Magazine


© Bera
+ Déjà dans mes favoris
+ Ajouter aux favoris

PUBLIÉ LE 05/09/2016
  • redigé par INREES INREES
    La rédaction

LE LIVRE À LIRE

Medical medium

Anthony William
Tana Editions
Magazine » Bonnes feuilles

Un médium qui aide
les médecins...

Au cours de ces 25 dernières années, Anthony William a aidé des dizaines de milliers de gens à guérir d'affections mal diagnostiquées, mal soignées ou inconnues du corps médical.
Son secret ? Une "voix" lui souffle à l'oreille la cause du problème ainsi que sa solution... Extrait étonnant de son livre !

Un invité inattendu


Mon histoire commence à l’âge de 4 ans.
Un dimanche matin au réveil, j’entends la voix d’un homme âgé. Elle résonne à mon oreille droite, de manière très audible. Il dit :
- Je suis l’Esprit suprême. Personne n'est au-dessus de moi à part Dieu.
Je suis perplexe et un peu effrayé. Y a-t-il quelqu’un dans ma chambre ? J'ouvre les yeux : personne. Je me dis que c’est peut-être quelqu’un qui parle ou qui écoute la radio dehors.
Je me lève et vais à la fenêtre. Personne, il est encore très tôt. Je ne sais pas ce qui se passe, et c’est peut-être aussi bien comme ça.
Je me précipite au rez-de-chaussée afin de me mettre en sécurité auprès de mes parents. Je ne leur parle pas de la voix. Pourtant, plus la journée avance, plus j’ai l’impression d’être surveillé.
Le soir venu, je prends place à table en compagnie de mes parents, de mes grands-parents et d'autres membres de la famille.
Soudain, en mangeant, j’aperçois un homme étrange debout derrière ma grand-mère. Ses cheveux et sa barbe sont gris, et il arbore une longue robe marron. Je pense qu’il s’agit d’un ami venu partager notre repas. Pourtant, au lieu de s’attabler avec nous, il reste là sans bouger et sans me quitter des yeux.
Personne ne réagissant, je comprends que je suis le seul à le voir. Je détourne les yeux en espérant qu’il en profitera pour disparaître. Rien à faire. Bien que ses lèvres ne remuent pas, j'entends sa voix dans mon oreille droite, exactement comme ce matin. Cette fois il me dit, sur un ton apaisant :
- C’est toi que je suis venu voir.
J’arrête de manger.
- Qu’est-ce qui ne va pas ? demande ma mère. Tu n'as plus faim ?
Au lieu de répondre, je continue à regarder le vieil homme, qui me fait signe de me rapprocher de ma grand-mère.
Mon instinct m’enjoint de lui obéir : je descends de ma chaise et me dirige vers ma grand-mère. Il me prend la main et la pose sur la poitrine de ma grand-mère, toujours en train de manger. Surprise, elle a un mouvement de recul.
- Qu’est-ce que tu fais ? demande-t-elle.
Le vieil homme me regarde.
- Dis : « Cancer du poumon. »
Je suis complètement perdu. Je ne sais même pas ce que signifie « cancer du poumon ». J’essaie de le dire mais je m'emmêle.
- Encore ! dit-il. « Cancer du poumon. »
- Poumon, dis-je.
- Cancer.
- Cancer, dis-je.

Toute la famille me regarde avec des yeux ronds.
Je me concentre sur le vieil homme.

- Maintenant, dis : « Grand-mère a un cancer du poumon. »
- Grand-mère a un cancer du poumon, répété-je.

Quelqu'un laisse tomber sa fourchette sur la table.
Le vieil homme retire gentiment ma main de la poitrine de ma grand-mère et la replace le long de mon corps. Ensuite, il fait demi- tour et se met à grimper une volée de marches qui vient d'apparaître.
Il se retourne et me dit :
- Tu ne cesseras jamais d'avoir de mes nouvelles, mais il n’est pas certain que nous nous revoyions. Pas de souci.
Il continue à monter les marches jusqu’à ce qu'il traverse le plafond de la pièce. Là, enfin, il disparaît.
Ma grand-mère me dévisage :
- Est-ce que tu as bien dit ce que je pense ?

C’est la panique à table. Ce qui vient de se produire n'a aucun sens, à commencer par le fait que grand-mère va bien, a priori. Elle n’a pas de problème spécial et n’a pas vu de médecin.
Le lendemain matin, à mon réveil, la voix est de nouveau là :
- Je suis l'Esprit suprême. Personne n'est au-dessus de moi à part Dieu.
Ça recommence. Je jette un coup d’œil autour de moi. Personne.
À dater de ce jour, chaque matin, il se passe exactement la même chose.
Mes paroles ont bouleversé ma grand-mère. Bien qu’elle aille bien, elle prend rendez-vous pour un bilan général.
Quelques semaines plus tard, son médecin lui apprend qu’elle a un cancer du poumon.


