Article


© D.R.
+ Déjà dans mes favoris
+ Ajouter aux favoris

PUBLIÉ LE 17/03/2017
Magazine » Enquêtes

Le boom des thérapies quantiques

Depuis que l’électromagnétisme a été scientifiquement identifié, des chercheurs se sont passionnés pour ses applications dans le domaine de la santé. Des procédés qui connaissent aujourd’hui des résultats étonnants.

En ce moment, bénéficiez gratuitement de cet article

En 1973, un cosmonaute russe en orbite est saisi d’une rage de dents. Un médecin sur terre lui indique quel médicament prendre dans la pharmacie de bord. Rien à faire. Les principes actifs ne font pas effet et pour la première fois, une mission spatiale soviétique doit être interrompue. Conclusion de cette opération coûteuse : la médecine allopathique n’est pas suffisamment efficace dans l’espace, il faut trouver d’autres solutions. En effet, l’apesanteur, l’absence de champ magnétique terrestre, l’exposition aux radiations cosmiques, les seize révolutions toutes les vingt-quatre heures, font que l’organisme des hommes envoyés dans l’espace est grandement perturbé. « Une fois, un cosmonaute a grandi de douze centimètres, c’est colossal. Les changements les plus visibles sont vasculaires, musculaires et squelettiques, mais il y en a tant d’autres. Les traitements moléculaires n’ont que peu de prise sur ces physiologies modifiées », expose Jean-Louis Garillon, docteur en médecine naturelle et expert des thérapies « quantiques ». À l’ombre de la guerre froide, et dans le plus grand secret, les Russes ont développé ce qu’ils ont eux-mêmes appelé les « médecines quantiques », qui proposent une approche non-matérielle de la santé.


Au cœur du vivant


Depuis que l’électricité et le magnétisme ont été scientifiquement identifiés, des chercheurs se sont pris de passion pour leurs applications thérapeutiques. Puisqu’il est indéniable que tout système biologique se sert de ces énergies pour fonctionner, agir à ce niveau ne peut-il pas favoriser un bon équilibre ? Cela a donné lieu, çà et là, à l’élaboration de diverses machines dont l’efficacité fut parfois surprenante. Georges Lakhovsky a par exemple mené, au début du XXe siècle, des recherches sur l’utilisation d’un circuit oscillant dans de grands hôpitaux parisiens, et ses travaux sur le cancer ont été reconnus par l’Académie des sciences. Il rencontrera par la suite Nikola Tesla à New York – le fameux « père » de l’énergie libre.

Le début du siècle dernier voit aussi naître aux États-Unis la radionique, une technologie créée par le Dr Albert Abrams qui, à partir des principes de la radiesthésie, cherche à agir sur les énergies subtiles à distance. Cependant, la vision médicale matérialiste ne favorise pas l’essor de telles approches en Occident. Qu’en est-il plus à l’est ? Notons déjà que Lakhovsky est d’origine russe et Tesla serbe. Et la Russie ne semble pas à cours d’études sur l’électromagnétisme au cœur du vivant. Semyon et Valentina Kirlian inventent la photographie Kirlian en 1939 – ce procédé rendrait visible l’état d’une enveloppe énergétique autour de toute entité biologique. Surtout, à la suite de la Seconde Guerre mondiale, les Soviétiques lancent des recherches militaires sur les effets de l’électromagnétisme sur la santé. Utilisant le principe du biofeedback, ils envoient différents voltages dans différentes parties de l’organisme et examinent le courant qui leur revient. Les signatures spécifiques reçues sont vues comme chargées d’informations sur l’état du corps traversé. Un tel procédé permettrait de faire un diagnostic, mais également un soin – puisqu’il est évalué que l’envoi d’un juste voltage à juste dosage peut provoquer des guérisons. Ce procédé deviendra la base des « thérapies quantiques ». Cependant, les appareils et le courant utilisés ainsi que la compréhension des signatures sont encore grossiers.


