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PUBLIÉ LE 23/05/2016
Magazine » Enquêtes

Oligoscan : Comment
traquer les métaux lourds ?

Notre bien-être tient parfois au fil de la présence d’oligo-éléments et de métaux lourds dans notre organisme.
Comment savoir où nous en sommes ?

Il y a des matins où l’on se réveille fatigué. Des semaines où l’on se sent particulièrement vulnérable. Des mois où notre cerveau arrive au bout du rouleau. Comment remonter la pente ? A coup de Vitamine C ? De magnésium ? De compléments alimentaires ? Difficile de savoir, intuitivement, de quoi le corps a réellement besoin. Parfois, on file chez le médecin pour une prise de sang. Mais est-ce suffisant ?

Calcium, sodium, potassium, cuivre, fer, manganèse... On sait l’importance des oligo-éléments dans notre fonctionnement neurologique, musculaire et métabolique. « Les carences en magnésium concerneraient 80% de la population, commente Guillaume Moreau, directeur de la société Physioquanta. On constate aussi souvent des carences en zinc, notamment chez les femmes, chez qui elles pourraient être un facteur d’infertilité, ainsi qu’en silicium. » Les professionnels de santé attirent également sur les risques induits par les métaux lourds. « Des études menées par l’OMS ou la FAO ont mis en avant les dangers d’une exposition massive aux agents toxiques transportés par la pollution de l’air, des nappes phréatiques et de la terre, ainsi que par l’alimentation ou le tabac, confirme Guillaume Moreau. L’intoxication la plus courante est celle au mercure, due aux amalgames dentaires. Elle peut entraîner des maladies nerveuses, et perturber la fixation de certains minéraux comme le phosphore. Un taux d’aluminium fort peut aussi causer des dégâts neurologiques et gêner la synthèse du silicium.

L’intoxication la plus courante est celle au mercure

On en trouve dans les vaccins, les déodorants, en cuisine ou dans certains médicaments. » Le plomb, encore, peut avoir des effets néfastes sur le cerveau. Alors que faire ?

La première étape est d’évaluer les réserves du corps en minéraux, ainsi que sa teneur en métaux lourds. Pour ces derniers, une prise de sang sera inutile, « car sauf en cas d’intoxication aiguë, les métaux lourds ne vont pas dans le sang, indique Guillaume Moreau. Ils sont stockés dans les tissus graisseux et nerveux, les organes, le cerveau. » Un test peut être effectué à partir d’un cheveu, « mais il y a le risque que celui-ci soit pollué par l’environnement », estime le directeur de Physioquanta, qui préfère valoriser l’appareil conçu par le laboratoire luxembourgeois Luxometric et diffusé depuis avril 2013 par sa société : le Physioscan.
« La mesure se fait sur la peau de la face palmaire de la main, explique-t-il. Elle est basée sur le principe d’absorption, d’émission et de réflexion par les composés chimiques d’une certaine plage de longueur d’onde. C’est la même technologie que celle utilisée par la sonde qui analyse le sol de Mars. C’est non-invasif, immédiat et indolore. » L’appareil a obtenu une certification médicale, basée sur le respect de normes de performance et de sécurité. « D’autres évaluations sont en cours », précise Guillaume Moreau, à l’initiative notamment du médecin hollandais Raymond Pahlplatz, spécialiste de la chélation des métaux lourds.
Pour le praticien, c’est simple : il suffit de disposer d’un spectromètre portable connecté à un ordinateur. Les données physiologiques du patient sont saisies, le derme de sa paume est scanné. L’application Oligoscan traite et analyse les données, puis les stocke sur un serveur sécurisé. « La main est la zone la plus vascularisée du corps, souligne Guillaume Moreau. Elle reflète la manière dont nos cellules sont nourries.

En France,
sept cents professionnels de santé en sont équipés.

Effectuer un test sur un cheveu fournit des informations sur ce qui s'est passé dans l’organisme il y a quelques semaines, voire quelques mois. Un test d'urine permet de voir ce que le corps excrète, un test sanguin, ce qui y circule. En identifiant les carences intracellulaires avant qu’elles atteignent le sang, l’Oligoscan agit comme un outil de prévention. Toutes ces mesures sont à la fois différentes et complémentaires. Nous ne sommes pas sûrs à 100% que ce qu’il se passe dans la main soit représentatif de ce qu’il se passe dans le cerveau, mais si l’on trouve des métaux lourds au niveau du derme, il y a des chances qu’il y en ait ailleurs. C’est un indice pour commencer à agir ou pousser l’investigation. »


En France, sept cents professionnels de santé en sont équipés. Des kinésithérapeutes, des ostéopathes, des naturopathes, des praticiens de médecine traditionnelle chinoise, plus rarement des médecins généralistes. Libre au praticien, ensuite, d’orienter son patient vers tel ou tel soin : examens complémentaires, conseils alimentaires, activité physique, supplémentation nutritionnelle… « Pour les chélations, il existe des méthodes fortes, mais elles ne sont pas forcément accessibles en France, note Guillaume Moreau. Les chélations naturelles, à partir d’algues par exemple, prennent du temps, mais elles permettent de se désintoxiquer en douceur. On peut observer des résultats cliniques au bout d’un an. »

Plus d’informations

Retrouvez par ailleurs le congrès "Vaincre les maladies dégénératives, les 19 et 20 novembre 2016, au Corum de Montpellier.
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