La voix


Mon mystérieux visiteur continuant à me saluer chaque matin, je commence à m’intéresser à lui. Sa voix hésite entre le ténor et le baryton. Elle est grave, mais pas trop. Elle résonne bien. Bien que je l'entende tout près de mon oreille droite, j'ai l’impression de la capter en stéréo.
J’ai du mal à estimer l’âge de mon interlocuteur. Parfois, on dirait un octogénaire particulièrement solide et en bonne santé, correspondant tout à fait au vieil homme que j'ai aperçu. À d’autres moments, on dirait qu’il a plus de mille ans.
Sa voix est plutôt rassurante. Pourtant, je n’arrive pas à m’habituer à sa présence.
D’autres médiums entendent des voix intérieures, mais ce n’est pas le cas de la mienne. Elle parle directement dans mon oreille droite, comme si elle émanait d’une personne toute proche. Je ne sais que faire pour m’en débarrasser.
Je peux l’affaiblir considérablement en appuyant une main sur mon oreille mais, dès que je retire ma main, elle reprend son volume initial.
Je demande à l’homme de ne plus me parler. Poliment d'abord. Puis de moins en moins. Peu importe. Rien ne l’empêche de poursuivre son discours.


L’Esprit suprême


Je commence à appeler la voix par son nom, « Esprit suprême ».
Quelquefois, pour raccourcir, le préfère « Esprit » ou « Suprême ».
J’ai 8 ans et l’Esprit me parle tout au long de la journée. Il me fournit des informations sur l’ensemble des personnes que je côtoie. Où que je sois, quoi que je fasse, il me détaille les douleurs et les maladies des gens que je croise, sans oublier de m’expliquer le moyen de les soulager. Cette conversation sans fin est très stressante pour moi.
Je lui demande de cesser de m’apprendre des choses que je ne veux pas savoir.
Il me répond qu’il essaie de me former aussi rapidement que possible et que nous n’avons pas une seconde à perdre. Quand je lui dis qu’il exige trop de moi, il fait comme s’il ne m’entendait pas.
Je découvre qu’il est possible, toutefois, d'entrer en conversation avec lui. Une fois assez âgé pour lui poser quelques questions fondamentales, je lui demande qui il est, « ce » qu’il est, l’endroit d’où il vient et la raison de sa présence.
Voici sa réponse :
- Laisse-moi t’expliquer d’abord ce que je ne suis pas. Je ne suis pas un ange. Ni une personne. Je n’ai jamais été humain. Je ne suis pas non plus un guide spirituel. Je suis un mot.
Je cligne des yeux, tâchant de comprendre. Une seule question me vient à l’esprit :
- Quel mot ?
L’Esprit répond :
- Compassion.


Je suis littéralement l’essence vivante du mot compassion

Je ne sais pas trop comment réagir. Mais peu importe. L’Esprit parle toujours.
- Je suis littéralement l’essence vivante du mot « compassion ». Je me trouve au bout du doigt de Dieu.
- Je ne comprends pas, Esprit. Es-tu Dieu ?
- Non, répond la voix. Un mot se trouve au bout du doigt de Dieu, le mot « compassion ». Je suis ce mot. Un mot vivant. Le plus proche de Dieu.
Je fais non de la tête.
- Comment peux-tu être seulement un mot?
- Les mots sont des sources d’énergie. Certains d’entre eux ont énormément de pouvoir. Dieu emplit de lumière les mots tels que moi et nous insuffle la vie. Je suis un mot et plus encore.
- Y en a-t-il d'autres ? demandé-je.
- Oui. Foi. Espoir. Joie. Paix, etc. Ce sont tous des mots vivants mais c'est moi le plus puissant parce que je suis le plus proche de Dieu.
- Tous ces mots parlent-ils aussi aux gens ?

