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© JeremieTorgue
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PUBLIÉ LE 26/12/2012
  • redigé par INREES INREES
    La rédaction
Magazine » Air du temps

Un enfant sort du mutisme
au contact d’un chien

Alors que ses parents commençaient à perdre espoir, une thérapie très particulière a finalement permis à Marc, un enfant âgé de six ans, de sortir de son mutisme. L’enfant s’est pris d’affection pour un labrador noir et a immédiatement prononcé quelques mots à son contact.

Boo est un labrador noir de 12 ans qui aide des enfants handicapés à apprendre à lire et même à parler. Avant de le rencontrer, Marc Oliviere, 6 ans à l’époque, n’avait jamais prononcé le moindre mot. Lorsque sa maman, April, lui disait bonjour, Marc la fixait du regard. Les repas devenaient rapidement un jeu de devinette durant lequel la maman attendait que son fils lui pointe du doigt ce qu’il avait envie de manger. Lorsque le gamin rentrait de l’école avec des hématomes, la mère devait passer un coup de téléphone à l’école pour découvrir ce qui s’était passé.

Le pouvoir de guérison d’un animal


« Nous n’avions aucune idée de ce qui lui passait par la tête », raconte April. « C’était à la fois triste et frustrant de ne pas savoir ce qu’il voulait ou ce qu’il ressentait ». Un médecin lui a diagnostiqué un mutisme sélectif, un trouble enfantin qui plonge les enfants dans le silence puisqu’ils ne parlent que très peu voir pas du tout.

Après que les thérapies aient échoué, les Oliviere ont inscrit le petit Marc à un programme pour les enfants qui ont un problème d’apprentissage. C’est la première fois que Penny Weiser, la thérapeute, accueillait un enfant atteint de mutisme sélectif. « Même dans nos manuels je n’ai trouvé aucun traitement pour aider Marc à sortir de son silence », raconte-t-elle. « Je me suis alors dit que le pouvoir de guérison des animaux pouvait peut-être aider Marc à s’exprimer ».

Boo et son maître, Lisa Edwards, se sont portés volontaires pour travailler avec ces enfants une fois par semaine. Pendant la première session, les enfants se sont bousculés pour s’approcher du chien lorsque Lisa Edwards leur a expliqué que l’animal avait des problèmes au cerveau. Lorsqu’il n’était qu’un chiot, Boo était très lent à l’apprentissage et il lui a fallu presque deux ans pour maîtriser des ordres simples comme « assis ». « Je pouvais voir les enfants faire leur lien entre leur blocage et les difficultés de Boo », confie la propriétaire du chien.

Les premiers mots


Lorsque Marc a enlacé Boo et l'a caressé, Lisa Edwards a vu se former sur les lèvres du garçon les mots « bon garçon ». En sortant du bus scolaire cet après-midi là, April a vu que son fils était quelque peu excité. « Il s’est passé quelque chose à l’école aujourd’hui ? », lui a-t-elle demandé, pensant que la thérapie canine n’aurait lieu que la semaine suivante. Les yeux de son fils se sont alors remplis de larmes. « Boo », a-t-il murmuré. Sa voix s’est alors affirmée, de plus en plus fort, le petit garçon s’est mis à enchaîner les mots « Je l’ai caressé ! Je l’ai brossé ! Je l’aime ! ». Le petit a alors couru dans sa chambre et a attrapé son Scooby Doo. Il a ensuite revécu sa séance en utilisant le nounours à la place de Boo.

Pour une fois, c’est la maman qui est restée sans voix. « C’était incroyable, je n’arrivais pas à y croire. C’est comme si une porte venait de s’ouvrir et qu’on pouvait enfin voir ce qu’il y a avait à l’intérieur. Ce chien est un miracle ». Cette nuit-là, Marc s’est endormi avec une photo du chien cachée sous son oreiller.

Depuis lors, le timide garçon s’est épanoui socialement et académiquement. Il suit ses cours dans une classe normale et possède son propre chien, un fox terrier baptisé Black Jack. « Maintenant qu’il peut enfin nous raconter ce qu’il ressent, on découvre sa personnalité », a confié sa maman. « C’est toujours notre mignon petit garçon, sauf que cette fois il beaucoup de chose à nous raconter ».

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