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© Stéphane Allix
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PUBLIÉ LE 12/11/2015
  • illustration de Audrey Mouge Audrey Mouge
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LE LIVRE À LIRE

Le chamanisme

Stéphane Allix et Audrey Mouge
Editions de la Martinière
Magazine » Enquêtes

Vivre l'expérience du chamanisme

Audrey Mouge a vécu l’expérience transpersonnelle et mystique des cérémonies chamaniques au Brésil,
aujourd’hui recherchées pour leur potentiel thérapeutique.
Retour sur ce voyage au coeur d’autres réalités.

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« La religion, c’est croire en l’expérience de quelqu’un d’autre. La spiritualité, c’est vivre sa propre expérience. » C’est en faisant mienne cette phrase qu’un jour, j’ai décidé de ne plus me contenter de « croire » en l’existence d’une Grande Conscience et d’autres mondes – ceux des saints, des anges, des guides, des morts et autres entités désincarnées –, mais d’aller moi-même voir, comprendre, connaître, savoir, au-delà de mes nombreux ressentis, que mon esprit rationnel se bornait parfois à considérer comme des affabulations.

J’abandonne alors les livres – et autres considérations théoriques – qui ont nourri, des années durant, ma quête de sens, pour entamer une enquête sur le « terrain ». Sauf que mon champ d’investigation ne se trouve, cette fois-ci, plus dans le monde visible, quotidien, profane, mais dans des dimensions d’ordinaire inaccessibles aux vivants. Il me fallait donc ou mourir, ou devenir une pro du voyage intérieur, car, en effet, seuls les méditants ultra-expérimentés ou les chamanes peuvent avoir la capacité d’explorer ces autres réalités, en entrant dans ce que l’on appelle un « état modifié de conscience » – un état de transe, ou d’expansion de conscience, induit volontairement par les rythmes effrénés du tambour, le jeûne, des danses frénétiques, des chants sacrés répétitifs, des respirations profondes ou encore l’ingestion de mixtures à base de plantes psychoactives. Parmi les plus utilisées, l’ayahuasca, que les peuples indigènes appellent aussi « la petite mort », car il faut que quelque chose meure en soi pour atteindre le monde des esprits. Contrairement à la méditation profonde ou à la transe déclenchée au son du tambour, il n’est pas nécessaire avec ce breuvage sacré, d’être chamane et d’avoir des années de pratique derrière soi pour vivre une expérience transpersonnelle – littéralement, au-delà du personnel – et mystique. Car l’ayahuasca est un breuvage « enthéogène », c’est-à-dire qu’il permet, en changeant d’état de conscience – autrement dit en levant les filtres du mental et de l’ego, le petit moi, et en retournant à la conscience originelle du « Grand Soi » – d’approcher le divin. Il est un puissant allié pour nous guider vers le chemin de l’autoconnaissance, de la joie et de l’éveil.

Il est un puissant allié pour nous guider vers le chemin de l’autoconnaissance, de la joie et de l’éveil.

