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PUBLIÉ LE 10/06/2014

LE LIVRE À LIRE

Perceptions extrasensorielles

Russell Targ
Editions Trajectoire
Magazine » Pratique

Voir à distance : yes we can !

Russell Targ a dirigé pendant 20 ans un programme de recherches scientifiques sur les capacités de vision à distance, au-delà des limites ordinaires de l’espace et du temps. Conseils pratiques pour se lancer.

Croyez en vos capacités


« De mon point de vue, ce n’est pas un enseignement que je délivre aux gens, mais plutôt une permission d’exploiter des facultés qu’ils possèdent déjà », estime Russell Targ, qui anime depuis 1997 dans le monde entier des formations à la vision à distance. Soyez ouverts, confiants, curieux… L’important est de lâcher le mental et de se laisser porter par l’expérience, car « la vision à distance est une compétence non-analytique ».

Trouvez un partenaire


Russell Targ conseille de « trouver un ami de confiance qui travaillera à vos côtés et qui comptera beaucoup dans votre succès ». Le rôle de celui-ci sera d’abord d’apporter à chaque séance d’entraînement un petit objet, dissimulé dans un sac opaque, puis de vous demander de lui en parler. « La question ne doit pas être : devine ce que c’est, souligne Russell Targ, mais calme ton esprit et décris-moi l’image surprenante qui apparaît dans ta conscience. Sa forme, sa taille, sa couleur, son poids, sa texture… » Il ne s’agit pas de nommer l’objet, mais d’en percevoir les ressentis sensoriels. « Sinon, on risque beaucoup d’erreurs », explique le spécialiste. Répétez l’exercice, régulièrement, avec différents petits objets amenés par votre camarade.

Expérimentez la sensation


« Cette première mise en pratique inclut la possibilité d’un canal télépathique, c’est-à-dire d’une communication d’esprit à esprit entre l’apprenti voyant et son assistant », note Russell Targ. Lorsque l’assistant connaît l’objet-cible, il y a toujours une possibilité qu’il vous oriente inconsciemment vers la bonne réponse en fonction de ce que vous direz ou dessinerez au fil de la séance. « Au départ, ce n’est pas grave, car l’expérience doit d’abord être l’occasion de s’amuser et de ressentir, d’une manière ou d’une autre, ce que ça fait d’être voyant », indique le chercheur.

Multipliez les cibles


Après quelque temps, travaillez en « double-aveugle », en demandant à votre partenaire d’amener plusieurs petits objets, dissimulés dans des sacs identiques, puis de les mélanger avec soin, de sorte que lui-même ne sache plus ce que contient chacun d’eux. « Prenez ensuite un des sacs au hasard et posez-le sur le sol, hors de votre vue. » Dans le même ordre d’idée, la voyante Maud Kristen propose de sélectionner plusieurs photos ou cartes postales, chacune porteuse d’une image, d’un souvenir ou d’une émotion bien distincte, puis de les glisser dans des enveloppes identiques. Cachetez-les, mélangez-les hors de votre vue, puis tirez-en une et essayez d’en décrire le contenu, en formulant ou en dessinant ce qui émerge dans votre conscience.

Affinez la technique


Pour Russell Targ, mieux vaut s’installer avec votre ami dans une pièce « à l’éclairage tamisé », chacun de vous devant être muni d’un stylo et d’une feuille de papier. « Si vous arrivez à la séance avec des impressions ou des images claires à l’esprit, il est très important de les coucher par écrit en haut de la feuille, en précisant “images initiales”. Sinon, elles vont vous rester en tête pendant toute la séance. Tracez une ligne pour les séparer du reste des notes qui seront prises, car elles peuvent, éventuellement, avoir un lien avec la cible du jour. » Puis fermez les yeux, détendez-vous quelques instants, et décrivez à votre ami, à sa demande, les formes et les images mentales inhabituelles qui se présentent à vous. Ecrivez ou dessinez tout ce qu’il vous vient, « même si cela ne semble avoir aucun sens et ne rien représenter. Il se peut que votre main se mette à exécuter de petits mouvements au-dessus de la feuille de papier ; tenez compte de ce que votre subconscient cherche à vous dire. » Faites une pause, « n’oubliez pas de respirer à chaque nouvelle image qui se présente », puis regardez à nouveau votre écran mental. Petit à petit, de nouvelles informations devraient surgir. « Traquez en particulier les images qui n’appartiennent pas à votre répertoire habituel d’impressions mentales », recommande le chercheur. Imaginez-vous ensuite tenir l’objet entre vos mains et demandez-vous : a-t-il une couleur, une texture, une odeur particulières ? A-t-il des angles saillants ? Que peut-on faire avec lui ? Continuez jusqu’à ce que vous ne receviez plus d’information. « Ce processus ne devrait pas durer plus de dix ou quinze minutes », note Russell Targ.

Acceptez d’avoir tort


Avant que votre ami ne dévoile l’objet, essayez de faire la distinction entre les images et impressions que vous sentez le plus en lien avec lui, et celles qui sont plus probablement dues au bruit mental, à des souvenirs, à l’analyse ou à l’imagination. « Les chercheurs en perceptions extrasensorielles ont remarqué que l’impression d’être sûr est souvent la meilleure indication », indique Russell Targ. D’ailleurs, « les bons voyants ne savent pas s’ils ont tort ou raison, parce qu’ils ne sont pas dans l’analytique ». Au départ, il est « très improbable » que vous trouviez parapsychiquement quel est exactement l’objet-cible. Restez confiant : vous y parviendrez peut-être plus tard, avec de la pratique. Dernier conseil : faites une petite place à votre sensibilité psychique dans votre vie quotidienne, par exemple « en cessant de vous reposer en permanence sur votre portable pour vous communiquer des informations. » Avant de recourir à la technologie, écoutez vos signaux intérieurs.


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