Quid du "R" de "Recherche" dans le sigle de l’INREES ?
L’Institut de Recherche sur les Expériences Extraordinaires, l’INREES, a été fondé en Juillet 2007. Nos activités se développent depuis à peine un an. Notre développement suit une stratégie bien précise. La première étape est d’asseoir notre action par un texte fondateur. Ce texte, c’est le Manuel clinique des Expériences Extraordinaires. Sa réalisation nécessite des moyens importants, et un travail de chaque instant. Nous sommes dessus depuis novembre 2007. Il est la priorité de l’Institut, le socle fondateur de toutes nos actions futures, et la synthèse qui rendra définitivement légitime, tant aux yeux du grand public que des professionnels, la poursuite des véritables Recherches scientifiques sur tel ou tel type d’expérience extraordinaire.
Une recherche scientifique sur ces thèmes doit s’inscrire dans une vraie dynamique de Société. Qu’elle soit conduite par des équipes privées ou par des labos universitaires, elle devra être portée par des fonds importants. Et cela ne pourra être obtenu qu’à la condition qu’un certain nombre de blocages émotionnels, autant qu’arbitraires, soient levés. C’est précisément là où se situe aujourd’hui l’action de l’INREES. Là où nous concentrons toute notre énergie. Cela passe par le Manuel, mais également par notre visibilité médiatique, nos conférences, l’engagement de personnalités connues de la science et de la médecine à nos côtés. Ce que nous réussissons à faire depuis un an est la preuve que c’est possible ! Et c’est là où votre soutien est décisif. En nous aidant, vous permettez à l’INREES d’exister et d’avancer.
Nous avons des idées très ambitieuses sur ce qui pourrait être fait en matière de recherches, et comptons bien travailler à les rendre possible. Préparer le terrain fait partie de cette stratégie. C’est également la raison pour laquelle nos projets actuels portent sur l’accueil et l’écoute des personnes vivant des expériences extraordinaires. Ecouter les témoins ! Comme le raconte Patrice van Eersel dans "la Source noire", plutôt que de faire un cours magistral à de jeunes étudiants en médecine, Elisabeth Kübler-Ross jugeait beaucoup plus efficace de convier un témoin à parler de son expérience devant eux. Ils en sortaient émus, touchés. Et n’est-ce pas là ce qui est important ? Que l’humain prenne sa vraie dimension ? Nous en sommes convaincus à l’INREES, et par l’ensemble de nos actions — par exemple à travers ce réseau de thérapeutes que nous allons bâtir — nous allons rendre de plus en plus légitime l’écoute de ces témoignages sans jugement préétabli. C’est peu de chose, et en même temps tout est-là : dans un changement de regard. Afin que ces témoins reprennent leur place légitime, qu’ils n’aient plus à se taire de peur du ridicule ou de la moquerie. Que ce qui doit être entendu puisse l’être. Ensuite, naturellement, une vraie recherche scientifique deviendra possible.
Mais d’abord il faut écouter. Pour cela, il faut savoir qu’il y a quelque chose à écouter, et savoir comment écouter. C’est précisément le travail de l’INREES aujourd’hui.
Alors "R" pour recherche oui, bien sûr ! Mais une recherche ouverte, une recherche active. Et surtout une recherche qui se donne les moyens de réussir…
Y croire ou pas ?
A l’INREES, il ne s’agit pas de croire ou de ne pas croire à ces expériences extraordinaires ! Le terme croire n’est pas approprié, car son emploi laisse supposer une adhésion d’ordre spirituelle ou morale. On croit en Dieu, au Père Noël, mais ça n’a pas de sens devant une expérience parfois totalement bouleversante pour celui qui la traverse. On l’écoute.
S’il est un facteur qui n’aidait pas jusqu’à aujourd’hui à établir un climat propice à une prise en charge scientifique d’envergure de ces expériences inexpliquées, c’est bien la propension de certains à projeter sur l’inconnu leurs propres rêves, croyances ou théories anthropomorphiques, ce qui a pour effet d’enfanter quelques concepts simplistes ou autres théories abracadabrantes. Et c’est un cercle vicieux, car ces explications simplistes se développent justement parce que la science délaisse le sujet.
Pourquoi l’écoute des expériences est-elle une voie valide de recherche ?
Pourquoi continuons-nous à vouloir croire qu’il ne peut exister de phénomènes ou d’interactions en dehors de la matière ? Alors que la physique quantique nous prouve que notre réalité est le jeu d’influences non matérielles. Une notion comme celle de non-localité peut effectivement sembler abstraite, et bien éloignée de vos vies quotidiennes. Pourtant, ce qu’elle implique sur la nature de notre monde a une incidence directe sur des sujets très concrets comme le fonctionnement de notre organisme, les effets biologiques entre cellules, le comportement de la vie en général, les liens invisibles reliant toute chose dans le cosmos, ou encore l’expansion de l’univers...
Voilà ce qu’est un changement de paradigme : nous savons tout cela. C’est là, autour de nous, prouvé. Mais nous ne le concevons pas encore ! Aussi, et ce n’est d’ailleurs pas sans rappeler la propre approche expérimentale de John Mack, le psychiatre Stan Grof suggère « qu’en raison des limitations inhérentes à nos facultés intellectuelles, aucune tentative humaine de comprendre les raisons ou motifs du processus de la création ne pourra s’avérer pleinement satisfaisante. La raison est un instrument inadéquat pour l’analyse des dimensions transcendantes de l’existence et ce, d’autant plus que nous avons affaire à des principes opérant à un très haut niveau métaphysique. En définitive, une véritable compréhension de telles choses n’est possible qu’à travers une expérience personnelle directe.» * En privilégiant l’écoute, le décryptage d’expérience subjective sans nécessairement exiger la validation d’un support de preuve matérielle, la psychiatrie, la psychologie, usant d’une méthodologie rigoureuse, ont un accès direct à la réalité des expériences extraordinaires à travers le récit qu’en font ceux qui les traversent. Des éléments physiques viennent parfois étayer les récits de ces gens, mais il convient de rester conscient de leur caractère scientifiquement non décisif. Aussi l’INREES entend privilégier d’abord cette approche intuitive mais néanmoins méthodique et rigoureuse de psychologue face à ces récits d’expériences humaines.
* : Stanislav Grof, Le jeu cosmique (Éditions du Rocher - 1998) p.58
Et les autres associations ?
L’INREES est une association qui se propose de travailler à une plus grande diffusion des connaissances acquises par le monde médical et scientifique sur les Expériences Extraordinaires, comme en témoignent le nombre de chercheurs, de psychiatres, ou de psychologues éminents qui nous soutiennent. Nous avons défini et présenté des objectifs clairs, ainsi que le détail de notre stratégie tout au long des pages de ce site. Toute initiative qui s’inscrit dans notre politique est bienvenue. Nous sommes ouvert à toute collaboration avec d’autres associations existantes, connues ou plus modestes. Nous collaborons d’ailleurs déjà avec différentes associations, Instituts ou organismes existants, et ce notamment pour la rédaction du Manuel clinique des Expériences Extraordinaires.
Comment aider l’INREES ?
Ce que représente l’INREES est important. C’est une aventure bien engagée, ambitieuse et prometteuse. Mais c’est une aventure collective qui n’aurait pas été possible autrement. Ce rêve devient réalité parce que nous le réalisons tous ensemble. Dans les mois qui viennent, il est impératif que nous soyons plus fort encore. L’INREES doit consolider son avenir.
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