Bien que ce rituel présente certains dangers non négligeables, comme celui de risquer un éventuel dérapage psychique ou d’accélérer le déclenchement de problèmes de santé sous-jacents encore ignorés, je consens à mourir partiellement pour plonger dans les profondeurs de mon être et – peut-être – y rencontrer Dieu. Je décide donc de partir 6 mois en Amazonie péruvienne où je vais participer 3 nuits par semaine à des cérémonies chamaniques, rythmées par des diètes strictes, isolée en forêt. Puis 6 mois au Brésil. Une fois ingéré, le breuvage induit des visions accompagnées de vomissements, assimilés à une conscientisation de ses propres énergies négatives et à une purification du corps, du coeur, et de l’esprit. Une véritable psychothérapie de la forêt. Éprouvante, certes, mais d’une efficacité redoutable. Non, je n’ai pas vu d’éléphants roses ou autres manifestations délirantes de l’esprit. La medicina – c’est ainsi qu’on la surnomme – m’a permis de voir ma vie au microscope et d’expurger mes blessures, infimes certes, mais polluantes. J’ai ainsi pris conscience de l’origine de mes peurs, de mes tristesses et de mes colères les plus enfouies et m’en suis libérée dans une catharsis. J’ai notamment revécu des instants de vie dans le ventre de ma mère et mes premiers jours sur terre, comme si j’y étais, mais aussi – et c’est le plus étonnant –, le moment même de mon incarnation. J’ai vu que mes pleurs de nourrisson pouvaient parfois traduire l’angoisse d’avoir été désolidarisée de la Grande Conscience de l’univers pour devenir une conscience incarnée, individualisée. Plus surprenant encore, j’ai rencontré – du moins revu, puisque je les ai tout de suite reconnus – des petits êtres multicolores qui, par leur forme hélicoïdale, ressemblaient à des sucres d’orge. Ils se sont immédiatement présentés à moi comme « mes gens intérieurs » et nos retrouvailles se sont révélées fort intenses. J’ai aussi vu apparaître les esprits de quelques plantes qui m’ont délivré des messages essentiels concernant mon chemin initiatique ainsi que des êtres de lumière, venus nous protéger, les autres participants et moi, une nuit où l’un d’entre nous a littéralement « pété les plombs » en hurlant avec une voix d’outre-tombe. Je ne suis d’ailleurs pas la seule à les avoir vus. Le lendemain matin, plusieurs expérimentateurs ont raconté leurs visions, avec la même exactitude. J’ai également échangé avec mon grand-père, décédé il y a 35 ans, et ai eu droit à des révélations familiales. Et j’ai communiqué avec une femme d’une beauté éblouissante, qui m’a dit être ma « mère divine » et veiller sur moi. Enfin, j’ai été propulsée dans des vies ou des mémoires passées et ai ainsi pris conscience que beaucoup de schémas dans ma vie d’aujourd’hui faisaient écho à ces anciennes incarnations. Tout cela peut paraître totalement insensé, mais c’est pourtant ce que j’ai vécu.

C’est en me libérant de mon corps de souffrance – l’accumulation de petites blessures non guéries, refoulées ou ignorées, cette « masse émotionnelle » souvent constituée d’émotions entremêlées non identifiées qui pouvaient autrefois affecter ma vie intérieure et assombrir mon humeur – et en plongeant dans les profondeurs abyssales de mon être que l’ayahuasca m’a alors offert la possibilité de voyager dans des espaces plus vastes, au-delà des limites de mon propre corps.

Des mondes où l’ego et le temps linéaire – passé, présent, futur – n’existent plus.

Des mondes où l’ego et le temps linéaire – passé, présent, futur – n’existent plus. Des mondes où tout est possible et tout coexiste dans l’instant. En état d’éclaircissement de conscience, on ressent très bien que les frontières habituelles du corps se dissolvent et que les portes de la perception s’ouvrent sur un espace informé, auquel nous sommes tous liés les uns les autres et avec lequel nous pouvons interagir. À maintes reprises, j’ai été submergée par un sentiment de plénitude, d’amour inconditionnel et d’unité avec le vivant, la certitude de faire partie d’un ensemble universel harmonieux, d’appartenir à une logique cosmique, d’abriter en moi une part de divin, et d’accéder à une dimension sacrée. J’aimais et étais aimée par la nature, une conscience supérieure, le Grand Esprit, Dieu. Peu importe que ces visions soient finalement une expression de l’inconscient ou de véritables messages d’un espace invisible extérieur à soi-même, l’important, pour moi comme pour tous les explorateurs des autres mondes, c’est qu’elles aient eu du sens et des vertus transformatrices, et m’aient procuré une grande joie et une sérénité intérieures.

