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PUBLIÉ LE 26/03/2013
  • redigé par INREES INREES
    La rédaction
Magazine » Air du temps

Peut-on soigner avec des psychédéliques ?

LSD, champignons hallucinogènes… Des substances à l’image très controversée. Pourtant, des recherches montrent qu’elles seraient efficaces contre le stress, l’angoisse, et la dépression. Les expérimentations sur les psychédéliques ouvriraient-elles de nouveaux horizons ?

Proposer du LSD pour réduire les angoisses de malades en phase terminale à l’approche de la mort, ou de la kétamine dans les dépressions graves ? Malgré les tabous qui entourent ces substances illicites, les recherches sur les psychédéliques pourraient permettre de soulager de nombreux patients pour qui les voies classiques de traitement ont montré leurs limites.

En Suisse, le Dr Kosel, psychiatre, travaille sur l’utilisation de la kétamine, un anesthésiant synthétisé dans les années 60, chez les patients souffrant de graves dépressions. Alors qu’il faut quatre à six semaines aux antidépresseurs pour produire leur effet, la kétamine agit deux heures après l’injection, produisant un effet « apaisant immédiat » et pouvant même ôter toute idée suicidaire. « C’est la première fois que je suis comme ça depuis treize ans », confie une patiente. Ces avancées en matière de traitement de ces types de troubles font couler beaucoup d’encre. « A notre connaissance, il n’y a jamais eu de médicament ou de thérapie ayant provoqué un résultat aussi rapide », déclarent les auteurs d’une étude sur la kétamine, se félicitant de « l’espoir notable qu’il suscite pour développer de nouveaux traitements ».

Le Dr Peter Gasser, psychiatre basé lui aussi en Suisse, s’intéresse au LSD et l’a testé en usage ponctuel (deux prises) sur douze malades du cancer en phase terminale, pour voir si l’absorption de cette substance pouvait tempérer leur angoisse face à la mort. « Douze patients, c’est trop peu pour une étude statistique, indique le médecin. Mais tous ont dit avoir tiré un bénéfice personnel de l’expérience, avec une réduction des anxiétés. Et il n’y a pas d’effet secondaire néfaste comme des angoisses intraitables. »

Même si la recherche n’apporte pour le moment aucune conclusion définitive, ces résultats ouvrent des perspectives révolutionnaires quant à l’utilisation de ces substances tant décriées.

Lire l'article sur Libération.fr


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