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© Olivier Seignette
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PUBLIÉ LE 27/06/2016

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Inexploré n°31

Réincarnation, existe-t-il une vie avant la vie ?
Magazine » Entretiens

Catherine Laborde : "J'ai vraiment l'impression d'être le maillon d'une chaîne"

La présentatrice star de la météo sur TF1, par ailleurs romancière et actrice, nous parle ici avec pudeur et tendresse de son héritage familial, de la transmission et du rapport intime et mystérieux qu’elle entretient avec la nature.

Depuis 1988, Catherine Laborde anime la météo sur TF1. Une longévité étonnante à la télévision... Mais quels mystères se cachent réellement derrière cette femme de 65 ans, qui affiche encore la silhouette d’une jolie jeune fille devant les écrans, qui joue aussi avec profondeur treize fables de Jean de la Fontaine au théâtre, et qui passe une autre partie de son temps à écrire ? Dans son dernier roman, Les Chagrins ont la vie dure, une femme se retrouve seule en compagnie d’un enfant dans un train. Ouvrant une discussion avec le môme, pensant pouvoir l’aider, c’est finalement elle qui va s’interroger sur sa propre vie. Des signes autobiographiques se glisseraient-ils dans cette tendre et passionnante histoire, où les bonheurs et les chagrins de l’enfance se mélangent au fur à mesure que le temps passe ? Arrivés dans un bel, immeuble parisien, c’est une sexagénaire attentive et d’une extrême gentillesse qui vient nous accueillir et nous conduire dans son appartement, qui abonde en livres et en plantes, pour commencer la conversation.


Dans votre roman, il y a un côté très mélancolique… Vous pensez que tout se joue vraiment dans l’enfance, et qu’après ce n’est qu’une suite logique ou illogique de coïncidences ?

Je crois que tout se joue pendant l’enfance, oui... Enfin presque tout. Je pense qu’on est déterminé par la manière dont on est venu au monde, et par le rapport au monde qu’on a jusqu’à l’âge de 7 ans. Mais dans ce « presque », il y a quand même toute la liberté de l’humain qui est la et c’est ce « presque » que j’essaie de cultiver le plus possible. Il y a un moment ou, en effet, on est un individu unique, ou on n’appartient qu’à soi-même, c’est cela la liberté et le libre arbitre ! Et après 15 ans d’analyse freudienne, j’ai observé que lorsqu’on fait un pas de côté, pour pouvoir regarder qui on est, ce qu’on est devenu, avec un petit peu de distance, c’est cette petite distance qui nous amène a la liberté. C’est peut-être pour ça que j’écris des livres...


Pour mieux vous connaître ?

A partir du moment où on écrit, on est obligé de faire ce pas de côté, on ne peut pas se dire : « Il ne faut pas que j’écrive ça, il ne faut pas que j’écrive ça… » L’écriture est une obligation de liberté ! ...

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