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PUBLIÉ LE 22/07/2013
  • redigé par INREES INREES
    La rédaction
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Le « jeu des mémoires » :
un accès à nos émotions profondes

Développé par le centre de thalassothérapie Alliance Pornic, le « jeu des mémoires » est un nouveau soin psychocorporel tout à fait surprenant. Un jeu ludique qui nous autorise en toute confiance un voyage dans nos ressentis, nos émotions, notre vécu, pour mieux nous comprendre nous-mêmes.

Aujourd’hui, conscients du lien qui existe entre le corps et le mental, les centres de bien-être proposent souvent de nouveaux soins énergétiques et thérapeutiques en complément des soins de thalassothérapie pure. C’est le cas de l’Alliance Pornic, un centre de thalassothérapie situé dans le Pays de la Loire, qui propose aujourd’hui une gamme de soins psychocorporels « Terres intérieures », complémentaires aux soins classiques, utilisant la pleine conscience et l’hypnose. Initiée et dirigée par Patrick Demouy, hypno-thérapeute formé auprès du psychothérapeute Michel Kérouac, fondateur et directeur de l’Institut Milton H. Erickson au Québec, cette gamme propose des soins inédits, tels que le « Zen do », une séance d’aqua-thérapie individuelle en eau de mer à 33°C particulièrement recommandée aux phobiques de l’eau, et le « jeu des mémoires ».


Laisser nos mémoires ressurgir grâce aux images


Le « jeu des mémoires » est un soin introspectif surprenant qui utilise des images du corps comme point de départ d’une (re)découverte de sensations corporelles et d’émotions du passé. Comment ça marche ? On tire à l’aveuglette une carte parmi une série présentée par le thérapeute, représentant des parties du corps et leurs éléments respectifs – eau, air, terre, et feu. Chaque image est une « porte d’entrée » vers des mémoires, des sensations, liées à cette partie du corps.
Comme une madeleine de Proust en images, on se laisse porter, dans l’attention, vers les émotions et les mémoires que notre observation de l’image tirée fait spontanément remonter à la surface. Les mémoires dont il est question dans ce soin sont des vécus qui appartiennent à une histoire proche ou lointaine et qui peuvent être accessibles à tout moment, et ce, de manière instantanée, si le contact est créé et si l’on y porte notre attention.
Le but du jeu est justement de créer ce contact, de réactualiser ces mémoires par le jeu de l’image, nous permettant ensuite de renouer en pleine conscience avec nos émotions et notre vécu, ou tout simplement d’être dans la conscience de soi, de son esprit, et de son corps.

Pour comprendre le cheminement du jeu, Patrick Demouy donne souvent l’exemple de la lavande, qui par la photographie, le parfum, la plante elle-même, ou tout simplement le mot, réveille l’expérience que l’on a de la lavande : dans l’armoire à linge, associée à des souvenirs de vacances en Méditerranée, ou à une image dans un livre... Ce vécu peut être rattaché à des sensations, des émotions, qui peuvent être agréables ou douloureuses. « Dès que vous sollicitez un sens, il émerge tout de suite quelque chose. Il n’y a pas à chercher quoi que ce soit et on laisse venir ce que cela évoque. Ce qui marche avec l’odeur, marche également avec l’image », nous explique Patrick Demouy.
Pourquoi un « jeu » des mémoires ? Le thérapeute nous précise que ce soin constitue un moyen simple de faire ce travail de résurgence d’émotions mais également « d’amener du jeu dans la problématique de la personne, d’impulser des mouvements pour permettre à un moment donné de dénouer un problème comme si l’on dénouait un lacet. » Il ne s’agit pas de révéler des choses au patient mais de « permettre au patient de révéler sa connaissance. L’utilisation de la photographie est choisie comme clé de contact pour toucher le corps mais aussi l’esprit, permettant à la personne de prendre conscience du jeu subtil qui se trame entre les réactions du corps et celles du mental. »


Jouer au détective de nos émotions


Une séance peut être motivée par la curiosité de l’introspection, pour toucher un problème et tenter de s’en libérer, ou pour faire appel à une ressource intérieure. Pourtant, comme l’explique Patrick Demouy, lorsqu’une personne vient pour régler un problème en particulier, par exemple un problème de relation avec un supérieur dans le travail, le fonctionnement du jeu peut l’amener à s’orienter vers une autre direction. C’est là où les choses deviennent intéressantes.
« La personne tire une image : surprise. Et elle part systématiquement dans l’analyse, elle fait une lecture de ce qu’elle voit sur cette image. Je la laisse faire et lui explique que c’est sa partie analyse, son mental qui aborde ainsi l’image. Puis je reviens au point de départ en lui demandant quelle a été sa première impression en voyant cette carte. Tout de suite les choses deviennent moins évidentes. Il arrive souvent que la personne cale, alors je l’aide en lui demandant si cette première impression en voyant l’image a été agréable, moyennement agréable, ou désagréable. C’est là que se trouve la porte d’entrée pour accéder aux impressions, et éventuellement aux émotions qu’elles révèlent. Mon travail est d’amener la personne à être son propre détective pour identifier ce que l’image a généré en elle en terme de sensations et d’émotions déclenchées par ces sensations. S’il y a une résonnance, nous travaillons sur cette résonnance et sur la manière dont elle se manifeste dans le moment présent. »


Retourner au plus profond de nos ressentis


Bien souvent, la personne qui fait la démarche d’essayer le « jeu des mémoires » a besoin de régler un problème, même si cela n’est pas toujours le cas. Mais le jeu peut également permettre à quelqu’un de travailler sur une ressource, une énergie qu’elle a déjà et qu’elle va pouvoir amplifier par ce soin.
Patrick Demouy donne l’exemple d’une personne qui a tiré la carte sur laquelle étaient représentés des mollets. Cette personne lui dit qu’elle ne voit pas à quoi cela peut faire référence et qu’elle n’a pas de problème particulier. Etonnée d’être tombée sur cette carte, rien de tangent n’émerge des réflexions qui s’ensuivent. Le thérapeute décide donc de lui faire un massage d’un quart d’heure sur chaque mollet, très doux, afin de mettre l’accent sur la finesse des ressentis pour permettre à la personne de ressentir son mollet plus en profondeur. A la sortie du soin, elle lui dit « C’est extraordinaire d’avoir des mollets ! ». Elle avait découvert que le massage était d’abord très riche en terme de sensations dans tout son corps. Deuxième surprise : elle s’était rendue compte que c’était la première fois qu’elle recevait un soin uniquement sur les mollets. Patrick Demouy explique qu’il « pratique volontairement les massages de manière très lente afin de favoriser, chez la personne qui reçoit le soin, l’intériorisation par opposition à la réflexion qui ferait très vite décrocher la personne. C’est l’intériorisation qui lui permet de ressentir les choses en profondeur. Au départ, cette personne avait une perception vague ou quasiment inexistante de ses mollets. Grâce au soin, à cette porte d’entrée, sa conscience s’est élargie et elle a pu développer une conscience plus en expansion de son corps. »

Plus d'informations sur le site d'Alliance Pornic


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