Magazine


© Delphine Blast
+ Déjà dans mes favoris
+ Ajouter aux favoris

PUBLIÉ LE 22/03/2016

A RETROUVER DANS

Inexploré n°30

La révolution quantique, libérons le potentiel de notre existence

LE LIVRE À LIRE

Des vies et des poussières

Louis Chédid
Editions Calmann Lévy
Magazine » Entretiens

Louis Chédid :
La vie nous envoie des signes

Auteur, compositeur, interprète, Louis Chedid pose depuis quarante ans sa patte sur la scène musicale française.
Pour Inexploré, il revient sur sa manière
de goûter la vie et ses mystères.

Tout commence par hasard un midi, dans un restaurant du quartier où nous avons tous deux nos habitudes. Un regard croisé, deux mots échangés. Heureuse coïncidence : Louis Chedid et son épouse connaissent Inexploré ; c’est une voisine qui leur en a parlé, connaissant leur intérêt pour les sujets du magazine. Le contact est créé. Quelques semaines plus tard, l’artiste sort un recueil de nouvelles. Et si c’était l’occasion d’approfondir la discussion ?

Quand il nous ouvre la porte de chez lui, on a l’impression de débarquer à l’improviste chez un ami. L’air étonné, malgré le rendez-vous calé depuis des jours, Louis Chedid nous invite à entrer, nous propose un café. Un Bouddha, un mur rose, des livres, des photos de famille ; l’univers est bohème, incroyablement informel. L’homme prend les choses comme elles viennent. Direction son espace de travail. Un bureau, un ordinateur, une flopée de guitares. Louis Chedid s’installe dans son canapé, la photographe arme son flash, j’allume mon magnéto. Ainsi soit-il.

Vous venez de publier un recueil de nouvelles, “Des vies et des poussières”. De quel élan ou de quelle envie est-il né ?

L.C. : Comme beaucoup d’auteurs de chansons, la velléité de m’essayer à l’écriture de formats plus longs m’a toujours anime. J’ai publié un roman en 1992, intitulé 40 berges blues. J’avais envie de m’y remettre. L’année 2015 m’en a offert l’opportunité : j’étais alors en tournée ; entre deux concerts, sur la route, dans les bus, dans les hôtels, je disposais de beaucoup de temps. Et l’écriture de nouvelles se prêtait bien à ce rythme morcelé – me plonger dans l’univers d’un roman aurait été plus complique. J’ai toujours fonctionne par déclics. Tout à coup, c’est le moment. Une envie émerge, je sens que je vais avoir du plaisir à faire quelque chose, alors je le fais. Je ne suis pas un cérébral.


Vous ne l’avez jamais été ?

L.C. : Je l’étais surement davantage lorsque j’étais plus jeune. Je débutais, je ne maitrisais pas tous les rouages, j’avais tendance à beaucoup décortiquer, a m’appesantir longtemps sur un mot ou une phrase. Aujourd’hui, j’ai compris que l’important, c’était de lâcher. Paradoxalement, plus je vieillis, et plus j’ai plaisir à créer, car je me suis débarrassé de pas mal de choses qui m’encombraient. ...

L'accès à l'intégralité de l'article est réservé aux abonnés de la famille INREES.

OU

NOS SUGGESTIONSArticles