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PUBLIÉ LE 26/05/2015

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Inexploré n°26

Voyages et Terres sacrées
Magazine » Pratique

Comment faire d’une pierre
un compagnon de vie ?

Les possibles vertus thérapeutiques des pierres intriguent. Comment en faire soi-même l’expérience et choisir celles qui nous seraient les plus favorables ? Conseils pratiques de spécialistes.

Lorsque vous demandez à un lithothérapeute de vous donner « 10 conseils de pierres », sa mine se renfrogne. Car tout dépend de la personne, de sa sensibilité, de la subtilité de sa problématique.

L’énergéticien Pascal Mahious évoque la tourmaline noire, réputée réduire la pollution électromagnétique. « C’est la plus purifiante et protectrice des pierres, écrit Patrick Drouot dans Les pouvoirs secrets des cristaux. Elle absorbe les énergies négatives et les transforme. C’est une excellente pierre à poser sur son bureau lorsqu’on travaille dans un milieu chargé en rayonnements électromagnétiques. Elle agit également au niveau mental, en protégeant contre les pensées négatives. Elle permet de se défendre contre les pensées parasites et de faire face aux manipulations sans en subir les conséquences. »

Pascal Mahious souligne aussi les vertus apaisantes de l’améthyste sur la suractivité mentale. « Cette pierre donne du recul par rapport aux événements », indique Daniel Briez, fondateur de cristaux-sante.com. Elle favorise le sommeil, lutte contre les états de stress et de tension nerveuse. « C’est une pierre de passage, elle aide à la transmutation des situations et des événements », poursuit le spécialiste, en soutenant notamment une prise de décision plus responsable et efficace. En support méditatif, elle permettrait une meilleure connexion entre les plans matériels et spirituels. « Elle nous incite à ne pas résister aux forces émanant des niveaux de conscience supérieurs », écrit Patrick Drouot.

Le lapis-lazuli, lui aussi, soutiendrait l’exploration intérieure. Pour Daniel Briez, il structurerait « le développement de la vision clairvoyante en la raccordant à la réalité quotidienne ». Autre allié précieux pour élargir sa conscience : le quartz rose, dont la vibration « est en résonance avec l’énergie du cœur, écrit Patrick Drouot. C’est un allié spirituel fidèle, qui aide à s’ouvrir aux valeurs d’amour, de générosité et de compassion. Il rassure, apaise les émotions violentes et désordonnées. Il apporte douceur et tendresse. »

Côté vitalité, cap par exemple sur la cornaline, dont la teinte varie du rouge à l’orangé. « C’est une pierre de courage, qui donne la force d’entreprendre et de se lancer », écrit Patrick Drouot. La cornaline, poursuit-il, « améliore l’ancrage dans la réalité, dans l’ici et maintenant. Elle apaise la peur de se tromper et favorise la concentration ». Sur le plan physique, posée sur votre ventre, « elle apporte de l’énergie au corps physique, tonifie la sexualité et équilibre les productions hormonales ».


Comment choisir une pierre ?


Quand on se retrouve face au choix, le premier réflexe est de lire les étiquettes indiquant les vertus supposées de chaque pierre. Difficile de se décider : on a parfois l’impression qu’on aurait besoin de tout ! Certaines pierres peuvent ne pas être adaptées à notre cas, mieux vaut donc agir avec précaution. « Restez spontanés, faites confiance à votre intuition. Par simple mécanisme de résonance, le corps va se tourner naturellement vers les supports dont il a besoin pour se rééquilibrer », encourage Daniel Briez. Allez vers les pierres dont la forme et le coloris vous attirent, sans vous préoccuper dans un premier temps de leurs fonctions. Prenez-les en main, observez ce que vous ressentez. Puis demandez conseil. En fonction de ce que vous lui direz de votre problématique, de ce qu’il en ressentira, le spécialiste vous aidera à finaliser votre choix ou vous réorientera. « Une attirance pour un jaspe, par exemple, sera le signe d’un besoin d’apport en énergie vitale, estime Daniel Briez. Le jaspe impérial, lui, aidera à se positionner plus justement au quotidien, afin de vivre davantage en fluidité. » Attention : une répulsion pour une pierre peut aussi être une indication. « Dans un premier temps, mieux vaut en choisir une que vous aurez plaisir à faire entrer dans votre environnement, note Daniel Briez, mais intéressez-vous aussi à celles qui vous dérangent ; elles ont sûrement quelque chose à vous montrer. » Optez pour un professionnel dûment formé, à la fois calé sur les vertus des différentes pierres, perceptif et non-manipulateur.