Retrouver un équilibre


L’incident de 1973 incite l’aérospatiale russe à pousser les recherches sur l’électromagnétisme. Pourquoi ? « Ces scientifiques se sont rendu compte que les seuls paramètres qui ne changent pas dans l’espace sont justement les paramètres énergétiques », révèle Jean-Louis Garillon. Les trames dessinées par l’électromagnétisme de notre corps – invisibles à l’œil nu mais bien réelles – offriraient des repères fiables. Agir à ce niveau en envoyant des ondes appropriées permettrait à notre physiologie, par effet de biorésonance, de retrouver un équilibre. Les Russes s’attellent ainsi à perfectionner une nouvelle médecine… énergétique ! Certains Européens et Américains mènent en parallèle des recherches similaires. En Allemagne, le médecin Franz Morell et l’ingénieur Erich Rasche mettent au point le système MORA en 1977, l’ingénieur Paul Schmidt le système Rayonex trois années plus tard. Aux États-Unis, Bill Nelson, un ex-consultant de la NASA, développe le SCIO dans les années 1980 – un procédé qui porte aussi en héritage les procédés radioniques.

Cependant, avec davantage de moyens techniques et moins de freins conceptuels, les Russes ont plus de marge de manoeuvre. Leurs recherches deviennent visibles lorsque à la fin des années 1980, la perte de vitesse de l’URSS pousse ces scientifiques à rendre publics leurs procédés pour les vendre. Ainsi, comme l’indique Marion Kaplan, bionutritionniste et fondatrice de Quantique Planète : « Il faut bien comprendre qu’il n’y a rien de magique dans ces appareils ! Ce sont des technologies très avancées, élaborées par l’aérospatiale russe. » Claude-Jean Lapostat, ingénieur et chef d’entreprise, rencontre les thérapies quantiques en 2005 au travers de l’AMSAT et devient formateur pour le LIFE – deux technologies « quantiques ». En 2014, il apprend qu’il souffre d’un cancer du côlon. « Je ne voulais absolument pas faire les séances de chimio prescrites avant l’opération », rapporte-t-il. Pendant trois mois Claude-Jean Lapostat prend des produits naturels, suit un régime alimentaire particulier, et reçoit les fréquences du LIFE. Lors de l’opération, le chirurgien lui enlève un bout d’intestin qui sera analysé. « Il n’y avait absolument plus rien. Depuis, je fais des contrôles réguliers – scanner, analyses, PET scan –, tout est normal », atteste-t-il. Il vient de créer sa propre marque, le QuantumScan.


Pourquoi quantique ?


Cette compréhension de la primauté des facteurs énergétiques sur la réalité physique relève pour nous d’un changement de paradigme. Non seulement la dimension vibratoire devient le centre de toutes les attentions, mais la relation entre la matière et l’énergie est… inversée ! En stipulant que les troubles apparaissent d’abord sur le plan énergétique puis sur le plan physique, les approches « quantiques » avancent qu’une information subtile précède et dirige les réactions biologiques. « Le principe, c’est que le corps énergétique est la matrice du corps physique. Si nous enlevons le stress au niveau énergétique, il ne va pas se manifester sur le plan physique », explique Jacqueline Jacques, formatrice pour le SCIO/Indigo/ Eductor. « La matière ne représente que 0,001 % de ce que nous sommes. Le reste, c’est de l’énergie avec en amont de l’information », appuie Guillaume Moreau, fondateur de la société PhysioQuanta. C’est révolutionnaire… mais pas entièrement nouveau. Depuis longtemps, de nombreuses traditions mettent ce principe en évidence. Les Russes sont par exemple allés voir leurs amis chinois pour parler de chi et d’acupuncture.

Cependant, pourquoi avoir qualifié ces thérapies de « quantiques » ? Parce qu’en déclinant l’électromagnétisme sous ses formes les plus subtiles, les chercheurs se sont penchés sur l’infiniment petit. Et il est évident que pour comprendre le comportement des ondes et des particules élémentaires – les électrons, les photons – et leur relation au vide, il faut faire appel à la physique quantique. De plus, certains procédés appliquent des phénomènes typiquement quantiques. Le MILTA se sert de l’effet tunnel, en créant un tunnel magnétique dans lequel passe une synergie de trois types de faisceaux lumineux dont un laser – un autre phénomène quantique. Ainsi, seulement parler d’électromagnétisme ne suffirait pas. « Ces technologies semblent aller plus loin dans les mécanismes de transfert d’information. Alors, que dire de ce “plus loin” ? Il est à la frontière des recherches scientifiques actuelles. Il a aussi été pointé par les travaux sur la mémoire de l’eau de Jacques Benveniste, cet éminent immunologue dont les recherches ont été reprises par le Pr Luc Montagnier, prix Nobel », indique Marion Kaplan, dont le prochain congrès Quantique Planète se tiendra en novembre 2017.


