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PUBLIÉ LE 02/09/2016
Magazine » Enquêtes

Un médium face à l'Atlantide et autres civilisations disparues

Y aurait-il eu par le passé des civilisations prestigieuses qui auraient disparues ? Le médium Edgar Cayce rapporte de bien étranges histoires…

« En Atlantide, l’entité habitait parmi ceux qui étaient responsables du stockage des énergies motrices. Celles-ci provenaient des grands cristaux qui concentraient les rayons lumineux afin d’alimenter en énergie certaines formes d’activité, comme le téléguidage des bateaux dans la mer et dans les airs », explique le médium américain Edgar Cayce, lors d’une « lecture » donnée en état d’hypnose profonde. « L’entité », désigne la personne qui est venue le consulter, alors qu’elle était dans une vie antérieure. Ainsi, en se connectant aux « passés » de ses consultants, celui qui est surnommé le plus grand médium de tous les temps, aurait remonté le temps et visité des civilisations perdues.

Voilà une idée surprenante, extravagante même. Cet homme pourtant pieux, d’origine paysanne et avec peu d’éducation, était-il en plein délire ? A vrai dire, Edgar Cayce était certainement celui qui, de tous, était le plus perturbé par ces propres annonces – dont il ne gardait aucun souvenir à l’état éveillé mais qui étaient enregistrées par ses proches. Il essaya pendant des années de contrer l’hypothèse de la réincarnation et les récits inattendus qu’il rapportait lui-même. Petit à petit, il s’y est fait. Toujours est-il que puisque ses dires ne sont pas vérifiables, il convient de les recevoir simplement comme les déclarations d’un médium du début du 20e siècle.


Une somme monumentale de données


« De l’ensemble de ses lectures émergent de grandes fresques historiques : le continent perdu de l’Atlantide et celui de Mû, l’Egypte du XIe millénaire avant JC, les civilisations disparues du Gobi et de l’Indochine, la Perse 8000 ans avant Alexandre, le monde grec de la guerre de Troie, puis de l’époque helléniste, le Moyen-Orient, Rome et l’Egypte au temps du Christ… Pour ne citer que les principales », précise Dorothée Koechlin de Bizemont dans L’univers d’Edgar Cayce. Très vite, ces proches remarquent que non seulement le médium mentionne des civilisations qui n’ont pas officiellement existées, mais qu’il leur donne – tout comme à celles que nous connaissons - des dates extrêmement reculées, qui sont loin de concorder avec la chronologie académique. « Le lecteur sera surpris de constater que Cayce recule dans un temps très ancien certaines civilisations extraordinairement brillantes comme l’Egypte des pyramides ou la Perse de Zoroastre… », souligne Dorothée Koechlin de Bizemont. S’il est intéressant de noter qu’au regard des nouvelles découvertes, nos événements historiques primordiaux sont régulièrement retardés dans l’histoire officielle, il est aussi juste de dire que Cayce bouscule véritablement notre vision de l’évolution des civilisations.

Etait-il en plein délire ?

Après analyse, les spécialistes des archives des 30 000 lectures enregistrées à la fondation Edgar Cayce, s’aperçoivent également que bien que les dires du médium soient déconcertants, tout ce qu’il a raconté de manière éparse et sur plus de vingt ans, est cohérent. Aucun fait ne semble en contredire un autre. « Ces lectures ont été données sur près de vingt années… par un homme endormi ! S’il est déjà difficile de ne pas se contredire d’une année à l’autre, lorsqu’on est éveillé, qui d’entre nous est capable de donner ainsi un cours d’archéologie préhistorique sous hypnose, sans jamais se contredire ? », questionne Dorothée Koechlin de Bizemont. Cependant, si Cayce n’a peut-être pas pu inventé ces histoires de lui-même, il a aussi pu les « piocher » dans un inconscient collectif, nourri des grands archétypes et mythes de l’humanité. Les experts aiment alors rappeler qu’Edgar Cayce a par ailleurs émis - toujours en état d’hypnose - des diagnostics tellement précis, qu’ils ont permis à des milliers de personnes de se guérir. Ils pensent qu’il devait donc bien avoir accès à quelques informations pertinentes et valables sur notre réalité. Ainsi, le médium – qui n’a jamais revendiqué connaitre la vérité - laisse derrière lui une somme monumentale de données dont une partie est attestée, l’autre pas. Qu’a-t-il raconté de si incroyable ?