« Quand on vit des expériences de transe, où la psyché s’émancipe des limites habituelles du corps, explique Djohar Si Ahmed, docteure en psychologie, psychanalyste et secrétaire générale de l'Institut métapsychique international (IMI), on retrouve ce sentiment d’appartenance à la terre entière, au cosmos, mais parfois aussi, à d’autres types de totalité : celle que nous formions étant foetus avec le corps et la psyché de notre mère, celle que nous formons avec les lignées de nos ancêtres, avec l’humanité... Se crée une espèce de fusion avec l’univers, avec pour corollaire la sensation de ne plus être seul. Dans la vie matérielle, on est séparé, limité, individualisé. Ceci nous pose comme sujet, certes, mais on est coupé d’un certain nombre d’autres dimensions de l’être humain. Lors d’un état d’élargissement de conscience, on sort des limites de son propre corps et on se ressent en lien avec le monde entier, le macrocosme. Ce sentiment d’appartenance à une totalité perdue possède une potentialité guérisseuse car le sujet va, d’une part, ramener des informations dont il a besoin à ce moment-là pour son évolution personnelle, mais aussi parce qu’il s’est relié avec plus grand que lui. Ce qu’il va, selon sa culture, appeler Dieu, le cosmos ou l’univers. Ce vécu va généralement induire une grande félicité. » C’est justement cette expérience extatique de l’unité – source de joie, d’émerveillement et de paix intérieure – qui incite aujourd’hui de plus en plus les populations autres qu’indigènes à expérimenter le rituel de l’ayahuasca, autrefois réservés aux seuls initiés.

« Une nouvelle génération de postmodernes en quête de sens, aspirant à un retour aux sources, désabusés par le matérialisme, le capitalisme, le rationalisme et le judéo-christianisme, trouve dans le chamanisme et les cultures prémodernes un antidote au désenchantement, analyse l’anthropologue Jeremy Narby. Ce sont des pèlerins d’un genre nouveau. En quête de rituels d’ini- tiation, ils sont également mus par un désir de reconnexion avec la nature, cherchant à renouer avec leur corps, leur esprit, avec le monde qui nous entoure, la terre, le ciel, les plantes, les animaux… » Lorsqu’on interroge ces expérimentateurs, ils évoquent en effet souvent le besoin de se reconnecter à leur essence et à « quelque chose » de plus grand dont la société moderne les a coupés. Trouver un sens à leur vie. Quitter un état dépressif latent. Percevoir ce lien qui nous relie à tout ce qui vit, se débarrasser de leurs blocages, de leurs douleurs et de leurs traumatismes, en explorant les confins de leur conscience et en faisant eux-mêmes l’expérience du divin. Cette démarche fait écho à la pensée du médecin psychiatre suisse Carl Gustav Jung, qui dès 1916, déclarait que « nul n’est guéri, qui n’a pas recouvré une position religieuse ». Le « religieux » ayant pour lui un sens bien précis, lié à celui de sa racine latine « religere », c’est-à-dire « l’évaluation en toute conscience de l’expérience du sacré ». L’historien roumain Mircea Eliade, spécialiste des religions et auteur du Chamanisme et les techniques archaïques de l’extase, avait pressenti, dès 1951, que le chamanisme allait susciter un vif intérêt auprès des populations modernes du monde entier durant la deuxième moitié du XXe siècle, du fait du vide spirituel et de l’insatisfaction des gens à l’égard de la religion traditionnelle. Le chamanisme sera « l’expérience religieuse par excellence », écrira-t-il.