Une controverse


Toutefois, le terme de « thérapie quantique » crée parfois un malaise. En quoi l’humain est-il concerné par la physique quantique dont les lois ne seraient valides qu’au niveau subatomique ? C’est que, comme nous le disait dans le n° 30 d’Inexploré le Pr Marc Henry, auteur de L’Eau et la physique quantique, « notre regard est biaisé parce que nous avons découvert la physique quantique à partir des lois classiques. Mais le monde est quantique à toutes les échelles ». D’autre part, notre corps fait appel à de nombreux procédés clairement quantiques. Ainsi, ce n’est pas tant par rapport à la légitimité scientifique que les objections à l’appellation « thérapie quantique » perdurent, mais par rapport au fait que son usage a été trop généralisé. « Tout le monde. Cela a galvaudé ce terme que nous-mêmes sommes en train d’abandonner. Nous préférons parler de thérapies informationnelles », appuie Guillaume Moreau. Il est vrai que toutes les approches qui mobilisent un niveau énergétique et informationnel – homéopathie, acupuncture, soins énergétiques, intentions et prières, etc. – sont en quelque sorte « quantiques » puisque, sans machine, elles feraient appel aux mêmes lois. Mais de l’autre, l’utilisation du terme « quantique » par tant d’approches différentes lui a fait perdre sa spécificité. Les technologies énergético- informationnelles se sont retrouvées associées à toute une frange thérapeutique non technologique. Il faudrait que des sous-appellations plus spécifiques soient trouvées. « Thérapie informationnelle » pour les machines ? « Thérapie intentionnelle » pour les approches non technologiques ?


Foisonnement de fréquences


En 1994, Jacqueline Jacques est diagnostiquée comme souffrant d’une sclérose en plaques. Elle se soigne, notamment avec des médecines douces, mais la dégénérescence continue. En 2005, elle en est rendue à marcher avec deux cannes et se voit partir vers la chaise roulante. Elle découvre alors le SCIO. Ses fréquences lui permettent d’identifier les stress physiques, énergétiques, psychiques sous-jacents à sa maladie et de les réharmoniser. « Je ne dis pas que le SCIO a soigné mon problème de sclérose en plaques. Il a accompagné mon corps dans un processus d’autorégulation – car au final, il n’y a toujours que le corps qui puisse se guérir lui-même. Cependant, aujourd’hui, je ne marche qu’avec une canne et la dégénérescence s’est arrêtée. Je pense que c’est vraiment la médecine du XXIe siècle ! », partage celle qui est devenue formatrice pour le SCIO/Indigo/Eductor.

L’idée de base de ces approches est que tout est vibratoire et donc que tout a une fréquence spécifique : les cellules, les tissus et les organes, mais aussi les virus, les bactéries et les pathologies, ou encore les états énergétiques ou psychiques, les remèdes, etc. Ainsi, une multitude de banques de données sur les fréquences ont été élaborées. Dès 1920, l’Américain Royal Raymond Rife s’intéresse à l’identification ondulatoire des bactéries et des virus. En Russie – à Moscou, à Novossibirsk, à Saint- Pétersbourg –, des équipes cherchent à étalonner les fréquences qui nous constituent. « Également à Tomsk, où leurs champs d’application sont enseignés aux étudiants en médecine et utilisés dans les hôpitaux. Ici, c’est reconnu par l’État », rapporte Jean- Louis Garillon.

