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© Laurent Ballesta
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PUBLIÉ LE 22/04/2014
  • redigé par INREES INREES
    La rédaction
Magazine » Air du temps

Rencontre avec un poisson dinosaure

Un Jurassic Park existerait-il dans nos océans ? Le cœlacanthe, un grand poisson né il y a environ 410 millions d’années, devait avoir disparu à l’ère du crétacé. Mais il semblerait que l’on puisse encore le croiser...

Le cœlacanthe est un grand poisson mythique pour la plupart des biologistes marins. Alors qu’il devait avoir disparu il y a environ 60 millions d’années, il fut retrouvé en 1938, capturé dans les mailles d’un filet de pêche. Considéré comme une espèce proche des vertébrés terrestres, le cœlacanthe serait aujourd’hui le plus vieux poisson du monde, ce qui lui vaudrait son surnom occasionnel de « fossile vivant ».

Le cœlacanthe hante les rêves du biologiste marin et photographe sous-marin Laurent Ballesta depuis son enfance. A l’occasion du Cycle de conférences de l’Institut océanographique de 2012 à Paris, il raconta qu’il a passé des années à s’entraîner en plongée afin de pouvoir tenter une expédition pour dénicher ce mystérieux habitant des abysses. Malgré le fait que de nombreux plongeurs s’y étaient déjà essayé, en y laissant parfois leur vie, Laurent Ballesta retrouva enfin ce poisson, lors d’une mission autonome et dans de conditions très difficiles, au large de l’Afrique du Sud.

Au printemps 2013, il mène enfin une véritable expédition scientifique à la rencontre du cœlacanthe. Il en revient avec photos, films, et carnets de notes, sur lesquels les scientifiques du Museum national d'histoire naturelle se penchent afin de mieux comprendre l’écosystème du poisson. Car comme l’expliquait Nadia Ounaïs du Musée océanographique de Monaco lors du Cycle de conférences de l’Institut océanographique de 2012 à Paris, « les grands fonds, c’est la dernière frontière inexploitée (...) En dessous de 200 mètres, c’est un trésor totalement méconnu (...) nous avons des chaînes montagneuses, nous avons des canyons sous-marins, et nous avons la plus grande biodiversité du monde qui s’y trouve. » D’après Laurent Ballesta, le cœlacanthe « pose encore plus de questions qu’il ne donne de solutions, mais il reste un animal mythique ». Qui sait quels secrets, sur l’évolution des espèces au cours des millions d’années qui séparent sa naissance d’aujourd’hui, il pourrait nous révéler ?

Lu sur 20minutes.fr


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