Atlantide, un mystère


Cayce, qui n’a jamais lu Platon – ce philosophe grec qui raconte l’histoire de l’Atlantide dans deux textes : le Timée et Critias -, commence à évoquer l’Atlantide en 1924. Par la suite, il mentionnera ce « continent perdu » dans 2500 lectures données à 1600 personnes. Sa superficie « aussi grande que l’Europe », aurait été située entre le golfe du Mexique et la Méditerranée, bien que « les océans étaient disposés différemment ». Son histoire se serait étendue sur une période de « quelques 200 000 années légères, comme on les compte aujourd’hui », précise-t-il dans ses lectures. Il y aurait eu trois séries de destructions majeures, séparées par des milliers d’années. Elles auraient tout d’abord scindé la superficie du continent pour former des iles - dont les trois principales étaient Poséida, Aryan et Og. Et le grand cataclysme final, provoqué par la technologie Atlante elle-même, aurait fini par faire disparaitre le tout il y a 12 000 ou 11 000 ans.

Le continent aurait été peuplé par cinq races à la peau blanche, brune, noire, jaune et rouge. Certaines auraient compté des nains et des géants et auraient eu à leur service, des « robots » mi-animaux, mi-humains. Parmi les différents groupes et statuts sociaux, un groupe d’Atlantes auraient été différents du prototype humain. Leurs formes « étaient plutôt de la nature des formes pensées, c’est-à-dire capables de se projeter dans la direction dans laquelle leur développement prenait forme en pensée », indique le médium. Beaucoup d’entre eux étaient dotés de capacités psi – télépathie, clairvoyance. Certains auraient été très avancés spirituellement, mais pas tous. C’est ce qui aurait causé la destruction du continent.


Les lectures décrivent une société technologiquement très avancée

Une technologie surprenante


« Les lectures décrivent une société technologiquement très avancée, mais d’une folle imprudence », rapporte Dorothée Koechlin de Bizemont. Captation de l’énergie solaire, centrales énergétiques autour de « roches à feu ». Utilisation de cristaux, de différents gaz, de l’électricité, peut-être même de l’énergie nucléaire. Construction d’un réseau pour amplifier et diriger l’énergie. Tout cela aurait permis l’élaboration de modes de transport terrestres, nautiques et aériens parfois téléguidés, et l’invention de procédés similaires à la photographie, la télévision et la radio, permettant des communications à distance. Il est même question de « lecture d’inscriptions à travers les murs, de techniques permettant d’échapper à la pesanteur », indique Cayce.

Les Atlantes semblaient également accorder une importance à l’élaboration d’un énorme cristal capable de produire un rayon laser. Toutefois, c’est une mauvaise utilisation de leurs énergies qui aurait provoqué le cataclysme final. « Les Atlantes, apprentis sorciers comme nous, avaient-ils forcé leurs centrales nucléaires, car ils croyaient l’avoir maitrisé complétement ? », questionne Dorothée Koechlin de Bizemont. Certains pressentant l’imminence de la catastrophe, auraient organisé un exil vers l’Amérique centrale, le Pays Basque et l’Egypte, emportant avec eux un savoir que nous aurions progressivement perdu.


Un mythe universel ?


« Selon de nombreux mythes, que l’on trouve sur toute la planète, il y a eu apparition et disparition de continents et, parallèlement, apparition et disparition de civilisations », rapporte Laurence Baranski dans J’ai fait trois fois le tour de la Terre. Nous pouvons compter Aztlan, la cité légendaire des Aztèques, Hawaiki, la terre mythique des premiers néo-zélandais, ou encore Malaysia, un mystérieux continent englouti évoqué par les dravidiens du sud de l’Inde. Plus proche de nous, Aristote évoque l’existence d’une Terra Australis Incognita, située du côté de l’Australie, et Platon bien sûr, celle d’ Atlantide.

Ces récits ont-ils quelques racines dans des faits historiques ? Devrions-nous chercher leurs éventuelles traces ? « C’est tout de même comme cela qu’on a retrouvé la ville mythique de Troie », indique Laurence Baranski. Cette voyageuse et chercheuse est impressionnée par le nombre de vestiges sous-marins qui ont été découverts dans les océans atlantique, pacifique, indien et dans la mer méditerranée. Pyramides, formes circulaires, alignements parfait de pierres existeraient sous le niveau des mers. Ont-ils été édifiés dans des temps très anciens alors que le niveau de l’eau était différent ? Ont-ils été manufacturés de manière sous-marine par des civilisations dotées d’une technologie suffisante ? Dans les deux cas, s’ils sont avérés, ces vestiges posent question. « Bien sûr, très souvent, leur légitimité est contestée. Des « choses » pourtant, ont été trouvées et cela devrait nous amener à nous interroger davantage sur notre version officielle de l’histoire », souligne l’auteure.


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