Magazine


© Klaus Roethlisberger
+ Déjà dans mes favoris
+ Ajouter aux favoris

PUBLIÉ LE 02/04/2013
  • illustration de Stéphane Allix Stéphane Allix
    Auteur
  • .....................................
  • Virginie Gomez
    Auteur
Magazine » Entretiens

Véronique Jannot :
« Ma mère est médium »

Comédienne pour le cinéma, le théâtre et la télévision, Véronique Jannot
« marche au cœur ». De son adolescence, marquée par la médiumnité de sa mère, à sa découverte du bouddhisme, son parcours est jalonné d’expériences extraordinaires...

D’où vous vient l’intérêt que vous manifestez pour les phénomènes inexpliqués ?
Ma mère est médium. Adolescente déjà, je suis tombée dans la marmite ! Puis quand je suis tombée malade à l’âge de 20 ans, je me suis rapprochée évidemment des médecines parallèles, et je me suis soignée grâce à elles. Tout cela a développé mon goût pour ce qui est en marge, non reconnu, voire poursuivi et condamné. J’ai vu tellement de choses avec ma mère, qui a aidé beaucoup de gens grâce à son don. C’était en quelque sorte un médecin de l’âme.

En quoi consistait ce don ?
Elle était médium et psychographologue. Elle avait des flashs extraordinaires, d’une limpidité incroyable. Elle pouvait mettre le doigt immédiatement sur le nœud d’un problème. Les gens étaient-ils prêts ensuite à travailler en profondeur pour défaire ce nœud ? C’est un autre débat. Elle voyait aussi les défunts. Voilà pourquoi il en faut beaucoup pour m’impressionner. Je pars du principe que tout peut exister, surtout ce qu’on ne voit pas. Ce n’est pas parce que nous sommes limités par nos sens qu’il n’y a pas autre chose.

Y a-t-il un moment qui vous a marquée, en lien avec le don de votre mère ?
Nous avons découvert toutes les deux ensemble qu’elle était médium. Nous avions toutes les deux un doigt sur un verre posé au centre d’une table, et nous voulions « faire parler » les lettres qui étaient autour. Mais le verre se déplaçait violemment en dispersant les lettres. J’ai pensé que peut-être, c’était parce que j’étais une adolescente, ce qui dit-on, peut gêner la connexion, et je suis sortie. Au bout d’une demi-heure, je suis revenue. Ma mère m’a dit : « Je ne comprends toujours pas. » C’est alors que j’ai eu l’impression que le verre traçait des lettres sur la table. J’ai dit à ma mère : « On dirait qu’il écrit. » Elle a laissé tomber le verre pour prendre un stylo. C’est comme ça qu’elle s’est rendu compte de son don et qu’elle a trouvé ce qui allait être sa façon de communiquer : l’écriture automatique. Au fur et à mesure des jours et des mois, j’ai vu cette écriture devenir de plus en plus facile et rapide.

Qu’en a pensé votre père ?
Il s’est toujours voulu complètement rationnel. Mais je pense qu’il avait également cette sensibilité.

Cette expérience avec votre mère ne vous a-t-elle pas surprise ?
Cela a été plutôt comme une révélation. Par la suite, au moment de son divorce, ma mère est allée voir un mage. Elle avait l’impression d’être envoûtée, mais le mage l’a rassurée : elle ressentait juste le chagrin lié à la fin de 27 ans de vie commune. Elle lui a montré une photo de moi, et il a dit : « Vous avez le don, mais elle a le pouvoir. » Elle n’a jamais approfondi la question. Considérant le métier que j’étais amenée à faire, la manière dont j’ai pu parler à travers mes films, mes livres… C’est peut-être ça le pouvoir en question : le pouvoir de communiquer.

Mots-clés associés :

L'accès à l'intégralité de l'article est réservé aux abonnés de la famille INREES.

OU

Mots-clés associés :

NOS SUGGESTIONSArticles