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PUBLIÉ LE 04/04/2016
  • Véronique Dimicoli
    Auteur

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Editions Bussière

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Haziel
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Un ange
qui s'appelait Haziel

François Bernad-Termes, dit Haziel, s’est éteint le 7 décembre 2015, laissant derrière lui une œuvre considérable
en matière de Kabbale, d’astrologie et d’Angéologie.
Il nous invite à « devenir comme des Anges »
pour œuvrer à un monde nouveau de paix et d’harmonie.

Quatrième étage. Ascension réelle et symbolique. Pour rencontrer Haziel, il faut s’élever. La porte s’ouvre sur une femme élancée au visage doux et secret. Elle s’appelle Véronique Neindre. Elle fut l’amie, compagne spirituelle d’Haziel durant ses 5 dernières années jusqu’à son dernier souffle.


Haziel était-il devenu cet ange qu’il aspirait à être ?

V.N : Il est évident que j’ai vu l’Ange Haziel à plusieurs reprises en lui, là son visage était particulièrement … comment dire… comme une lumière, beaucoup de douceur, un sourire incroyable. Quand il y avait d’autres personnes, elles étaient touchées sans le savoir, touchées à son contact. Il a toujours été très modeste, il ne se mettait jamais en avant et il avait de l’humour, beaucoup d’humour. Ce qui le définissait vraiment, c’était sa joie de vivre, son enthousiasme. Pour moi c’était des leçons de vie et de courage. Ce que j’adorais, c’était le rapport privilégié qu’il avait avec les enfants. Tous les enfants le regardaient, il les bénissait quand on les croisait. Il aimait les enfants parce qu’il avait lui-même une âme d’enfant. Les enfants ne jugent pas, même si on a un vieux monsieur en fauteuil roulant. Pourtant il a eu une vie difficile, avec beaucoup d’épreuves. Il dit même : « J’ai compris les circonstances dramatiques qui m’ont arraché à mon milieu habituel, pour me déplacer vers des épreuves dures à supporter, et j’ai béni mes épreuves les plus cuisantes car ce sont elles qui m’ont permis d’acquérir des certitudes et de me fixer définitivement dans la maison d’en haut. »


Quelle relation Haziel entretenait-il avec son ange au quotidien ?

V.N : Simple, très simple… J’ai assisté à des miracles. Une chose est sûre, c’était un homme protégé. Quand je l’ai connu, il était déjà faible physiquement. Combien de fois est-il tombé sans jamais rien se casser ! Et la peau de ses mains était extraordinairement douce, il n’a jamais eu de douleurs alors que depuis 2013 il était souvent couché ou en fauteuil roulant, incroyable, quand même !


Quel regard Haziel portait-il sur la mort ?

V.N : Il n’avait pas peur dans le sens où il connaissait l’invisible puisqu’il faisait des voyages astraux. Il communiquait avec des anges, certains avec qui il avait un lien très particulier et qu’il pouvait voir. On en parlait mais il ne me disait pas tout car il y avait des choses dont il n’avait pas le droit de parler. La dernière semaine de sa vie, un jour, il fut triste, parce que nous allions nous séparer, il pleurait, moi aussi, et puis, après, il a accepté. Sa fin de vie a été difficile mais jusqu’au bout il a été d’un courage incroyable.


Il connaissait l’invisible puisqu’il faisait des voyages astraux.

Est-ce parce que vous étiez là et que vous l’accompagniez ?

V.N : Il me disait toujours qu’il était en vie quand j’étais là, que j’étais sa force de vie. La semaine qui a précédé son départ, il s’affaiblissait de jour en jour, je savais déjà qu’il était en fin de vie depuis un moment, je le sentais. Je me souviens du dimanche, jour qui a précédé son départ. Un chariot avec des chevaux n’arrêtait pas de passer et repasser sous la fenêtre. C’est son petit neveu qui a fait le lien avec la carte du Tarot, le Chariot. C’était la première fois que je voyais ce chariot, avec des enfants, dedans, c’était à la fois très joyeux, et très impressionnant. Il devait être en contact avec des Anges à ce moment-là. Il a écrit un livre, « Nos Anges gardiens de l’autre côté de la vie », où il explique qu’il y a des anges spéciaux dont la mission est de nous conduire de l’autre côté. Je pense à l’Ange de la Mort, par exemple, Umabel, qui a pour mission d’aider les âmes à passer en douceur vers le monde astral.


Nous avons donc un véritable comité de réception de l’autre côté ?

V.N : Oui. Il y a l’Ange Puissance Aniel, aussi, qui nous protège quand nous arrivons dans l’autre monde parce que nous pouvons nous sentir un peu désorientés si nous ne savons pas ce qui nous arrive. Si nous n’avons pas de parents ou d’amis qui nous attendent de l’autre côté, nous serons accueillis par l’Ange Aniel et son comité de réception. En tout cas, pour Haziel, le comité d’accueil devait être bien sympathique et joyeux…


Haziel était déjà préparé au « grand voyage », finalement…

V.N : Oui. Il savait très bien ce qui allait se passer, c’est pour ça qu’il était paisible – même s’il est vraiment parti dans la souffrance physique parce que ses poumons étaient complètement pris. Il connaissait tout le processus, et m’a demandé de ne pas lui rendre visite après sa mort. Il devait rester seul en chambre froide. J’ai respecté sa demande, même si l’envie …


Pourquoi ne voulait-il pas de visite ?

