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PUBLIÉ LE 24/11/2015

LE LIVRE À LIRE

L'univers bactériel

Dorion Sagan et Lynn Margulis
Ed. Seuil
Magazine » Enquêtes

Notre corps sous influence

Notre organisme se révèle être bien plus en symbiose
avec l’environnement que nous ne l’imaginions.
Ainsi, affecter le monde, c’est nous affecter nous-mêmes.

Le mode de pensée dominant à l’heure actuelle conçoit les espaces et les objets comme étant séparés les uns des autres. Depuis quelque 3 siècles, des considérations cartésiennes et newtoniennes nous poussent à cartographier notre monde en fonction de frontières qui départageraient ses activités. Et s’il est une limite à laquelle nous sommes particulièrement identifiés, c’est la peau. Cela semble ne faire aucun doute : dedans c’est nous, dehors c’est le monde. Toutes ces séparations sont-elles si réelles ? La science des dernières décennies semble indiquer qu’il en est autrement. L’image de soi comme objet à l’écart et indépendant du monde est remise en question. Les limites entre les dynamiques internes de notre organisme et celles de l’environnement ne seraient pas si évidentes à saisir. « La vie est un continuum dans lequel l’homme est totalement imbriqué », soulignent la microbiologiste Lynn Margulis et son fils, l’auteur scientifique Dorion Sagan, dans L’Univers bactériel. « Le monde n’est pas en dehors de nous et nous ne sommes pas en dehors du monde », complète Erwin László, philosophe des sciences et théoricien des systèmes.


Un renouvellement constant


« Nous sommes des poussières d’étoiles », poétise l’astrophysicien Trinh Xuan Thuan. Nos atomes, presque aussi vieux que l’univers lui-même, proviennent exactement de la même fabrique que le reste du monde. ...

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