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© T. Luadthong
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PUBLIÉ LE 24/07/2017

A RETROUVER DANS

Inexploré n°35

Synchronicité, la clé pour percer les mystères du temps
Magazine » Enquêtes

Druidisme 
des temps modernes

Et si, dans notre société en perte de repères le druidisme offrait une voie alternative ? Un pied dans nos racines ancestrales, un pied dans les défis d’aujourd’hui, le druidisme égrène des rituels accessibles. Un retour au sacré dans nos vies terre à terre.

Petit matin calme à Brocéliande... forêt mythique s’il en est, ancrée dans la magie de notre inconscient collectif, où plane l’ombre de Merlin l’enchanteur, de la fée Viviane et du roi Arthur, puisqu’en réalité, elle se nomme la forêt de Paimpont. « Arrêtons-nous, au seuil de Brocéliande, sur la notion de l’Autre Monde, conception celtique du monde surnaturel. Monde des dieux, des fées, des esprits, dont ceux des morts, il ne se situe pas dans le lointain du temps et de l’espace. Il double le nôtre en tout lieu et à tout moment ; il en est solidaire, parfois dépendant. Sa frontière, qui prend souvent la forme de rivières ou de lacs, peut s’abolir. Brocéliande fait partie des portes de l’Autre Monde, par lesquelles l’homme peut accéder au surnaturel », partage Claudine Glot, spécialiste de la mythologie celtique et de la légende arthurienne (1).

Nous sommes à l’orée du mois de mai, Marco est venu de Paris pour se ressourcer. Quand résonnent au loin des cornemuses, plusieurs marcheurs convergent vers la fontaine de Barenton et croisent une procession druidique. « Ils étaient une quarantaine, vêtus de blanc. Très abordables, ils nous ont laissé les observer. Ils célébraient la fête de Beltaine, du renouveau de la lumière, une porte essentielle dans le calendrier celtique. L’un d’eux, muni d’une sorte de sceptre, a dessiné au sol un vaste espace sacré, entourant la fontaine et le plus gros arbre ; un temple éphémère. Nous sommes restés, discrets et respectueux de ce périmètre. Ils ont consacré les quatre points cardinaux, honorant un dieu celtique à chacun d’entre eux. La procession s’est avancée et est entrée dans l’espace sacré, en tournant dans le sens des aiguilles d’une montre... » Puis notre promeneur remarque la présence d’objets rituels : une tête de mort posée sur une pierre « comme un autel », une harpe, un chaudron, ou encore des offrandes à la nature, telles que des fleurs et des céréales...


Retour aux racines


Ouvert et sensibilisé à la nature, Marco n’en demeure pas moins étonné. « Dans notre société, nous nous sommes tellement coupés de nos racines que l’on trouve ça étrange de voir de tels rites, alors que c’est le contraire qui l’est : être déconnecté de la nature, de ses cycles ! ...

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