Les recherches menées par le Pr Vladimir Nesterov sur les phénomènes parapsychologiques le poussent également à investiguer les fréquences de nos états psychiques. D’autres laboratoires, en France, en Allemagne, en Suisse – où certaines mutuelles remboursent les traitements de biorésonance – identifient les signatures de remèdes homéopathiques, de plantes ou de nombreuses méthodes énergétiques. S’ajoute à cela l’utilisation d’algorithmes – des calculs issus de la théorie du chaos – qui seraient capables, à partir d’un événement, de comprendre ce vers quoi celui-ci tend, et ainsi de prévenir certaines pathologies.


Des lectures globales


Concrètement, comment ça se passe ? Ces technologies se présentent sous la forme d’un ordinateur qui, au travers d’électrodes généralement posées au niveau des pieds, des mains et de la tête de la personne, agit comme un émetteur-récepteur. Il va détecter les zones de dysharmonie et les indiquer grâce à un logiciel sur un écran. Il propose ensuite des « réinformations ». « Nous ne parlons pas de diagnostic mais de bilan, ni de traitement mais de réharmonisation, car ces approches ne sont pas médicales. Et comme ces procédés donnent une somme phénoménale d’informations, c’est la sensibilité et le discernement du thérapeute qui font la différence », signale Jacqueline Jacques.

En effet, ces machines sont peut-être très perfectionnées, mais elles ne remplaceront jamais le praticien. Surtout, il ne s’agit ni de penser que les patients sont des systèmes totalement prévisibles, ni qu’il suffit de pousser sur des boutons pour les rééquilibrer. Un être humain reste un mystère. Toujours est-il que les profils qui émergent peuvent être étonnants. Ils contiennent des informations sur tous les plans de l’être – physique, énergétique, émotionnel, mental et spirituel – au moment présent… mais également dans ce qui a probablement été votre passé et dans le futur qui se dessinerait par la force d’inertie de ce que vous êtes. Autant dire qu’ils vous dressent le portrait ! Pierre Davèze, créateur du concept de macrothérapie Tanagra – une approche qui vise à combiner des technologies informationnelles avec des thérapies naturelles –, se sert de différents programmes, comme ceux des Biopotentiels ou du Bioflow. Cela lui permettrait d’établir un profil psycho-émotionnel de la personne et de repérer sa situation idéale de bien-être. La personne peut ensuite être accompagnée avec l’approche qui lui convient le mieux. Les centres de thalassothérapie des hôtels Accor 4 étoiles en France sont ainsi équipés du Bioflow. Certaines entreprises du CAC 40 sont en passe d’installer des salles de bien-être comprenant ce dispositif.


Au-delà de l’électromagnétisme ?


Nikola Tesla affirmait avoir repéré un rayonnement dont il ne connaissait pas la nature mais qui semblait capable de voyager sur de longues distances et même de s’amplifier en chemin. Le mathématicien Charles Steinmetz précisait qu’il devait s’agir d’ondes en forme de spirale. À bien y regarder, tous les flux dans la nature forment des vortex – l’eau, l’air –, comme le montrent les volutes de la fumée d’une cigarette. Soixante ans plus tard, Konstantin Meyl, professeur de physique allemand, aurait trouvé les formules mathématiques qui mettraient en évidence ces « ondes scalaires ». Il ne s’agirait plus d’électromagnétisme ou d’ondes transversales, mais d’ondes longitudinales – comme celles qui animent le flux de neutrinos qui nous entoure. Meyl dessine alors un procédé appelé le Scalar Wave Device, « car notre corps et ses nombreuses structures en spirale – telles que l’ADN – seraient sensibles à ce type d’énergie », précise le Dr Hervé Janecek, vétérinaire et représentant de cette innovation en France. Nous sommes sur des frontières scientifiques où il peut être difficile de faire la part des choses. Toujours est-il que si vous pensez que se servir d’ondes pour soigner reste étrange, que faire des IRM, électroencéphalogrammes, magnétocardiogrammes ? Que penser des ondes radio, de la télévision, de la téléphonie mobile et du wifi ? Est-il surprenant d’envisager que notre corps – l’antenne la plus sensible qui soit – soit réharmonisé par des fréquences bénéfiques ? Les thérapies quantiques, médecine du XXIe siècle ?


NOS SUGGESTIONSArticles