V.N : Après la mort physique, il y a tout un processus à l’œuvre qu’il décrit aussi dans son livre « Nos Anges gardiens de l’autre côté de la vie », où il dit qu’ « au moment de la mort, l’atome germe du corps physique qui pendant la vie se trouve dans le cœur, monte jusqu’au cerveau et abandonne le corps. »


Qu’est-ce que l’atome germe ?

V.N : Selon Haziel, c’est notre « noyau immortel » qui porte notre conscience et qui se trouve dans notre cœur, et au moment de la mort, il se disperse et ça provoque l’arrêt du cœur et notre mort apparente. Lorsque ça arrive, le corps physique est encore attaché au corps astral par une corde d’argent, « un filament brillant argenté qui est le dernier pont entre la vie et la mort ». Haziel explique que c’est par cette corde d’argent que passent les images de la vie qui vient de finir avec toute leur charge émotionnelle. Il dit que ces images proviennent de notre sang où sont gravées toutes nos expériences et les émotions que nous avons provoquées chez les autres, par notre façon d’agir.

Haziel insiste sur le silence et la solitude à respecter autour du défunt.

Haziel insiste sur le silence et la solitude à respecter autour du défunt, pas d’autopsie, pas d’embaumement, pas d’incinération, pas d’extirpation d’organes car non seulement ce sera ressenti douloureusement par la personne décédée mais encore le transfert d’images vitales du sang au corps astral ne pourra se faire dans de bonnes conditions, et sans ces images le défunt aura perdu les trois quarts de sa vie… Voilà pourquoi je ne suis pas allée le voir…


Haziel a-t-il toujours communiqué avec l’Invisible ? Quel enfant était-il ?

V.N : Il disait qu’il voyait les fées, qu’il voyait les Anges. Il parlait à Dieu, aux Anges depuis son enfance.


Sa famille était-elle croyante ?

V.N : Très croyante, oui. Son père faisait partie d’un groupe kabbalistique à Gérone où il est né, et sa mère était catholique pratiquante. Il était issu d’une famille de « Marranes », des Juifs convertis au christianisme au 15è siècle.


Un environnement propice à un chemin spirituel…

V.N : Il étudiait la kabbale jour et nuit mais aussi beaucoup d’autres domaines. Je sais qu’en kabbaliste il pratiquait, il a vécu les différents sentiers, mais pour le reste, je n’en sais pas plus, il y a des choses qu’il ne disait pas … et puis, comme je l’ai connu très âgé, j’étais là pour son bien-être, pour gérer ses affaires, prendre en main sa fin de vie…


Son ange de terre, en quelque sorte ?

V.N : Voilà, si l’on peut dire, j’étais son ange dans le matériel…


Qu’est-ce qui vous a donné la force de continuer dans les moments difficiles que vous avez traversés ensemble dans sa fin de vie ?

V.N : Je ne me suis pas trop posé de questions dans le sens où je me suis très vite engagée à l’accompagner jusqu’au bout. C’est au bout de quelques mois qu’il y a eu un sentiment d’amour entre nous qui s’est transformé en quelque chose que je n’avais jamais connu avant. Enfin, c’est inexprimable… Évidemment, c’est très dur d’accompagner une personne qui se retrouve en fauteuil roulant, avec des nuits agitées par moments, c’est épuisant. Parfois je n’en pouvais plus, et je le lui disais. C’est sûr, après, on garde le beau, mais même dans ces moments-là il se passait quelque chose. Je pense vraiment que les anges étaient avec moi et que j’étais soutenue.

Je pense vraiment que les anges étaient avec moi et que j’étais soutenue.

Je vais vous raconter une anecdote : je devais aller en formation un jour, j’étais très fatiguée, je me suis arrêtée boire un café avant de prendre le métro, je me demandais comment j’allais pouvoir assumer cette journée de formation et là, tout à coup, un homme arrive, s’adresse au patron et lui dit : « voilà, c’est pour offrir un café à la dame » et il repart… Et là j’ai su que c’était un envoyé des Anges. Le patron n’en revenait pas. Il y a eu plusieurs épisodes, comme ça, qui dépassent l’entendement et qui ont été des clins d’œil incroyables où je recevais des messages de soutien. Je pense aussi à cette fois où je faisais les courses, je n’en pouvais plus, et à un moment je me suis sentie comme portée, avec le caddie qui volait dans les airs - enfin c’est une image, la fatigue avait disparu. A mon retour, je dis à Haziel : « Mais tu m’as aidée ? – Ben oui ! »… Voilà. Moi je n’ai jamais vu d’anges, pourtant combien de fois les ai-je sentis à mes côtés, portée par eux…


Vous sentez-vous transformée, aujourd’hui, par cette « relation particulière » ?

V.N : Ah oui, c’est sûr, ça fait un mois et demie que je m’en rends compte. Je ne suis plus la même. J’ai moins de peurs parce que je suis allée jusqu’au bout avec lui, j’ai dû dépasser toutes les difficultés. Nous avons reçu beaucoup d’aide d’amis que je tiens à remercier. Je suis vraiment heureuse d’avoir réussi et rempli mon engagement.


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