- Pas de la même façon que moi. L’oreille ne les capte pas. Ils vivent dans le cœur et l'âme de chaque personne. Moi aussi. Les mots tels que « joie » et « paix » ont besoin de la présence de « compassion » pour qu’il ne leur manque pas quelque chose.
- Pourquoi la paix ne se suffit-elle pas à elle-même ?
Depuis que l'Esprit est entré dans ma vie, j'ai souvent eu envie de paix et de silence.
- La compassion permet de comprendre la souffrance, répond l'Esprit. Sans elle, il n'est ni paix, ni joie, ni espoir. La compassion est l’âme de ces mots. Sans elle, ils sont vides. La compassion leur confère sincérité, honneur et détermination. Je suis la compassion. Et personne n’est au-dessus de moi à part Dieu.
Dans un effort pour comprendre, je demande :
- Qu’est-ce que Dieu, alors ?
Dieu est un mot. Dieu est amour, ce qui le met au-dessus de tous les autres mots. Dieu est aussi bien plus qu’un mot. Parce que Dieu aime tout. Dieu est la source d’existence la plus puissante. Les gens peuvent aimer, mais pas sans conditions. Dieu, si.
C’est trop pour moi. Je mets fin à la conversation sur une note personnelle.
- Parles-tu à quelqu’un d’autre ?
Parce que si tel est le cas, pensé-je, je vais partir à la recherche de ces gens pour me sentir moins seul.
- Les anges et autres êtres comptent sur mes conseils. Je transmets à tous ceux qui le souhaitent les enseignements de Dieu, répond l’Esprit. Sur Terre, en revanche, tu es le seul.

(…)


Le tournant


Arrivé à l’âge adulte, de l’avis de l'Esprit, j'ai passé le stade ou je risque de mettre fin à mes jours comme l'on fait certains de mes prédécesseurs. Il en déduit que j’ai accepté l’idée de passer le reste de ma vie à aider les autres à guérir.
Cela montre bien que l'Esprit suprême lui-même ne peut pas tout prévoir en matière de libre arbitre.
Je passe quelques jours au bord de la mer en compagnie de ma petite amie — qui deviendra plus tard ma femme — et de ma chienne August (diminutif d’Augustine).
Cela fait un an que j'ai August et je l’adore. Elle a remplacé le chien de mes parents, mon ami pendant quinze ans. Tout comme lui, elle est indispensable à mon équilibre.
Nous sommes assis sur le rivage d'une grande baie profonde. L’eau est glacée et il y a du courant.
C’est le dernier jour des vacances. Nous nous préparons à quitter à contrecœur cet endroit si tranquille quand, soudain, ma chienne saute dans l’eau. Elle a capté ce que je ressens et c’est sa façon de me dire :
« Ne partons pas ! Continuons à jouer ici ! »
Hélas, le froid et le courant ont raison d’elle et, déjà, elle s’éloigne de la rive.
Nous lui crions de revenir. Je jette des cailloux dans l'eau car c’est un signal qu’elle connaît : celui du retour à terre. Mais aujourd’hui le courant est trop fort.
August est déjà à plus de quinze mètres. Je vois bien qu’elle est en train de perdre la bataille. D’un coup, le froid la paralyse et elle coule. J’arrache ma veste, mes chaussures et mon pantalon et je me jette à l’eau.

Tu vas
me laisser mourir
comme ça ?

J’ai à peine fait cinq mètres que l'Esprit me dit :
- Arrête ou tu vas mourir.
Peu importe ! Pas question d’abandonner August. Il faut que je la sauve!
Encore cinq mètres et le froid me saisit. J'entends la voix de l’Esprit :
- Qu’est-ce que je disais ? Tu ne peux plus avancer, et tu ne peux pas non plus retourner en arrière. C'est fini.
Sans blague ? Tu m’empêches d’avoir une vie normale et paisible, je me consacre entièrement à mon travail de guérisseur et c'est toute la reconnaissance dont tu es capable ? Tu vas me laisser mourir comme ça ?

Je laisse libre cours à toute l’angoisse et la colère que je ressens depuis l’âge de 4 ans. L’Esprit entend tout ce que j'ai à lui dire sur les années de torture que m’a infligées mon prétendu « don » : l'isolement, la science trop précoce, une vie prédéterminée.

- J'ai accepté beaucoup de choses. J’ai sacrifié mon enfance, subi la souffrance des autres, pris la responsabilité de guérir des milliers d'inconnus. Je me suis épuisé à la tâche, physiquement et mentalement. Et tu me dis maintenant que je ne suis même pas capable de protéger ma propre famille ? Pas question, bon sang !
Les vagues menacent de m’engloutir.
- Si tu veux que tout s'arrête là, Esprit, pas de problème. Si je ne peux pas sauver ma chienne, je pars avec elle.
Une seconde interminable s'écoule. Engourdi, exténué, je comprends que je suis peut-être allé trop loin. Je ne suis pas loin de rejoindre ma chienne au fond de la baie.
Je jette un coup d’œil sur la rive pour voir une dernière fois la jeune fille avec qui j'ai prévu de passer le reste de ma vie.
L’Esprit dit alors :
- Nage encore sept mètres.
En état de choc, je hurle :
- Comment ?

