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© Jordan Robson / Specular
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PUBLIÉ LE 10/10/2016
Magazine » Enquêtes

Une étrange guérison
à Lourdes

Décidément, il se passe des phénomènes bien surprenants à Lourdes. Un jour, en visite dans ce centre de pèlerinage mondial, Marc de Smedt entend lui aussi une voix…

Marc de Smedt, écrivain, éditeur avant-gardiste d’écrits sur les sagesses orientales et de la revue Question de, est en repérage dans le sud-ouest de la France. Il élabore une série d’émissions sur les guérisseurs et les « médecines sauvages ». Vient la question de faire un épisode sur les guérisons par l’eau. Une visite à Lourdes s’impose.

C’est l’hiver, il n’y a pratiquement personne. Le méditant s’assoit face à la grotte où ont eu lieu les apparitions. Il ferme les yeux, fais le vide. Rien ne se passe. Alors qu’il repart, au moment où il passe devant les robinets prévus pour que les pèlerins boivent l’eau de la source, il est comme « frappé » à l’arrière de la tête par une voix féminine qui lui dit : « Qu’es-tu venu chercher ? » « J’étais stupéfait. J’ai vraiment eu la sensation d’être percuté à la base du crâne par cette voix claire et ferme », rapporte l’écrivain. Décontenancé, il répond de manière instinctive : « j’ai mal aux reins ». En effet, depuis plusieurs mois, Marc de Smedt souffre d’un mal inexpliqué et persistant dans la zone des reins, que la médecine n’arrive pas à soigner. Au fil de son repérage, il a bien demandé aux guérisseurs qu’il a rencontré de lui faire des impositions des mains. Mais jusque-là, aucun résultat tangible ne s’est fait sentir.

« Bois de l’eau », lui intime la voix. « Je n’avais pas eu l’intention de le faire, mais là, j’étais un peu comme en état de choc. Interloqué, j’ai pris un gobelet et j’ai bu », complète-il. Et voilà que le journaliste s’en va et reprend sa voiture pour aller vers Bordeaux. Fin de l’histoire ? Non. Quelques jours plus tard, Marc de Smedt ressent comme un léger malaise. Il reste calme. Le pic d’inconfort passe. A partir de cet instant, le mal de dos disparait complétement pour ne plus revenir. « Je ne m’explique pas ce qu’il s’est passé. Est-ce la voix ? L’eau ? Les impositions des mains ont-elles aussi joué un rôle ? La foi populaire véhiculée par les millions de visiteurs à Lourdes, a-t-elle créé un égrégore, une vibration qui agit subtilement ? Je ne sais pas. Ce que je peux dire c’est que je crois au pouvoir supérieur de l’être humain. Nous avons tous en nous des capacités de guérison inexploitées. Ce sont sûrement elles, qui ont été activées en moi, par un biais qui me dépasse », conclu l’écrivain.


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