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PUBLIÉ LE 03/02/2015
  • redigé par INREES INREES
    La rédaction

LE LIVRE À LIRE

La réincarnation

Miriam Gablier
Editions de la Martinière
Magazine » Bonnes feuilles

Régression sous hypnose
à une vie antérieure

Dans son livre « La réincarnation », Miriam Gablier a cherché à rassembler et synthétiser les données les plus importantes concernant l’hypothèse de la réincarnation. L’une d’entre elles est l’histoire d’une jeune femme qui commence à guérir de traumatismes après une régression, sous hypnose, à une vie antérieure.

Catherine a 23 ans lorsqu’elle se décide à venir consulter le Dr Weiss, un professeur de psychiatrie, diplômé de la prestigieuse Yale Medical School, et chef d’un service hospitalier de psychiatrie à Miami. Nous sommes en 1980. « J’avais déjà publié trente-huit papiers scientifiques et je ne faisais confiance en rien qui ne pouvait être prouvé par la science », confie le psychiatre dans son livre De nombreuses vies, de nombreux maîtres. Catherine souffre de phobies terriblement paralysantes. Elle a peur de l’eau, de s’étouffer, de prendre l’avion, du noir, de la mort. Les premiers dix-huit mois, le Dr Weiss utilise des méthodes thérapeutiques conventionnelles pour aider la jeune femme à guérir de ses symptômes. Cependant, il n’est pas satisfait par les résultats qu’il obtient. « Quand rien de tout cela ne parut marcher, j’ai essayé l’hypnose. »

Lors de sa première régression hypnotique, Catherine retrouve un événement traumatisant chez le dentiste à l’âge de 6 ans. Puis elle se souvient d’avoir été poussée d’un plongeoir dans une piscine. Elle avait alors bu la tasse et avait eu peur de se noyer. Le pire de tous les souvenirs se déroule alors qu’elle a 3 ans. Elle se réveille en sursaut dans la nuit. Il fait noir. Son père, saoul, est dans la chambre. Il lui fait subir des attouchements en mettant sa main sur sa bouche pour l’empêcher de crier. Catherine vit beaucoup d’émotion en racontant tout cela et le Dr Weiss pense avoir trouvé la source de ses problèmes. Il s’attend à une amélioration des symptômes. « Nous avions retrouvé de nombreuses raisons qui pouvaient expliquer ses peurs d’étouffer, de l’eau, du noir. » Toutefois, malgré ces remémorations, les troubles pathologiques de Catherine n’évoluent pas. Le Dr Weiss décide de continuer avec l’hypnose.

Lors d’une nouvelle séance, il demande à sa patiente de « revenir au moment où ses symptômes ont commencé ». Il confiera que rien dans son parcours professionnel ne l’avait préparé à ce qui allait se produire. « Je vois des marches blanches qui mènent à un bâtiment, un grand bâtiment blanc avec des colonnes. » Catherine se retrouve dans une scène qui semble être d’un autre temps. Le Dr Weiss, un peu confus, lui demande quel est son nom et en quelle année elle se trouve. Elle se décrit comme une jeune femme blonde habillée d’une longue robe blanche du nom d’Aronda. Elle dit être en 1863 avant J.-C. Bien que pris de court, le psychiatre poursuit l’accompagnement de cette patiente en régression. Catherine continue à décrire avec beaucoup de détails une scène anodine d’un petit village qui se trouve dans une vallée aride. Aronda a 25 ans, elle a une petite fille. « J’étais interloqué, mon estomac était noué, j’avais l’impression d’un grand froid dans la pièce, raconte le Dr Weiss. J’avais déjà examiné des milliers de patients, beaucoup sous hypnose. Je n’avais jamais rencontré de tels récits avant – même pas en rêve. » (...)

Que faire de ce témoignage ? Pour le Dr Weiss, il est clair que Catherine n’invente pas cette histoire de manière intentionnelle. « Schizophrénie? Non, elle n’a jamais présenté de signes d’un désordre cognitif. Elle n’avait jamais eu d’hallucinations auditives ni entendu des voix, jamais eu d’hallucination visuelle ou des visions en étant éveillée, jamais eu d’épisode psychotique. Elle n’était pas délirante, ni décalée par rapport à sa réalité. Elle n’avait pas de personnalités multiples. Elle n’avait pas de tendance sociopathe ou antisociale. Ce n’était pas une actrice. Elle ne prenait pas de drogue ou de substances hallucinogènes et sa consommation d’alcool était minime. Elle n’avait pas de maladie neurologique ou psychologique », explique le psychiatre. La semaine suivante, Catherine annonce que sa peur de se noyer « a disparu » et que sa peur de s’étouffer s’amoindrit. Son sommeil s’est amélioré, elle a moins de ces cauchemars qui la perturbent tant. (…)

« Je n’ai pas d’explication scientifique pour ce qui s’est passé. [...] Peut-être que sous hypnose Catherine était capable de se concentrer sur des parties de son inconscient qui stockent des mémoires de vies antérieures. Peut-être qu’elle a puisé son savoir dans ce que le psychanalyste Carl Jung appelle l’inconscient collectif », questionne le Dr Weiss. Le fait est que Catherine, qui a au final traversé une douzaine de « vies antérieures », a guéri à vue d’œil. « Après mon expérience avec Catherine, ma vision de la psychothérapie changea radicalement. J’ai réalisé que les régressions vers les vies passées offraient une méthode de traitement rapide des symptômes psychiatriques », témoigne le Dr Weiss dans son livre Through Time into Healing.


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