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© A_KAZ
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PUBLIÉ LE 27/03/2017

A RETROUVER DANS

Inexploré n°34

Alchimie, les secrets de la connaissance de soi
Magazine » Enquêtes

Les abductions,
un saut de conscience

La vie et la conception du monde de ceux qui assurent avoir été enlevés par des entités extraterrestres sont bien souvent modifiées radicalement et durablement. Dès lors, ces expériences témoignent-elles d’une intelligence qui aurait
un message à nous transmettre ?

En 1968, la commission Condon de l’université du Colorado publiait pour le compte de l’armée de l’air américaine un rapport sur les ovnis concluant à l’absence de preuves. Mais cette étude ne s’intéressa qu’aux cas d’ovnis observés dans le ciel, une catégorie où les erreurs d’interprétation peuvent être nombreuses. Ceux où des ovnis avaient été vus de près, parfois au sol et laissant des traces, ne furent presque pas examinés par la commission. Moins encore, ceux mentionnant des « occupants ». Pourtant, les grandes vagues d’observation des années 1950 et 1960 en regorgent.Souvent décrits comme humanoïdes, ces « ufonautes » sont d’une déroutante diversité et semblent sortir d’un film de science-fiction de série B (cyclopes, nains velus, robots grotesques ou créatures presque humaines). Aux yeux des sceptiques qui rejettent la réalité physique du phénomène, et même des partisans de l’hypothèse extraterrestre, de telles rencontres rapprochées du troisième type sont à l’époque trop farfelues pour être crédibles. À des degrés divers, chacun fit son tri entre cas jugés « raisonnables » et dignes d’être étudiés, et ceux qui contredisaient trop le « sens commun ». Mais une telle ligne de démarcation est subjective et changeante : elle dépend de l’ouverture d’esprit du chercheur, et du paradigme auquel il adhère.

Une masse de témoignages fut ainsi mise au rebut parce que les ufonautes décrits ne correspondaient pas à l’image que l’on se fait d’hypothétiques voyageurs extraterrestres. Aucune chance par exemple, entend-on souvent, pour que des mondes distants, sans lien causal avec le nôtre, aient pu produire plus d’une fois une créature humanoïde qui nous ressemble. Des rapports décrivant des créatures monstrueuses – comme des nains luminescents à oreilles d’éléphant, dans le cas de Hopkinsville en 1955, dans le Kentucky – furent mieux reçus que des cas mettant en scène des pilotes aux cheveux longs et au physique parfait. Par ailleurs, certains échanges, télépathiques ou en bon anglais, avec ces êtres sont souvent aberrants, ou semés de détails contradictoires. À propos de la grande vague française de 1954, Aimé Michel, pionnier de l’ufologie, parlait d’un « festival d’absurdités ».

Une masse de témoignages fut ainsi mise au rebut parce que les ufonautes décrits ne correspondaient pas à l’image que l’on se fait d’hypothétiques voyageurs extraterrestres. ...

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