.
Abonnement | Boutique        Connectez-vous » | Créer votre compte » | Abonnez-vous »
Dimanche 21 Octobre 2012 / Par la Rédaction
Partager
Lu sur Lefigaro.fr

Un label pour les médecines alternatives ?

L'engouement pour les médecines dites « non conventionnelles » telles que l’ostéopathie, l’acupuncture, l’homéopathie, l’hypnothérapie a engendré la création de nombreuses écoles de formation dans ces différents domaines. Le Centre d’Analyse Stratégique (CAS) propose la création d’un « label global » en médecine « non conventionnelles » afin d’aider les patients à s’y retrouver.
Les médecines dites « non conventionnelles » sont en plein développement dans les pays occidentaux, et cela nécessite que l'on aide le patient à s'y retrouver. Un rapport du Centre d'analyse stratégique (CAS), institution dépendant du premier ministre chargée de faire des propositions économiques, sociales, environnementales ou technologiques, propose donc de créer un « label global » en médecine alternative, « pour éviter l'éclatement et pour que le patient puisse s'y retrouver ». Il recommande également une meilleure évaluation de ces pratiques hétérogènes.

Dans l'Union européenne (UE), 70% des habitants ont eu recours au moins une fois dans leur vie à une pratique médicale « parallèle ». Le taux monte à 80% pour les malades d'un cancer. Les raisons de ce succès sont diverses mais viennent d'abord des manquements de la médecine occidentale : effets secondaires des médicaments, absence de réponse thérapeutique à des maux quotidiens comme le mal de dos, pénurie de personnel soignant.

Une offre importante en médecine alternative s'est donc développée, de manière particulièrement désordonnée en France, où on peut distinguer médecines « naturelles » (phytothérapie, aromathérapie), médecines par manipulation (ostéopathie, chiropractie, réflexologie), thérapies corps-esprit (hypnothérapie, sophrologie) et des systèmes complets reposant sur des théories (acupuncture, homéopathie). Témoigne de cette situation la pléthore d'écoles privées d'ostéopathie, aux qualités inégales, qu'a critiquée l'Inspection générale des affaires sociales (Igas) dans un rapport dénonçant le laxisme des procédures officielles d'agrément pour ces écoles.

Développer la recherche


L'obtention du « label de thérapeute en pratiques non conventionnelles » serait conditionnée à la réussite d'un examen clinique et juridique, un peu à l'image de ce qui se fait en Allemagne avec les « Heilpraktiker » (« praticiens de santé »). Un tel label servirait de garde-fou pour les patients. Les praticiens auraient par exemple obligation de renvoyer vers la médecine conventionnelle certains cas graves ou échappant à leurs champs d'action.
En France, seules sont reconnues officiellement les formations en ostéopathie et en chiropractie pour des non-médecins. Si bien qu'un « flou juridique » entoure par exemple les pratiques de l'acupuncture ou de la sophrologie (relaxation et gestion du stress), souligne Mathilde Reynaudi, chargée de mission au CAS. La création d'un label permettrait d'y mettre fin.

Le CAS propose en outre de développer l'évaluation objective des médecines alternatives. « La recherche en matière de coût-efficacité est peu fournie et souvent contradictoire, notamment parce que l'industrie pharmaceutique n'a pas intérêt à financer des essais dans un secteur qui pourrait entraîner une baisse de la prise médicamenteuse », note le rapport. Il faudrait donc « développer les études bénéfice-risque » de ces médecines pour pouvoir interdire ou dissuader les pratiques mauvaises ou inutiles, promouvoir les bonnes et « envisager le remboursement par la sécurité sociale des pratiques les plus efficaces », a expliqué Vincent Chriqui, directeur général du CAS.
La CAS propose enfin de mettre sur pied une « plate-forme d'information » pour recenser les connaissances actuelles en médecines alternatives et permettre au quidam de s'y retrouver.

Lire l'article sur Lefigaro.fr

D'autres ont aimé...

Confidences
Dans la guérison, bien des facteurs entrent en jeu, dont...
Pratique
Envie de relations plus harmonieuses aux autres et à...
Pratique
Votre bien-être et la qualité de vie de votre habitat...
Lu sur Planète-Santé
On connaissait l’effet placebo de certaines substances....

Sur le même thème...

3 livres à ne pas manquer »
Kabat Zinn Jon
Jon Kabat-Zinn est à la fois l'inventeur et l'artisan d'une méditation accessible à tous : la « méditation en pleine...

Découvrez INEXPLORÉ

Magazine n°18
Disponible le 5 avril 2013

Pour seulement 30€/an


5 bonnes raisons de s'abonner »

Revue de web

L’identification à des super-héros permettrait-elle de...
Comment fonctionne le processus créatif ? Quelles zones du...

Articles à la une

Moments de grande intuition, soins par un guérisseur,...
Imaginez une radio dont les animateurs seraient des malades...
Parmi les légendes du reggae, il y a Bob Marley… et Alpha...

Vous souhaitez
proposer une info ?


Envoyez votre suggestion à infos @ inrees.com

Vos articles préférés

Journaliste à Radio-France, Patricia...
Loin de la conception cartésienne de...
Nos pensées et nos intentions...
Isabelle de Roux, membre du Réseau...
Loin d'avoir livré tous ses secrets,...
Aide

FAQ
Contact

INREES

Ils soutiennent l'INREES...

Qui sommes-nous ?
Découvrir l'INREES
L'extraordinaire ?
Réseau d'écoute
Evènements

Le programme complet
Revivre nos évènements
Magazine

A la une du dernier numéro
Tous les articles

Nous suivre

Facebook
Twitter
Flux RSS
Bientôt...
L'INREES offre aux soignants, à la communauté scientifique, ainsi qu'au grand public la possibilité de porter avec rigueur, méthode et ouverture un regard neuf sur les expériences humaines d'apparence inexplicables, parfois qualifiées de « surnaturelles » ou de « paranormales ».

Copyright © 2007 - 2013 INREES
Tous droits réservés - Mentions légales