Magazine


© Philippe Sainte-Laudy
+ Déjà dans mes favoris
+ Ajouter aux favoris

PUBLIÉ LE 22/04/2014

A RETROUVER DANS

Inexploré n°22

Les mystères de la créativité

LE LIVRE À LIRE

Requiem pour l'espèce humaine

Clive Hamilton
Sciences Po. Les Presses.
Magazine » Enquêtes

Climat, s’ouvrir à l’évidence

Pourquoi le nier ? Notre planète va mal et les prochaines années seront déterminantes pour la préserver. Remise en cause d’un paradigme.

« Toutes les grandes vérités commencent par être des blasphèmes », a écrit George Bernard Shaw, prix Nobel de littérature en 1939. Il semble en effet que l’homme ait un penchant à nier les évidences, dès lors qu’elles obligent à une grande remise en question. Les exemples sont légion. Au XVIIIe siècle, ceux qui prétendent avoir vu des météorites – des pierres qui tombent du ciel – se trompent forcément, et les savants comme Lavoisier, « preuves » à l’appui, démontrent l’absurdité des témoignages. Un peu plus tôt, Galilée est condamné à la prison à vie parce qu’il affirme que la Terre tourne sur elle-même. L’idée est pourtant défendue par l’astronome Nicolas Copernic depuis plus de 15 ans. Dans les années 1970, le commandant Cousteau clame déjà que la mer Méditerranée n’est plus qu’une poubelle qui se vide de sa faune marine. Ce n’est que 20 ans plus tard que les actions de protection voient le jour et se développent de manière conséquente. Près de 40 ans, c’est le temps qu’il aura fallu à l’humanité pour passer des premières interrogations environnementales à l’acceptation – encore relative – que la protection de nos écosystèmes relève d’un enjeu majeur.

La situation est identique dans notre quotidien, lorsqu’on apprend la mort d’un proche, ou qu’un ami prétend vivre une expérience surnaturelle… Ces événements remettent en cause nos fondamentaux et impliquent trop de questions auxquelles personne ne peut répondre : qu’est-ce que la conscience ? Existe-t-il un au-delà ? Sommes-nous seuls dans l’univers ? Sortir du cadre de ce que nous avons appris être la réalité génère de la peur et nous ne sommes pas prêts à l’affronter. À moins d’un grand choc. Ce choc des consciences, c’est ce que Clive Hamilton nous impose dans son livre Requiem pour l’espèce humaine, publié en France aux Presses de Sciences Po. Selon lui, l’homme se considère encore au centre du monde et croit pouvoir contrôler son environnement comme le ferait un technicien. En 250 pages, Clive Hamilton, membre du bureau pour le changement climatique du gouvernement australien et professeur d’éthique à l’université Charles Sturt, nous demande d’ouvrir les yeux sur les dangers inévitables du réchauffement climatique « qui provoquera au cours de ce XXIe siècle, une transformation radicale du monde ». ...

L'accès à l'intégralité de l'article est réservé aux abonnés de la famille INREES.

OU

NOS SUGGESTIONSArticles