Le Brésil en est aujourd’hui le meilleur exemple. Depuis le début des années 1930, l’ayahuasca est sortie de la forêt amazonienne et de sa spécificité indigène afin de favoriser la connexion au divin, lors de rituels de prière au sein du « monde civilisé », avec la première communauté chrétienne et « neo-ayahuasqueira », le Santo Daime. Un syncrétisme du chamanisme amazonien, du catholicisme populaire, héritage de la colonisation, et d’autres traditions afro-brésiliennes, comme les rites d’incorporation. Né au nord-ouest du Brésil, à la frontière du Pérou et de la Bolivie, ce culte religieux s’est étendu, dans les années 1970, à l’ensemble du territoire et compte aujourd’hui plusieurs centaines d’« églises » et plusieurs dizaines de milliers de pratiquants qui, tous vêtus de blanc immaculé, vont une à quatre fois par mois participer à une « session » pour, disent-ils, se purifier du monde sans âme dans lequel nous vivons actuellement et entretenir leur joie intérieure, comme un sportif entretiendrait sa musculature. Depuis une vingtaine d’années, le Santo Daime connaît un rayonnement international, avec de multiples ramifications aux États-Unis et en Europe, en particulier chez nos voisins espagnols et hollandais, où ces églises ainsi que l’utilisation de l’ayahuasca – contrairement à la France – sont autorisées. De plus en plus de pratiquants s’y bousculent, cherchant à « retrouver » un sens qu’ils croyaient avoir perdu dans le catholicisme, à travers la force du rite, des chants et de la communion.

D’autres mouvements éclectiques utilisant également le breuvage enthéogène à chacune de leurs cérémonies ont depuis vu le jour, parmi lesquels la Barquinha – qui ajoute des rituels spectaculaires d’incorporation –, l’União do Vegetal – qui préfère les méditations silencieuses –, ou encore le Centro de Cultura Cosmica – qui réunifie les pratiques de l’União do Vegetal et du Santo Daime. Tous, à travers leurs discours ou leurs chants, peuvent aussi bien invoquer ou célébrer Dieu, Jésus, la Vierge Marie et les archanges que les orixás, divinités originaires d’Afrique représentant les forces de la nature, comme Yemanja, déesse des mers et des océans, Oxóssi, dieu des forêts et de tous les êtres qui la peuplent, Oxum, déesse des eaux douces...

Autant d’esprits bienveillants et d’énergies guérisseuses auxquels l’ayahuasca offre la possibilité de se connecter.

Autant d’esprits bienveillants et d’énergies guérisseuses auxquels l’ayahuasca offre la possibilité de se connecter et qu’elle permet de voir apparaître dans nos visions. Parfois, certains chants peuvent même être dédiés à Krishna, Ganesh et autres divinités hindoues et il n’est pas rare de voir une statue de Bouddha ou un portrait du dalaï-lama trôner dans certaines églises.

Le daime, nom que les Brésiliens emploient couramment pour désigner le breuvage sacré, signifie littéralement en portugais, « donne-moi ». Une supplication à Dieu, que l’on retrouve dans la plupart des chants qui rythment les cérémonies, pour implorer « l’amour, la force et la lumière », au son des tambours et des maracas. Il s’agit du don sacré, celui du Saint-Esprit, et quand un pratiquant s’apprête à boire l’amère décoction, il prononce souvent les mots suivants : « Je vais boire la lumière » ou « Que Dieu me guide vers le chemin de la lumière, aujourd’hui et pour toujours. » Généralement, une session commence par un moment de concentration, afin de sentir les premiers effets du cha – ou du thé, autre appellation – et d’en apprécier les visions. Changement d’ambiance, une heure plus tard, avec les hymnes (hinos). On appelle aussi cette partie cura, la guérison. Tous les participants se munissent alors d’une maraca et vont chanter en choeur, parfois toute la nuit, des cantiques joyeux et cadencés. Et boire de nouveau du daime pour communier.

