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PUBLIÉ LE 25/07/2013
  • Virginie Gomez
    Auteur

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Inexploré n°19

Peut-on connaître l'avenir ?
Magazine » Entretiens

Quand commence le futur ?

L’intuition est une capacité qui ignore les limites temporelles et spatiales. Pour elle, passé, présent et futur sont pareillement accessibles. Rencontre avec un super intuitif, Alexis Champion, fondateur-directeur de IRIS Intuition consulting, un cabinet de formation et de conseil spécialisé dans l’intuition.

Qu’apporte l’intuition dans la quête du futur ?
Pour saisir le fonctionnement de l’intuition, il faut comprendre qu’il n’y a aucune raison de considérer le futur de manière différente du présent ou du passé. La vraie problématique, c’est le temps, et le fait de percevoir quelque chose qui n’est pas forcément dans le présent, ici et maintenant. Le physicien Russell Targ dit souvent : « Si vous pensez que percevoir le futur est différent de percevoir le présent ou le passé, vous vous trompez. » On peut se dire : « Je veux aller à telle époque, à telle autre, en avant, en arrière. » Toutes les recherches sur l’intuition montrent que si je veux obtenir de l’information sur le futur, j’en aurai. Pour notre partie intuitive, tout est maintenant. Il n’y a pas de différence entre futur et présent, par exemple.
Une des premières choses qu’on a découvertes en laboratoire, c’est que si on ne donne pas de repères temporels à la personne qui cherche à obtenir intuitivement de l’information, son intellect peut se tromper complètement par rapport à l’époque qu’elle est en train d’observer. Dans notre espace-temps quotidien, nous avons la sensation du maintenant, du présent qui semble s’écouler. En mode intuitif, rien ne nous permet de dire à quel moment on se trouve. Pour mon intuition, ce que je perçois, c’est toujours maintenant, le présent, peu importe si l’événement que je suis en train de percevoir se situe il y a 1 000 ans ou après-demain.

Est-ce comme cela que nous devrions envisager la voyance ?
A mon sens, oui. A ce sujet, nous sommes encore trop dans ce que la science appelle le folklore. Considérer la voyance professionnelle comme le fait d’aller chercher des informations dans le futur, c’est une méconnaissance et une déformation culturelle. On cherche à être rassuré sur son avenir, à avoir des assurances sur la façon dont la situation va évoluer. Alors que les véritables enjeux sont dans le présent. Soulignons par ailleurs que la fascination pour le futur est récente. Jusqu’au début du siècle dernier, les gens allaient voir un voyant pour résoudre un problème concret, dans le présent. Nous-mêmes, chez IRIS, venons de signer avec un client un contrat qui concerne des faits advenus dans le passé. L’intuition, en tant que capacité de perception et de connaissance, et donc la voyance professionnelle, ne se cantonnent pas à l’exploration du futur. Lier futur et voyance entraîne donc une incompréhension de la pratique et des capacités qui la rendent possible. Une approche plus juste nécessite d’avoir une vision du monde, du temps, et de la conscience qui n’est pas celle généralement admise. Elle suppose aussi de développer ses compétences. Car si tout le monde a la capacité d’intuition, elle peut être développée, comme n’importe quelle autre capacité cognitive.

Comment cette perception intuitive est-elle possible ?
Si je peux percevoir des informations dans le temps, c’est que ma conscience n’est pas localisée dans un présent donné mais dans tous les temps qui sont tous – pour elle – des présents. Si on considère le futur du point de vue de ce qui nous arrive maintenant, c’est plus tard. Mais pour une partie de moi, le futur, c’est maintenant. Le passé et le futur sont des constructions du cerveau, comme tant d’autres choses. Nous les utilisons comme repères. Mais ce ne sont que des repères. Ils n’ont pas de réalité absolue. ...

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