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© Philippe Matsas / Leemage
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PUBLIÉ LE 22/05/2017

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Inexploré n°34

Alchimie, les secrets de la connaissance de soi
Magazine » Enquêtes

Francois Cheng :
un hymne à la vie

Passeur éclairé entre l’Orient et l’Occident, l’académicien François Cheng exalte les mystères de la beauté. Chez cet orfèvre des mots, la poésie et le divin peuvent prendre la forme d’un arbre, d’un rocher… ou d’un macaron à la rose.

« C’est toute l’âme qui se livre avec l’univers poétique du poète », philosophait Gaston Bachelard. L’œuvre de François Cheng en est l’incarnation vivante. Sa poésie, mais aussi ses essais, romans et calligraphies, se font sismographes sensibles de l’âme ; la sienne, lumineuse et tourmentée, au diapason de celle du monde. « Si l’esprit raisonne, l’âme, elle, résonne », aime-t-il répéter. Difficile de « saisir » cette vie de roman, faite d’errance et de quête de « reliance », commencée en Chine et épanouie en France, en quelques pages… « À force de creuser le sous-sol, les sources cachées rejaillissent de partout », concède François Cheng à propos des réminiscences qui affleurent, dès qu’il se penche sur son passé. Nous voici donc sourciers de ses souvenirs !


Celui qui embrasse l’unité


Certains noms tiennent de la prédestination. Son prénom d’origine, Chi-hsien, signifie « célébrer la sagesse », tandis que son nom d’auteur en chinois est Cheng Baoyi, « qui embrasse l’unité ». Une « œuvre-vie » vouée à jeter des ponts entre les continents, réels et imaginaires. Ainsi, aller vers l’unité, chère aux principes du tao qui régissent l’univers et nourrissent sa vision du monde. ...

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