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PUBLIÉ LE 17/05/2011
  • Virginie Gomez
    Auteur
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Le « Marco Polo » des neurosciences parmi les « 100 » du Time

A en croire le Time, un neuroscientifique fait bouger le monde en ce début de 21ième siècle. Il s’agit de Vilayanur Ramachadran, qui a « cartographié des régions, parmi les plus mystérieuses de l’esprit humain » précise le magazine dans son dernier classement 2011.

Le professeur Ramachandran, une autorité dans le domaine des neurosciences, est connu pour avoir développé une thérapie destinée à soulager la souffrance liée à la perte d’un membre. Car nous qui habitons notre corps souvent sans y penser, entretenons en fait avec lui des rapports bien plus complexes que nous le pensons. C’est le cerveau qui détermine la perception que nous en avons.

Ainsi, une personne qui a perdu un bras peut continuer à le ressentir de manière très vivace, et parfois douloureuse. C’est ce qu’on appelle le membre fantôme. En utilisant une boîte à miroir de son invention qui réfléchit le membre intact, Ramachandran s’est rendu compte qu’on pouvait créer dans le cerveau l’illusion que le membre manquant est toujours là. Et la douleur disparaît. En 1999, Ramachandran a également utilisé la boîte à miroir pour traiter les séquelles des accidents vasculaires cérébraux, certaines cellules étant ranimées par l’illusion visuelle. Cette méthode ouvre selon lui des perspectives pour favoriser la récupération en cas de déficits neurologiques considérés jusqu’à présent comme incurables.

Le chercheur est actuellement professeur à l’Université de San Diego en Californie. Ses compétences se conjuguent avec un art de la vulgarisation qui donne accès à des notions complexes de neurosciences. Le court exposé qui suit, sous-titré en français, est un exposé magistral du fonctionnement et du rôle de ce qu’on appelle les neurones miroirs, ou neurones empathiques, qui jouent un rôle essentiel dans la communication et les rapports humains :



Où l’on apprend que sans l’intermédiaire de la peau qui nous sépare les uns des autres, les réseaux neuronaux créeraient entre nous l’illusion d’une totale connexion. A moins que l’illusion ne réside dans la séparation…


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