Quelle taille privilégier ?


Selon Daniel Briez, l’efficacité d’une pierre est corrélée à son poids et au vôtre. « Si vous pesez 50kg, une pierre de 20g, même portée dans les poches ou en pendentif, ne mettra rien en mouvement, car elle va se saturer de votre énergie en quelques minutes, estime-t-il. Plus elle sera grosse, plus son action sera rapide et probante. » Pour une masse corporelle de 60kg, il conseille par exemple « une pierre de 80 à 100g, à tenir dans sa main ¼ d’heure par jour ». D’autres spécialistes ne partagent pas cet avis, estimant que le degré d’entropie des pierres et des cristaux est tel que notre énergie individuelle n’est pas prête de la dégrader… « Renseignez-vous également sur la manière dont la pierre a été extraite, polie, acheminée », conseille Daniel Briez, afin de privilégier les filières où l’intervention de l’homme a été la plus respectueuse ou la moins forte – donc la moins préjudiciable aux « qualités fréquentielles » du minéral.


Comment les utiliser ?


On lit beaucoup de choses sur l’usage des pierres. Pour la plupart des spécialistes, mieux vaut pourtant ne pas trop s’y fier, et expérimenter par soi-même. « Ne prenez pas trop de pierres d’un coup, testez-les les unes après les autres, afin de bien observer les effets de chacune », indique Pascal Mahious. Ne vous contentez pas de les avoir dans un coin du salon : « elles nécessitent un contact physique », rappelle Daniel Briez. Spontanément, quand vous le sentez, matin ou soir, prenez-en une quelques minutes dans la main, ou gardez-la une heure avec vous, ou glissez-la sous votre oreiller plusieurs nuits d’affilée. « Evaluez ce qu’il se passe avec et sans la pierre, poursuit Pascal Mahious. Si le résultat semble constant, répétitif, c’est que ça marche pour vous. » L’intérêt de cette pratique, au-delà de « bon » ou « pas bon », est d’activer la conscience de soi. « Prenez si besoin le temps d’apprivoiser l’énergie de la pierre, complète Daniel Briez, soit parce qu’elle est trop forte pour l’instant, soit parce qu’elle éveille des aspects de votre être qui ne sont pas forcément faciles à aborder dans l’immédiat. » Pascal Mahious attire aussi l’attention sur l’utilisation du quartz transparent. « C’est la pierre qui a la capacité d’enregistrement la plus facile et la plus puissante, explique-t-il. On peut y engrammer des tas d’informations. Il faut bien se renseigner sur son fonctionnement et veiller à ce qu’elle ne contienne pas d’anciens programmes. Sinon, ça peut donner des choses explosives. »


Comment les entretenir ?


Il est de tradition de recommander de laver les pierres à l’eau ou de les rouler dans le sel à intervalles réguliers, voire de les enterrer ou de les exposer à la lueur de la lune. Objectif : les « décharger » des énergies emmagasinées, puis les « recharger ». « Certaines pierres, comme la labradorite, peuvent même devenir toxiques si on ne les décharge pas, observe Pascal Mahious, car elles finissent par renvoyer les ondes qu’elles ont absorbées. » Le physicien Patrick Drouot, qui s’intéresse aux cristaux depuis de nombreuses années, est plus circonspect sur le besoin de les purifier : « Les pierres sont issues de la formation géologique de la Terre, il y a des millions d’années, rappelle-t-il. Leur état d’équilibre est presque parfait, comme le prouvent les recherches en cristallographie. Ce n’est pas notre petit mal-être qui va venir le perturber ! » L’intérêt de ces pratiques, toutefois, est de créer un lien à la pierre, d’ancrer la conscience de sa fonction et la nécessité de prendre soin – de la pierre, d’abord, et de soi en miroir. A condition, estime Patrick Drouot, de ne pas tomber dans la « magie cérémonielle ». Là encore, expérimentez.


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