À ma grande surprise, mes forces reviennent et je me remets à nager. Dans ma tête, je continue à crier à l’Esprit que je mérite de survivre en compagnie de ma chienne. Sinon, je préfère mourir avec elle.

- Je vais t’emmener jusqu’à August, dit l’Esprit. En échange, tu dois t'engager à assumer tes responsabilités. Tu es destiné à faire ce travail par la grâce de Dieu.
- OK, c’est bon ! Si je retrouve August, je ne me plaindrai plus jamais !
Je nage sept mètres. L’Esprit m’enjoint de retenir ma respiration, de plonger à trois mètres de profondeur et d’ouvrir les yeux.
D’un seul coup, j’ai de la force et je sens à nouveau mes jambes. Je plonge à environ trois mètres, rouvre les yeux et là… un ange. Je n’en ai jamais vu auparavant. On dirait une femme capable de respirer sous l’eau. Une radieuse source de lumière l’illumine par-derrière. Ses yeux brillent et elle arbore deux immenses ailes lumineuses. C’est forcément un être divin.
Elle tient August dans ses bras, et un halo les enveloppe toutes deux. Pendant un instant, le temps s’arrête. J’y vois remarquablement bien et il m’est facile de retenir mon souffle.

Pendant un instant, le temps s’arrête

J’attrape le collier de ma chienne. Et puis « quelque chose » nous propulse vers le haut et nous atteignons la surface de l’eau. La baie est toujours glacée et le courant aussi violent. Le vent souffle avec violence. Lorsque je rouvre les yeux, l’Esprit est là, juste au-dessus de l'eau. C’est la première fois que je l’aperçois depuis l’âge de 4 ans.

- Nous n’avons pas beaucoup de temps, dit-il. L’ange va s’en aller.

Je me rappelle que nous sommes passés à deux doigts de la catastrophe, et une nouvelle onde de pouvoir me transperce. Je me mets à nager en tenant August, sans vie, contre moi. C’est comme si on nous tirait vers le rivage pour nous sauver.
Bientôt, je suis à terre, et ma petite amie sanglote de soulagement. Je me traîne sur le sable en pleurant, non que je souffre d’hypothermie mais parce que j’ai peur d’avoir perdu August. J’ai une seule idée en tête : « Faites qu’elle survive ! »
Elle ouvre les yeux, suffoque et revient à la vie. Le soleil sort derrière les nuages et l’un de ses rayons vient caresser ma chienne. Je me tourne vers la lumière et remercie l’Esprit.
Je me rends compte que c’est la première fois que j’agis ainsi. Il est temps de ne plus me battre contre l’Esprit et de faire contre mauvaise fortune bon cœur.
Jusque-là, les gens se sont toujours précipités pour me demander des conseils.
Désormais, je m’engage à les aider toute ma vie.
Je sais bien que mon don n’a pas que de bons côtés. Mais je cesse de me plaindre et j’accepte ce qui m'arrive.
J’assume pleinement mon rôle de « médium médical ».


Le processus


Une fois décidé à m'impliquer dans ma mission, je conçois une routine me permettant de d’accomplir aussi efficacement que possible.
Comme je n’ai pas besoin d’être dans la même pièce que la personne que je « scanne », je travaille souvent par téléphone. Cela me permet de communiquer avec les gens où qu’ils se trouvent, un peu partout dans le monde, sans perdre de temps entre deux séances. J’ai aidé ainsi des dizaines de milliers de clients.
Lorsque je « scanne » quelqu’un, l’Esprit crée une lumière blanche très vive qui me permet d’« entrer» en lui. L'intensité de cette lumière, absolument indispensable à mon travail, brouille ma vue dans le monde réel et le problème s’intensifie au cours de la journée. Une fois mes séances terminées, il me faut de trente à soixante minutes pour revenir à mon état normal.
J’ajoute en passant que mon assistant m'accompagne partout où je m’attends à croiser beaucoup de gens et de voix, précisément parce que ma vue se trouble au fil des lectures « automatiques ». Si, par exemple, je me rends quelque part en avion, je finis par scanner tous les autres passagers sans le faire exprès. Le temps d’atterrir, je me retrouve complètement aveugle, et j’ai besoin de mon assistant pour me guider un moment.
Il me faut à peu près trois minutes pour scanner un client à fond. Ensuite, j’ai besoin de dix à trente minutes supplémentaires pour lui expliquer ce que j'ai découvert et pour le conseiller, surtout si c'est la première fois que j'entre en contact avec lui.
Il y a des gens qu’il faut soutenir, « reconstruire ». En effet, mes compétences ne se limitent pas aux maux physiques.


