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© Robin de Blanche
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PUBLIÉ LE 30/09/2013
Magazine » Air du temps

Des traces scientifiques
de vie extra-terrestre ?

Des scientifiques britanniques affirment avoir découvert dans l’atmosphère des micro-organismes originaires de l'espace… La vie extra-terrestre serait-elle si proche de nous ?

Pour le Professeur Milton Wainwright, du département de biologie moléculaire et de biotechnologie de l’Université de Sheffield, au Nord de l’Angleterre, la découverte est « révolutionnaire ». Le 31 juillet dernier, son équipe a envoyé un ballon dans la stratosphère, à une vingtaine de kilomètres de la Terre, entre les villes de Chester et de Wakefield, pour y effectuer des prélèvements, à l’occasion d’une pluie de météorites. Ces échantillons ont révélé la présence de micro-organismes, parmi lesquels des fragments d’une algue unicellulaire appelée « diatomée ».

« La plupart des gens penseront que ces organismes ont été propulsés depuis la Terre vers l’atmosphère, par le biais d’orages ou d’autres processus naturels, commente le Professeur Wainwright, mais il est communément admis que des particules de cette taille ne peuvent être propulsées à de telles hauteurs. Cela n’est possible qu’à l’occasion d’une violente éruption volcanique ; or aucune n’a eu lieu dans les trois dernières années. »

Pour le chercheur et son équipe, ces entités biologiques ne peuvent donc que « provenir de l’espace », prouvant ainsi que « la vie n'est pas limitée à cette planète » et qu’elle peut arriver sur Terre, par le biais notamment des météorites.

De quoi « bouleverser notre vision de la biologie et de l’évolution », selon le Professeur Wainwright… A condition que les données soient confirmées. Pour l’instant, elles ont été publiées dans le Journal of Cosmology, une revue souvent controversée dans les milieux scientifiques traditionnels.

En appui de sa découverte, l‘équipe de l’Université de Sheffield espère pouvoir procéder à de nouveaux tests le mois prochain, à l’occasion d’une nouvelle pluie de météorites. En parallèle, d’autres scientifiques britanniques participent au projet Cloud Lab, destiné à rechercher des formes de vie dans l’espace, jusqu’à 13000 kilomètres d’altitude. Qui sait ce qui niche derrière nos nuages ?

Lire l’article sur The Telegraph


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