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Romain Sardouécrivain, et membre d'honneur de l'INREES
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Il y a un temps pour tout. Bien que l’on ait souvent la désagréable impression que les nouveautés tardent à s’imposer au grand jour, lorsque que l’on regarde en arrière, on se rend compte qu’une authentique cohérence préside à la venue des évènements marquants, des idées neuves et des esprits novateurs. J’ignore si l’Histoire a un sens, mais en tous cas sa machine est admirablement bien huilée...
Il y a un temps pour tout donc, et le temps de l’INREES est venu. Le temps d’une initiative française telle que l’INREES est venu. Trop longtemps les passionnés des phénomènes inexpliqués ont eu à se référer à des études d’organismes anglo-saxons, tout en se heurtant soit à l’indifférence soit à la morgue du corps scientifique français. Taxés d’obscurantisme et de charlatanisme, les sujets parapsychiques comme les expériences paranormales sont restés relégués au parc des déments, des superstitions, pour ne pas dire des désaxés médiévaux. Le reste du monde embrassait ce champs d’étude avec intérêt, sauf nous, empêtrés dans un néo-cartésianisme qui aurait certainement fâché René Descartes le premier. On ne voit pas trop ce que ce théoricien moderne du « doute » pourrait avoir en commun avec des mandarins sectaires qui justement se refusent à douter...
Heureusement, en 2007, l’obscurantisme a changé de camp ! De nos jours, confronté à l’invraisemblable collecte de témoignages ainsi qu’aux résultats de dizaines et de dizaines d’expériences édifiantes, le scientifique qui resterait de bois, qui prétendrait qu’il faut circuler et qu’il n’y a « rien à voir », eh bien ce serait lui l’obscurantiste ! Bien entendu, il n’est pas question de retomber dans les vieux travers : l’INREES n’a pas pour objectif de tirer des conclusions, ni de pondre des théories, encore moins de révéler une quelconque « vérité » ; mais de soutenir le débat, de confronter expériences et points de vue, de recenser enfin la masse inqualifiable de phénomènes qui provoquent notre raison. Cela peut paraître modeste, en fait, c’est énorme ! L’INREES peut devenir ce chaînon qui manquait en France entre scientifiques et expérienceurs, corps officiels et idées de la marge. Un organisme indépendant, dépassionné, sérieux. Avouons-le, qu’est-ce qu’une NDE ? S’il s’agit d’une confirmation de l’existence d’un au-delà, c’est merveilleux ; s’il s’agit d’un mécanisme psychique voulu par notre cerveau, c’est aussi merveilleux ! Pourquoi renoncer à comprendre ? En règle général, pour tous les domaines, avant d’objecter s’il y a ou non un problème, on se doit déjà de poser les données de ce problème. C’est ce qu’ont décidé d’accomplir Stéphane Allix et Bernard Castells. Je veux croire qu’un jour nous leur serons tous redevables de ce beau pari. Bonne chance à eux. Bienvenue à l’INREES. Il était temps, non ?
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