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PUBLIÉ LE 17/06/2010
Magazine » Air du temps

Sommes-nous seuls dans l'Univers ?

Le « paradoxe de Fermi » affirme que si aucune présence « ET » intelligente n’est perceptible dans notre environnement proche, c’est que... nous sommes seuls dans l’univers, vraiment ?

« Si des civilisations extra-terrestres existent dans l’univers, alors pourquoi certaines d’entre elles ne nous ont-elles pas déjà rendu visite ? » se demandait en substance le grand physicien Enrico Fermi au lendemain de la seconde guerre mondiale.

Depuis que l’Homme scrute les cieux et s’interroge sur les racines de son existence, la possibilité d’une vie extraterrestre le hante. Pure spéculation jusqu’ici... Au XXIème siècle en revanche, l’exobiologie est un domaine scientifique à part entière, et en plein essor. Les progrès technologiques et l’aventure spatiale d’une part, une meilleure compréhension de ce qu’est la vie d’autre part, laissent espérer que cette quête entrera sous peu dans le domaine de la science expérimentale, c’est-à-dire que ces hypothèses seront soumises à l’épreuve des faits.

Nous n’avons aucune « preuve » de notre banalité, pas plus que de notre unicité dans l’univers. Mais nous cultivons tous l’espoir que la Terre ne soit pas le seul lieu du cosmos où des formes de vie intelligentes ont pu naître du fruit de l’évolution. Le programme SETI, qui « espionne » d’éventuelles civilisations technologiques, n’a pour l’instant donné aucun résultat. Mais avons-nous examiné toutes les pistes et nos hypothèses sont-elles bonnes ?

Sondes automatiques explorant notre système solaire, rovers arpentant la surface de Mars à la recherche de signes d’activité microbienne, satellites d’astronomie qui détectent les exoplanètes autour d’autres étoiles, et qui bientôt chercheront dans leurs atmosphères des indices de la présence d’une biosphère... Ces efforts de plus en plus nombreux font partie d’une quête scientifique pluridisciplinaire et passionnante. Ils contribueront peut-être sous peu à nous rassurer : la vie pourrait être abondante, diversifiée, résistante, il est possible que l’univers « grouille » de vie. Et s’ils étaient déjà là, en parfaite évidence, comme dans la « lettre volée » d’Edgar Poe qu’on cherche partout mais qu’on est incapable de voir ?

Par tous les moyens, nous recherchons l’autre, l’extra-terrestre... désespérément. Qu’il soit microbe, lychen ou créature intelligente. Serait-ce pour briser le sentiment de solitude de toute une humanité incertaine d’elle-même et en panne de destin planétaire ? Si nous avons besoin de l’autre, c’est certainement pour ses différences, parce qu’en cela il est le miroir de nous-même, de nos qualités et de nos défauts, de nos potentialités. La vie extraterrestre peut nous enseigner sur l’essence même de la vie et sur une gestion nouvelle de nos écosystèmes terrestres actuellement si malmenés. Quant à l’intelligence, si elle s’avérait répandue dans l’univers en dépit de chemins d’évolution biologique radicalement distincts, cela ne serait-il pas l’indication qu’elle est beaucoup plus qu’une émergence due au hasard ? Devrons-nous alors reconsidérer l’intelligence et la conscience comme des caractéristiques universelles du cosmos ? Comme l’espace-temps, l’énergie ou la gravitation…

Alors sommes-nous prêts ? Que se passera-t-il si des formes de vie primitives sont découvertes demain dans le système solaire ? Si l’existence de civilisations extra-terrestres est démontrée ? Le contact entre intelligences issues de mondes séparés par des années-lumière ressort-il du seul fantasme ?


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