des pilotes ayant vécu une rencontre rapprochée, des cadres de la Défense ou de la Recherche ayant officiellement enquêté sur ces phénomènes, ainsi que des responsables politiques et des généraux de l’Armée.

Clairs, précis, documentés, leurs témoignages se rejoignent...

Clairs, précis, documentés, leurs témoignages se rejoignent, leurs conclusions concordent : des Etats-Unis à la France en passant par le Royaume-Uni, le Brésil, le Pérou, le Chili, le Portugal, l’Iran ou l’Australie, « la réalité d’objets volants non identifiés n’est pas une question de croyance, d’opinion ni de choix ; c’est un fait. Ces objets peuvent être observés par de multiples témoins, photographiés, détectés par des radars, et laisser des marques au sol », écrit Leslie Kean.

Pour les étudier, plusieurs pays ont même créé des structures d’investigation, souvent rattachées à l’armée de l’air ou au ministère de la Défense. En France, depuis 1977, le Groupe d’étude et d’information sur les phénomènes aéronautiques non identifiés (GEIPAN) est une unité du très sérieux Centre national d’études spatiales (CNES). « Nos méthodes d’analyse et de contrôle sont rigoureuses, indique Jean-Jacques Vélasco, qui l’a dirigé pendant 27 ans. Nous partons de données collectées par des organismes publics, tels que la gendarmerie, la police, la marine, l’aviation civile et militaire. Nos enquêtes sont précises, réalisées en double lecture. Pour ne pas être sujette à caution, notre démarche doit être scientifique. »

De quoi ébranler les plus sceptiques. « Face aux histoires incroyables que me racontaient certains pilotes, je me disais qu’il s’agissait de phénomènes naturels ou d’effets d’optique, raconte Richard Haines, ancien chercheur de la NASA. Mais plus je penchais sérieusement sur le sujet, plus je comprenais qu’il y avait quelque chose. » Même son de cloche chez l’astronome Josef Hynek, chargé par l’Etat américain d’enquêter sur les OVNI de 1951 à 1969 : « Au début, j’étais le pire ennemi des amis des soucoupes volantes ! Je les prenais pour une bande de fêlés et d’illuminés. Je me faisais un point d’honneur à résoudre ces cas. Mais petit à petit, j’ai changé de point de vue », jusqu’à être convaincu « que le phénomène OVNI était réel », confesse-t-il en 1977.


Des technologies intelligentes


Bien sûr, la science progresse. Bien sûr, certaines observations étonnantes trouveront un jour une cause météorologique, astrophysique, géologique, électromagnétique… Mais « si 90 à 95% des objets volants peuvent être identifiés, les 5 à 10% restants doivent nous interroger, écrit Leslie Kean : tout ce qu’on sait, c’est qu’il ne s’agit ni d’une énorme farce, ni de phénomènes naturels, ni d’engins fabriqués par l’homme. »

A l’appui de cette affirmation : les performances extraordinaires démontrées par ces objets volants non identifiés, qui « défient les lois de la gravité et de l’inertie telles que nous les connaissons, observe Jean-Jacques Vélasco. Les radars au sol et de bord confirment que leurs capacités sont bien supérieures aux technologies aéronautiques et spatiales des pays les plus avancés. »

C’est ainsi qu’en 1980, des officiers britanniques de la base militaire de Rendlesham Forest ont découvert, posé sur leur sol, un engin ne ressemblant à rien de connu, dont émanait une brillante lumière. « Quand nous nous en sommes approchés, nos radios se sont mises à délirer, explique le Sergent James Penniston. Au bout de 45 minutes, la lumière intérieure s’est intensifiée, puis l’engin a décollé sans bruit, à une vitesse dépassant l’entendement. Il a disparu en un clin d’œil. »

Autre fait troublant : leur intelligence d’anticipation, de réaction et d’interaction. Le Général Parviz Jafari peut en témoigner : en 1976, ce pilote iranien a pourchassé un OVNI. « Un objet lumineux, plus gros et plus brillant qu’une étoile, planait à basse altitude au-dessus de Téhéran », raconte-t-il dans UFOs. Sa hiérarchie lui demander de décoller ; lorsqu’il arrive à proximité de l’objet, celui-ci prend de l’altitude. « Des flashs stroboscopiques intenses de couleur rouge, verte, orange et bleue » l’empêchent de discerner un engin matériel. Il s’approche davantage ; « l’objet saute soudain de dix degrés sur sa droite, en un instant. » L’équivalent de 11 kilomètres, en une fraction de seconde… L’objet répète plusieurs fois sa sidérante manœuvre. « Lorsque mon coéquipier parvient à le localiser sur notre radar, sa taille à l’écran est celle d’un pétrolier ». Il décide d’ouvrir le feu ; « à ce moment, mes armes s’enrayent et ma radio se brouille » ! Et l’engin recule de 43 km en un éclair, « comme à la vitesse de la lumière ».

Il ne s’agissait pas d’un engin espion mais d’un OVNI...

