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PUBLIÉ LE 30/12/2016

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Guérir les traces du passé

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Magazine » Enquêtes

Renaître en couple

Amour peut-il rimer avec toujours ? Et si la vie à deux constituait
le plus grand défi vers notre évolution de conscience ?
Ingeborg Bosch, docteure en psychologie, s’est penchée
sur les moyens de garder vive la flamme.

Vous avez développé un outil thérapeutique nommé PRI (Past Reality Integration). Quel est son fondement ?


Certaines méthodes ne s’intéressent qu’au passé, invitant le patient à toujours interpréter ses douleurs par ce prisme. D’autres l’encouragent à ne se préoccuper que de l’ici et maintenant. J’estime pour ma part qu’on ne peut être dans la pleine conscience de ce qui se joue au présent que si l’on est aussi conscient des mécanismes qui nous formatent. Une part de notre être est très mécanique. Nos pensées et nos réactions sont très conditionnées par ce que nous avons vécu dans le ventre de notre mère, puis dans notre petite enfance. C’est un programme implacable, que nous répétons en permanence et qui nous maintient dans une sorte de prison, mentale et psychique. Beaucoup de nos émotions ne sont pas engendrées par des événements actuels, mais par la mémoire inconsciente d’anciens vécus. À un moment ou à un autre, tout enfant s’est senti perdu, seul, abandonné ou en insécurité. Ce trauma de séparation nous poursuit à l’âge adulte. Par l’auto-observation, la PRI permet de circonscrire ce que nous ressentons au présent, puis de plonger dans le passé pour en décoder la cause profonde, avant de revenir au présent, afin d’être véritablement capables d’appréhender celui-ci tel qu’il est vraiment, et non tel que notre ancien programme nous le faisait percevoir.


Avez-vous un exemple ?

Un homme est venu me consulter pour des douleurs physiques, que des séances de massage et de relaxation n’arrivaient pas à soulager. Il les attribuait au stress. Ensemble, nous avons décortiqué ce qu’il se passait pour lui. Il m’a dit se sentir oppressé par les demandes des uns et des autres. Il avait l’impression qu’elles ne cessaient d’affluer. Je lui ai demandé d’exagérer ce qu’il percevait. Il était littéralement écrasé par ces requêtes. À force de questionnements, nous avons fini par mettre au jour la douleur qu’il avait vécue, après sa naissance, lorsqu’une infirmière avait appuyé plusieurs fois très fort sur sa poitrine. Ce geste avait suffi à ancrer en lui un schéma d’oppression, qu’il répétait toute la journée sans en avoir conscience. À ses collègues, à son épouse, il n’arrêtait pas de dire : « Ça suffit, ne me fais pas d’autre demande, j’étouffe ! » Mentalement, émotionnellement, il mettait à distance tout ce qu’il percevait comme potentiellement écrasant, même si ça ne l’était pas. Et son corps réagissait, comme si chacune de ses cellules poussait pour éviter d’être écrasée. D’où les douleurs corporelles… ...

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