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PUBLIÉ LE 07/01/2014

A RETROUVER DANS

Inexploré n°21

Nos pouvoirs de guérison

LES LIVRES À LIRE

L'âge de l'empathie

Frans De Waal
Editions Les liens qui libèrent

L'univers bactériel

Dorion Sagan et Lynn Margulis
Ed. Seuil
Magazine » Enquêtes

La coopération du vivant

Se pourrait-il que nous devions à la collaboration entre les bactéries la structure si complexe de nos cellules ?

L’empathie a la cote. Un véritable tsunami de recherches en psychologie et en sociologie vient bousculer notre vision habituelle de l’être humain comme étant fondamentalement égoïste. Du berceau à l’école en passant par le monde de l’entreprise ou la sphère privée, nous serions, en fait, des altruistes cachés, et ceci quelque que soit notre environnement culturel. Disposés à être là pour l’autre quand il en a besoin. Prêts à puiser dans notre bienveillance pour rendre service et aider la communauté. « La réponse émanant des connaissances du comportement humain qui se sont accumulées en anthropologie, en psychologie, en biologie, ou en neurosciences, se résume en quelques mots : nous sommes un groupe d’animaux infiniment coopérants, sensibles à l’injustice, parfois bellicistes, mais essentiellement pacifistes », indique Frans de Waal, psychologue et primatologue.

Cet élan coopératif serait-il restreint à la sphère humaine ? De nouveau, une multitude de recherches, notamment en éthologie (étude du comportement animal) montrent combien nos amis les bêtes ont, eux aussi, une nette propension à la collaboration et à la solidarité. Et nous ne sommes pas au bout de nos surprises. Cette aptitude à la coopération serait en réalité présente à tous les niveaux du vivant, jusqu’au monde microscopique. En effet, de manière assez époustouflante, la théorie de l’« endosymbiose » – portée par la microbiologiste Lynn Margulis et validée par la communauté scientifique – nous fait découvrir que la capacité des bactéries à unir leurs forces pourrait être à l’origine… de nos propres cellules. Afin d’être plus efficaces, ces plus petites entités du vivant auraient trouvé le moyen de s’associer pour produire une cellule plus performante : l’ancêtre de nos cellules humaines. La coopération fabrique-t-elle le vivant ? « La vision de l’évolution comme étant le produit d’un combat sanglant entre des individus et des espèces – une distorsion populaire de la notion darwinienne de la survie du plus fort – se dissout alors que de nouvelles visions émergent », soulignent en chœur Lynn Margulis et son fils, Dorion Sagan, qui collabore étroitement à ses recherches. ...

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