Le pilote iranien n’est pas au bout de ses surprises : des choses rondes sortent du premier engin, foncent vers son avion puis tournent autour. Chaque fois qu’il essaie de réagir, sa radio et ses instruments de bord tombent en panne. « Encore aujourd’hui je ne sais pas ce que j’ai vu, conclut-il, mais je ne peux douter de sa réalité. Mon copilote, les contrôleurs aériens, les officiers du quartier général, tous l’ont vu. Les radars l’ont enregistré. Je n’ai que deux regrets : n’avoir pas eu d’appareil photo à bord, ni le réflexe de lui lancer un appel radio – qui êtes vous ? SVP, communiquez avec nous ! »

Quatre ans plus tard au Pérou, le Commandant Oscar Santa Maria Huertas vit la même expérience, lorsqu’il reçoit l’ordre d’intercepter une sorte de ballon volant illégalement au-dessus de la base aérienne de La Joya, sous les yeux de 1800 soldats. « A chaque fois que je l’avais dans mon viseur, à la dernière seconde, il prenait de la hauteur », raconte le pilote. Quand il parvient à tirer, les projectiles sont « absorbés » par l’objet. Nullement endommagé, celui-ci se met à jouer au chat et à la souris, grimpant très rapidement puis s’arrêtant soudain, comme pour attendre le péruvien, puis repartant aussi sec à une allure spectaculaire. Lancé en vitesse supersonique, Oscar Santa Maria Huertas finit par se retrouver à 19000 mètres d’altitude. « Ce n’était pas un ballon, mais un objet de dix mètres de diamètre, composé d’un dôme brillant de couleur crème et d’une base circulaire argentée, auquel il manquait toutes les composantes habituelles d’un avion : pas d’aile, pas de système de propulsion, pas de fenêtres, pas d’antenne… J’ai alors réalisé qu’il ne s’agissait pas d’un engin espion mais d’un OVNI », écrit le pilote.

« Si un pays était parvenu à développer de telles technologies, elles auraient révolutionné le transport aérien, l’armement et les lois de la physique, commente le Général De Brouwer. Encore aujourd’hui, elles nous sont inconnues. »


L’hypothèse extra-terrestre


Comment expliquer, alors, ces phénomènes ? Pour la plupart des scientifiques qui se sont penchés sur la question, l’éventualité d’une origine extra-terrestre ou inter-dimensionnelle paraît la plus logique. « Cette hypothèse doit être considérée avec le sérieux et la rigueur qui lui sont due, tant qu’aucune autre interprétation crédible n’a été formulée », affirme l’ancien directeur du CNES Yves Sillard.

C’est aussi le constat « ferme et prudent » du rapport COMETA, publié en 1999 à l’initiative d’anciens de l’Institut des hautes études de défense nationale (IHEDN) – parmi lesquels des généraux, un amiral, des ingénieurs en armement, des chercheurs en aéronautique, un commissaire de la police nationale, un ancien président du CNES et un ex-responsable du GEIPAN. Après trois ans d’analyse de cas issus de différents pays, ses auteurs concluent que ce qui semble être « des engins volants, capables de performances exceptionnelles guidées par une intelligence naturelle ou artificielle », pourrait être d’origine extraterrestre.

Ces phénomènes démontrent que nous avons encore beaucoup à apprendre

« C’est l’explication la plus rationnelle, même si elle n’est pas scientifiquement prouvée », confirme le Général Denis Letty, ancien pilote de chasse et membre du groupe COMETA. Surtout à une époque où la découverte de plusieurs centaines d’exo-planètes rouvre le champ des possibles, où les avancées de la physique esquissent d’autres approches de la réalité, d’autres dimensions du monde… Notre civilisation serait alors « comme un groupe d’hommes préhistoriques se retrouvant soudain face à une télévision ou un four à micro-ondes », sourit Leslie Kean.


Un champ d’investigation extraordinaire


Le sujet, pourtant, reste sulfureux. Dommage, estiment les experts, car l’humanité se prive d’un champ de recherche extraordinaire, sur lequel la mobilisation internationale d’équipes interdisciplinaires pourrait permettre de faire évoluer les connaissances.

Plutôt que d’en rejeter la possibilité, pourquoi ne pas s’émerveiller du mystère que les OVNIS représentent, des perspectives qu’ils esquissent ? « La réalité objective des phénomènes aérospatiaux non identifiés ne fait plus aucun doute. Le climat de suspicion et de désinformation, voire de dérision, qui entoure trop souvent la collecte des cas, illustre une forme surprenante d’aveuglement intellectuel, écrit Yves Sillard à Leslie Kean. C’est la raison pour laquelle beaucoup de témoins se taisent, notamment chez les pilotes, civils ou militaires, qui craignent pour leur carrière. » De la collecte d’informations factuelles et de leur analyse, pourtant, pourraient naître « des hypothèses complètement nouvelles, fondées sur des conceptions cosmologiques encore en gestation », à même de « changer notre vision du monde physique et de l’univers alentour », estime l’ancien patron du CNES.

« La communauté scientifique doit accepter de sortir le dossier OVNI du paranormal », plaide aussi Jacques Patenet, qui a dirigé le GEIPAN pendant près de trois ans. Alors que beaucoup de chercheurs ont peur de se discréditer, « ces phénomènes démontrent que nous avons encore beaucoup à apprendre, note le Général José Carlos Pereira, ancien Chef des opérations de l’armée de l’air brésilienne. Depuis Aristote, les êtres humains se posent les mêmes questions : qui nous sommes, d’où nous venons, où nous allons. La recherche sur les OVNIS peut être un moyen d’obtenir des réponses. »

Une chose est sûre : « Le phénomène OVNI recèle quelque chose de suprêmement important, qui pourrait être transformateur pour l’ensemble d’entre nous, conclut Leslie Kean. Il est temps d’ouvrir nos yeux et de découvrir ce que c’est. »


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