Troisième et dernière partie, cette fois, on danse. Deux pas à gauche, deux pas à droite. Et on boit de nouveau. Si le breuvage s’avère moins fort qu’au Pérou, et servi en quantité moindre, difficile toutefois, pour une néophyte comme moi, de me lever et surtout de réussir à garder le rythme, indispensable à la synchronisation de tous les membres du groupe. Après avoir télescopé mes voisins à plusieurs reprises, j’entre enfin dans ce qu’ils appellent le « courant ». Deux pas à gauche, deux pas à droite. Je ne contrôle plus mes pieds, et pourtant je suis parfaitement le mouvement. Deux pas à gauche, deux pas à droite. Je ne danse plus, je suis « dansée » par l’énergie du groupe, surfant sur une vague symbiotique d’amour et d’harmonie. Dans ma main, ma maraca s’agite allègrement, respectant extraordinairement le tempo. Nous sommes une quarantaine, et pourtant, 3 heures durant, nous ne faisons qu’un. Même rythme, même fréquence. Nous sommes en résonance, en totale cohérence. Je suis eux, ils sont moi. Je suis à la fois dans l’église, présente individuellement dans cette réalité matérielle, et, avec eux, collecti- vement, reliés quelque part les uns aux autres, à un niveau plus subtil, et à d’autres puissances invisibles, formant ensemble une part de la Grande Conscience dont je voyais clairement que nous étions indubitablement des éléments constitutifs incarnés.

« Lorsque tout se met à vibrer au même rythme, explique le médecin américain Leonard Laskow dans son livre Guérir par l’amour, la séparation disparaît et laisse place à l’unité. Le temps et l’espace disparaissent, car ils donnent la mesure de la séparation. Les extrémités se confondent et la boucle est bouclée. Ce qui est fini devient infini. Dans cet état d’unité, l’ordre naturel et l’harmonie inhérents aux tissus, cellules, molécules, atomes et particules subatomiques se réaffirment. Les cellules “ se souviennent ” de l’ordre supérieur qui les régit et de l’équilibre que procure la santé et l’unité. »

À la question du politicien et animateur de télévision John Freeman, « croyez-vous en Dieu ? », Carl Gustav Jung, interviewé en 1959 sur le sens de l’expérience intérieure pour la chaîne britannique BBC, répondait : « Je n’ai pas besoin de croire. Je sais. Ce qui me dispense de croire. » Grâce à mes voyages dans les autres mondes, moi non plus, je ne crois plus. Aujourd’hui, intimement, profondément, je sais. Et depuis, je ne suis plus tout à fait la même. Je me sens portée, apaisée. Je n’ai plus peur de la mort, ni du lendemain. J’ai confiance. J’aime.


Le potentiel thérapeutique de l’expérience psychospirituelle

Faire l’expérience extatique du divin en soi et de l’unité constitue une voie de guérison et de transformation tellement efficace que l’ayahuasca a récemment fait son entrée dans un environnement où la dimension sacrée fait cruellement défaut : les prisons. Depuis décembre 2014, l’établissement pénitentiaire de Porto Velho au Brésil a accepté d’offrir à des prisonniers, écroués pour viol, meurtre ou kidnapping, la possibilité de participer à des cérémonies au sein du Santo Daime.

Les résultats sont déjà très prometteurs...

Le potentiel thérapeutique des plantes enthéogènes auprès des détenus avait déjà été révélé dans les années 1960 par l’université Harvard aux États-Unis, avant que la FDA (Food and Drug Administration, l'agence du médicament américaine) interdise toute recherche. Cette idée subversive a été remise au goût du jour par l’association Acuda, une ONG brésilienne spécialisée dans la sociabilisation des personnes en marge extrême de la société, en particulier des prisonniers qui, à leur libération, par manque d’accès à la connaissance et à la spiritualité, peuvent sombrer dans la misère sociale, intellectuelle et morale et récidiver. In fine, ces expériences mystiques vont les aider à vivre plus sereinement leur incarcération et à se réinsérer plus facilement dans la société. D’après les psychologues qui suivent les détenus ayant expérimenté l’ayahuasca, les résultats sont déjà très prometteurs : ils prennent conscience de leurs actes, sont en passe de comprendre le mal qui les a poussés à agir, s’allègent du poids de la culpabilité en communiquant avec leur victime pour demander pardon, (re)trouvent la foi et prient pour implorer leur rédemption. A.M.


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