Où en est l’INREES ? Stéphane Allix fait le point à quelques jours d’entamer l'année 20092008-12-23 Article
Le Manuel clinique des expériences extraordinaires
Le Manuel clinique des expériences extraordinaires avance. Nous n’en parlons pas souvent, mais une réelle aventure collective est en marche. En plus du travail mené par les rédacteurs attitrés, les directeurs d’ouvrage que sont Paul Bernstein et moi-même avons depuis des mois une réunion de travail hebdomadaire chaque lundi après-midi. Alors aujourd’hui, sur le Manuel, nous en sommes à :
- Six chapitres rédigés : les 2, 3, 4, 6, 7 et 9
- Trois en phase de rédaction : les 1, 5 et 6
- Trois encore au stade de la synthèse : les 8, 10 et 11
Je suis très fier du travail déjà effectué, et je tiens ici à remercier chaleureusement tous ceux qui y participent. Le premier chapitre (Préalables épistémologiques et psychopathologiques) requiert plus spécifiquement une très grande attention. Il est en ce moment même examiné par nos partenaires anglophones, comme Stanislav Grof ou David Lukoff, et le sera également par un certain nombre de professionnels français. Ce chapitre est le socle de l’INREES : savoir dissocier le pathologique du non pathologique dans un récit d’expérience extraordinaire.
Ce travail demande du temps, plus qu’initialement prévu, aussi, en accord avec notre partenaire éditorial, les Editions Dunod, avons-nous décidé de re-programmer la sortie du Manuel à l’automne 2009. Nous avons longuement hésité, mais ce livre est crucial dans le développement des projets futurs de l’INREES, aussi, il est important de ne pas précipiter son élaboration. C’est un vrai travail de qualité qui doit voir le jour. Un ouvrage dont l’utilité m’apparaît à chaque instant plus importante.
L’existence de l’INREES permet qu’un an après que nous en ayons lancé l’idée, ce livre en soit déjà à plus de la moitié de sa rédaction. C’est là où nous allons vite.
Le Réseau d’écoute des témoin
Stéphane Allix, président de l'INREES
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Qu’en est-il du Réseau d’écoute des témoins ? Je le pressentais, et depuis la fondation de l’INREES les centaines de courriers que nous recevons le confirment : la demande est considérable. Nous le réalisons chaque jour de plus en plus. Aussi, pour répondre de manière professionnelle et rigoureuse à cette demande, l’engagement généreux de quelques psychologues ou autres professionnels de santé bénévoles — l’idée de départ de l’INREES — ne suffit pas. Quelques mois d’existence ont montré que nous devions nous engager dans un projet beaucoup plus ambitieux. Pour ce faire, nous devons construire de toutes pièces un service qui n’existe pas aujourd’hui. Cela signifie que nous devons tout inventer. Dans cette optique, nous travaillons sur plusieurs tableaux :
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Le premier porte sur l’élaboration d’un outil clinique clair. Il s’agit du Manuel clinique des expériences extraordinaires autour duquel les volontaires pourront se retrouver derrière un modèle d’approche commun.
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Ensuite, pour faire face à ce besoin important, nous devons mettre en œuvre toute la logistique d’une cellule d’accueil. Cela veut dire un lieu d’accueil, mais aussi la possibilité d’orienter les demandes vers des professionnels de santé, des thérapeutes, à travers la France. Identifier la demande et y répondre. Au-delà de l’aspect logistique d’une telle entreprise (que je détaille ci-dessous), nous travaillons à établir de quelle manière l’INREES apportera sa caution à des centaines de professionnels qui se proposeront. Quelle validation, quel parcourt professionnel demandons-nous ? Quelles formations proposer ? Cette réflexion engage l’avenir, la solidité, le crédit et le sérieux du Réseau d’écoute des témoins. Elle doit associer le plus grand nombre de professionnels, et notamment les associations, ou fédérations existantes dont l’approche thérapeutique est similaire de la nôtre. Nous y consacrons beaucoup d’énergie.
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La partie logistique de ce réseau est aussi une entreprise ambitieuse. C’est donc un lieu d’accueil, un endroit où se trouvera également une permanence téléphonique capable de répondre à la demande. Tout cela implique des coûts fixes dans lesquels l’INREES n’est pas encore en mesure de s’engager de manière durable. Parce qu’il est primordial que ce service réponde à l’attente qu’il suscite, et ce de façon pérenne. Au-delà du travail clinique sur le Manuel qui, nous en sommes convaincu, permettra à des financements institutionnels de venir en renfort, je reste convaincu que la médiatisation de l’INREES aide à sa consolidation. Une médiatisation qui passe aussi par toutes les conférences que nous organisons depuis un peu plus d’un an. Elles permettent d’accroître considérablement notre rayonnement. Cela a le double effet de légitimer encore un peu plus notre démarche, et de donner envie à un plus grand nombre de gens de nous soutenir à leur tour. Lorsque des personnes comme David Servan-Schreiber, Marie de Hennezel ou Jacques Salomé acceptent de participer à notre action, cela confirme, s’il en était encore besoin, que l’INREES est porteur d’un véritable projet d’utilité publique. Cela permet la croissance de l’INREES et c’est cette croissance qui permettra, à moyen terme, d’avoir une réelle légitimité pour obtenir les fonds nécessaires à la mise en œuvre de ce réseau d’écoute.