L’âme, le cœur et l’esprit


Chaque « scan » m 'entraîne au-delà de la santé physique de mon client. J’examine également son âme, son cœur et son esprit. Bien que ces trois composantes de l'être soient toujours groupées, elles sont totalement différentes.
La première est l’âme, ou conscience de la personne. On l’appelle parfois « le fantôme dans la machine ».
Votre âme réside dans votre cerveau, où sont stockés vos souvenirs et votre vécu. Lorsque vous quittez le monde des vivants, votre âme emporte ces souvenirs avec elle. Dans le cas d’une personne souffrant d’une blessure ou d’une affection ayant provoqué une amnésie, à sa mort, il se passe exactement la même chose.

Les dégâts de l’âme occasionnent des pertes d'énergie

Votre âme abrite également vos espoirs et votre foi, tous deux censés vous aider à ne pas vous perdre en chemin.
Idéalement, votre âme est intacte. Toutefois, les épreuves de l’existence peuvent l'abîmer, voire en casser de petits morceaux. Cela se produit à la suite de traumatismes (mort d'un être aimé, trahison d'un proche, autotrahison).
Lorsque je scanne un client, les fractures de son âme ressemblent aux fêlures d’un vitrail de cathédrale. Je sais où elles se trouvent parce qu'elles laissent entrer la lumière.

Quant aux pièces manquantes, elles me font penser à une maison dont la lumière refuse obstinément de s’allumer dans certaines pièces.
Les dégâts de l’âme occasionnent des pertes d'énergie ou de force vitale. C’est la raison pour laquelle il est important de savoir qu'ils existent. Les problèmes de certains de mes clients ne sont pas d’ordre physique. Il s’agit plutôt de détresse de l'âme.
Ces personnes sont vulnérables. Quand l’un de vos amis vous avoue qu'il ne se sent pas prêt à se lancer dans une nouvelle relation parce qu’il souffre toujours de sa dernière rupture, sachez qu'il souffre d'une blessure de l’âme et qu'il a besoin de temps pour guérir avant de prendre à nouveau des risques.
Dans le même ordre d’idées, lorsque vous constatez que quelqu’un poursuit une quête spirituelle acharnée (religion, gourou, livres sur le développement personnel, retraites méditatives), c’est peut-être que son âme est abîmée et qu’il cherche instinctivement le moyen de la réparer. C’est en effet très important. Une fois notre vie terrestre achevée, nous avons besoin d'une âme suffisamment en bon état pour survivre à son voyage par-delà les étoiles, jusqu’à Dieu.
La deuxième composante de l’être est le cœur physique, lieu de résidence de l’amour, de la compassion et de la joie. Une âme fonctionnelle ne fait pas tout. Cela n’empêche pas d’avoir le cœur brisé ou blessé.

Votre cœur vous sert de boussole. Il joue les guides quand votre âme n’est pas au rendez-vous. Il fait également office de filet en cas de blessure de l’âme, assurant votre sécurité le temps de régler les problèmes de fractures et de pièces manquantes.
Il consigne toutes vos bonnes intentions, ce qui signifie que l’on peut avoir une âme meurtrie mais un cœur tendre et chaleureux. De fait, le cœur des gens dont l’âme a subi de nombreux déboires est souvent d’autant plus grand. Les épreuves rendent plus compréhensif, favorisant l’amour et la compassion.
La troisième composante qui m’intéresse chez mes clients est leur esprit, autrement dit leur volonté et leur force physique. L’esprit et l’âme sont deux choses différentes. Votre esprit vous permet d'escalader des montagnes, de courir et de vous battre. Même quand votre âme n’en peut plus et que votre cœur est au bout du rouleau, votre esprit peut vous porter, le temps de guérir. Il m’arrive par exemple de dire à un client très malade de se mettre à la marche, d'aller observer des oiseaux et de contempler des couchers de soleil. Cela redonne la pêche à son esprit, ce qui peut constituer le premier pas de la reconstruction de son cœur et de son âme.
Tous les êtres humains étant différents, ils ont leur propre vécu, leurs propres sentiments et leurs propres états d’âme. Un guérisseur compatissant doit s’adapter et considérer chaque maladie, chaque personnalité comme unique de manière à soulager les souffrances de son client. Selon l’Esprit, la compassion est l’ingrédient le plus important de la guérison.


NOS SUGGESTIONSArticles