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PUBLIÉ LE 17/06/2010
Magazine » Air du temps

Une conscience infinie ?

Pim van Lommel, l’un des plus grands spécialistes des expériences de mort imminente, nous explique pourquoi l’étude et la recherche sur les expérience de mort imminente nous incite à remettre en cause la définition « matérialiste » de la conscience.

Selon nos concepts médicaux actuels il n'est pas possible d’être conscient durant un arrêt cardiaque, lorsque la circulation sanguine ainsi que la respiration ont cessé. Pourtant, au cours d’une période d'inconscience provoquée par une menace vitale comme un arrêt cardiaque, certains patients rapportent paradoxalement avoir fait l’expérience d’une conscience accrue, dans une dimension hors de nos concepts conventionnels de temps et d'espace, disant jouir de fonctions cognitives, ressentir des émotions, avoir une notion claire de leur identité, en ayant des souvenirs de leur petite enfance, et parfois même en ayant des perceptions (non sensorielles) en étant à l’extérieur et au-dessus de leur corps sans vie. Dans quatre études prospectives différentes portant sur un total de 562 survivants d'arrêt cardiaque, entre 11% et 18% des patients ont rapporté avoir vécu une expérience de mort imminente (EMI). En outre, ces études démontrent que des facteurs physiologiques, psychologiques, pharmacologiques ou démographiques ne peuvent expliquer ni les causes ni le contenu de ces expériences.

Depuis la publication de ces études prospectives sur les EMI chez les survivants d'arrêt cardiaque, montrant de façon saisissante des résultats et des conclusions similaires, le phénomène des EMI ne peut plus n'être scientifiquement ignorée. C'est une expérience authentique qui ne peut pas être simplement attribuée à l'imagination, à la crainte de la mort, à des hallucinations, de la psychose, à l'utilisation des médicaments, ou à une carence en oxygène. En outre, les gens semblent être changés de manière permanente et durable par une EMI vécu lors d’un arrêt cardiaque, dont la durée n’a pourtant pas excédées quelques minutes.

Selon ces études, la vision matérialiste conventionnelle de la relation entre le cerveau et la conscience, vision défendue par la plupart des médecins, des philosophes et des psychologues, s’avère être insuffisante pour permettre une compréhension appropriée de ce phénomène. Il existe de bonnes raisons de supposer que notre conscience ne coïncide pas toujours avec le fonctionnement de notre cerveau : un état de conscience accrue peut parfois être expérimenté séparément du corps. J’en suis venu à la conclusion inévitable que très probablement le cerveau doit avoir pour fonction de faciliter et non pas de générer l’expérience de notre conscience. En partant du postulat scientifique que la conscience est un phénomène non-local et omniprésent, nous devons remettre en cause ce paradigme scientifique strictement matérialiste qui prévaut actuellement en science.


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