Les fonds et investissements
Les fonds justement ! L’INREES, une association d’utilité publique à but non-lucratif. Où va l’argent ? Les ressources de l’INREES, aujourd’hui, proviennent des cotisations, des dons, et des bénéfices réalisés sur les conférences. Cotisations et bénéfices sur les conférences constituent nos deux sources principales de revenu. Cet argent est réinvesti dans deux directions :
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La réflexion : l’INREES finance les trois quarts du Manuel clinique des expériences extraordinaires. Même si c’est modeste (et je les en remercie pour cela) les rédacteurs sont rétribués pour leur participation à ce texte, et au final, l’effort est important. Sans les membres de l’INREES, ce Manuel ne pourrait exister. C’est sur ce point que le modèle associatif montre son efficacité la plus forte. Quelques centaines d’adhérents rendent possible la réunion des meilleures compétences dans un ouvrage qui fera date. Une autre conséquence directe de cette énergie mise à construire notre association : elle donne envie à des centaines de personnes de réfléchir ensemble, pour écouter mieux, entendre mieux.
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La croissance, le développement. Faire croître l’INREES, faire connaître son action, ses projets, son ambition, au-delà du cercle fidèle de la première heure, tout cela demande la mise en œuvre de moyens importants. Le site Internet que l’on doit au talent de Sébastien Lilli est un travail colossal sur lequel Sébastien a consenti des efforts très conséquents. Le développement du site reste toutefois un poste important dans le budget de l’INREES. Le lancement du Magazine était également un objectif fort, parce qu’il permet, avec 4 numéros offerts par an, à chaque adhérent de découvrir des dossiers, des infos, des interviews exceptionnelles. Et qu’en plus des avantages tarifaires et de l’accès au site réservé, il nous semblait important d’offrir cette revue de qualité à nos membres. Dans ce sens, beaucoup d’énergie et de moyens sont donc investis dans le développement et la communication de l’INREES, car, encore une fois, c’est ce développement qui nous permet d’avancer sur les autres chantiers de l’association. L’INREES s’inscrit dans le temps. Les années à venir vont voir éclorent ce que nous semons aujourd’hui patiemment, discrètement, mais avec une grande conviction.
Le Magazine de l'INREES
Une année extraordinaire s’achève, une autre débordante de promesses s’annonce. Nous sommes en train de boucler le numéro deux du Magazine de l’INREES qui comptera 60 pages. Il sera posté à tous les adhérents avant la mi-janvier. Pour le recevoir gratuitement dès sa publication, vous pouvez devenir membre aujourd’hui.
Au sommaire du n°2 (hiver 2008/2009) :
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Un grand entretien avec le professeur de psychologie Charles T. Tart, membre d’honneur de l’INREES et enseignant à l’Institut de Psychologie Transpersonnelle de Palo Alto, Californie. Avec lui, nous nous pencherons sur les recherches en parapsychologie et sur leurs implications philosophiques : On connaît cinq capacités psychiques, appelées capacités psi, dont l’existence a été démontrée et sur lesquelles il ne subsiste raisonnablement aucun doute. J’entends par capacité psi le fait d’obtenir la preuve d’un transfert d’information ou d’énergie dans une configuration où cela serait matériellement impossible...
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Cette interview est couplée avec un autre grand entretien avec le chercheur Dean Radin, accessible exclusivement aux adhérents à partir de janvier dans MY INREES.
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Un grand article de l’astronaute Jean-François Clervoy qui nous raconte ses voyages dans l’espace. Article illustré de photos splendides prises à bord de la Navette américaine.
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Le coin du Psy avec un article de notre collaboratrice Carnita Sabater, diplômée en psychologie clinique, ainsi qu’un témoignage bouleversant d’un de nos nouveaux membres d’honneur, le psychiatre Patrick Clervoy.
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Une expérience extraordinaire… sortir de son corps !
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Une tribune de Maud Kristen, « Comment désenvoûter la voyance ? »
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Un grand dossier « Science et religion », par Jacques Boucrot, agrégé de Physique, docteur ès sciences, directeur de recherches honoraire au CNRS.
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Une tribune Nature de Jeremy Narby, « Intelligence dans la nature »
Stéphane Allix, 22 décembre 2008
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