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PUBLIÉ LE 08/01/2018
  • Julie Klotz
    Auteur

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Inexploré Hors-Série n°6

Guérir : Trouver sa voie,
40 techniques naturelles et holistiques !
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Géobiologie :
ma maison, ma santé

Le lieu d’habitation est chargé d’une énergie qui nous traverse. Et si la maladie pouvait aussi venir d’une mauvaise circulation dans notre espace de vie ?

« L’exposition à une zone active est responsable de 60 % des maladies et de 80 % des cas de cancer, d’où l’intérêt de se préoccuper de ces influences » disait au début des années 1950 le chimiste Hartmann, qui a laissé son nom au célèbre réseau détectant la présence de nickel dans le sol. À la même époque, le Dr Peyré prêtait son nom à celui mesurant le cuivre et le Dr Curry, météorologiste, à celui du fer. Quelques années plus tard, une étude du Dr Picard à Moulins- sur-Allier, ville où le taux de cancer était deux fois supérieur à celui de la moyenne nationale, a permis d’établir un lien entre habitat et maladie.

C’est ainsi que la géobiologie, terme issu du grec gê (la Terre), bios (la vie) et logos (la connaissance), s’est développée en France en mêlant géologie, physique, biophysique, biologie, mais aussi radiesthésie. Alain de Luzan, géobiologue depuis trente ans et président fondateur de l’École française de géobiologie, fait le point : « Les êtres vivants sont animés d’une énergie électrique, comme en attestent les électroencéphalogrammes ou les électrocardiogrammes. Les échanges intracellulaires et extracellulaires obéissent également à des variations de potentiel électrique orchestrées par les mitochondries. Il en découle que des champs électriques externes à l’organisme peuvent interférer et perturber gravement le métabolisme des êtres vivants, par induction. »


Le médecin grec Hippocrate évoquait déjà lui aussi la géobiologie comme un facteur essentiel pour la santé, les anomalies présentes dans le sous-sol pouvant agir sur les habitants des lieux, humains ou animaux (1). Le Dr Luc Bodin (2) déplore pour sa part que la salubrité du lieu de vie et la pollution extérieure et intérieure de l’habitation soient négligées par la médecine traditionnelle. Certaines zones spécifiques d’une pièce se révèleraient particulièrement perturbatrices pour l’organisme lorsqu’on y demeure trop longtemps. C’est pourquoi il est important de bien choisir l’emplacement de son lit, tout comme celui de son bureau ou de son canapé.

Un lieu correspond à ce que nous sommes.

« Cette femme souffre de douleurs de dos, chaque nuit. Consultations médicales et thérapies variées ne permettent pas d’y remédier. Pas même le changement de la literie. Je détecte alors un croisement de réseau Curry et de deux cours d’eau en plein milieu du dos de cette dame. Une fois la correction effectuée, elle n’a plus ressenti de douleur », raconte Thierry Vuagnoux, géobiologue suisse qui intervient autant pour des particuliers que pour des entreprises. Aussi, face à un nombre anormal d’arrêts maladie ou à une baisse significative de la productivité, certaines sociétés n’hésitent plus à faire appel, ouvertement ou pas, à un géobiologue pour réharmoniser les lieux de travail.


Interaction nécessaire



Pourtant, le phénomène n’est pas nouveau. Comme le souligne Thierry Vuagnoux qui est aussi coupeur de feu : « Il n’y a pas une construction romaine, grecque, égyptienne ou celtique qui ne tienne compte du sous-sol. Même les menhirs sont situés à des endroits précis, sur des croisements de cours d’eau et de failles. Le taux vibratoire d’une église romane ou d’un temple grec va doper toutes les cellules du corps. Dix minutes à l’intérieur peuvent suffire pour faire disparaître la fatigue ! L’être humain est hypersensible aux champs magnétiques, et sur des ruines de 2 000 ans, on trouve encore des énergies impressionnantes ! ».

Concernant les églises, Philippe Andreoli, géobiologue et maître d’oeuvre, précise qu’il ne faut pas y rester trop longtemps, le corps n’étant pas apte à supporter une énergie si puissante. Aucune civilisation ne l’ignorait autrefois et aujourd’hui nous corrélons notre interdépendance aux lois de la nature et à notre environnement. Aussi on peut s’interroger sur l’importance accordée aux caractéristiques énergétiques des lieux. Situé entre ciel et terre, l’être humain semble avoir oublié cette interaction entre énergies cosmiques et telluriques. Philippe Andreoli précise : « La géobiologie s’apprécie en fonction de la personne… Un lieu correspond à ce que nous sommes. Il n’y en a pas de bon ou de mauvais. Par affinité vibratoire, on va se poser sur un lieu qui correspond à notre état du moment. C’est ainsi qu’un plan de route s’établit au fil des déménagements successifs… Ce lieu nous délivre un message qu’il nous appartient de décoder. Cette résonance entre ce que nous sommes intérieurement et ce que le lieu nous apporte va nous permettre de trouver notre verticalité. »

Pour lui, la géobiologie passe par la compréhension du fonctionnement énergétique de l’occupant associée à celle du lieu. En plus de bien cerner les individus, le praticien doit être capable d’étudier les sources d’eau souterraines, les failles, les points de croisement de réseaux de métaux, l’exposition au vent, à la pluie, le positionnement par rapport au soleil et à la lune… Autant dire que les paramètres à maîtriser sont nombreux et requièrent de multiples compétences.


Bien choisir son praticien



La géobiologie n’est pas reconnue ni encadrée, aussi quelques précautions sont de mise. Si un géobiologue a adhéré à un code de déontologie professionnelle, c’est un gage de sérieux. Reste qu’il est

Le taux vibratoire d’une église romane ou d’un temple grec va doper toutes les cellules du corps.

extrêmement difficile de choisir un praticien autrement que par bouche à oreille. Dans tous les cas, pour Alain de Luzan, il faut des années de pratique pour devenir un géobiologue efficace, tout en étant un bon observateur de la nature. C’est aussi l’avis de Philippe Andreoli : « Si l’arbre est penché et qu’il perd ses fruits anormalement, on peut imaginer une pollution qui lui porte préjudice dans le sous-sol. »

C’est ainsi qu’il repère les points géopathogènes, où les échanges énergétiques entre terre et ciel sont fortement déséquilibrés. Et comme il est aussi maître d’oeuvre, Philippe Andreoli choisit les matériaux en fonction de leur compatibilité entre eux, avec le terrain et son occupant. La géobiologie est complexe, qu’il s’agisse de bâtir ou bien de corriger un lieu existant. « Attention, ce n’est pas parce que vous construisez votre maison uniquement avec des matériaux écologiques qu’elle sera saine. Si le soussol et l’occupant sont pollués, cela va inverser les énergies ! », souligne le géobiologue, qui précise encore qu’habiter en étage élevé ne protège en rien de ces influences.


La pollution des ondes



Aux problèmes dits « naturels » se rajoutent les pollutions de notre monde moderne : lignes à haute tension, phénomène hertzien, wi-fi, transformateurs, éoliennes… Parmi les effets biologiques des champs électriques et magnétiques, les médecins citent, entre autres perturbations : une diminution des défenses immunitaires et de la sécrétion de mélatonine, des risques de fausse couche, des troubles de la vue, des maux de tête, des insomnies, etc. Ainsi, Philippe Andreoli conseille, par exemple, d’éviter de positionner un lit entre les faisceaux émis par des prises de courant. L’homme moderne vit en permanence au milieu d’un champ électromagnétique provoqué par le portable, la télévision, le four à micro-ondes, la machine à laver, l’ordinateur, l’ascenseur, le train… À tel point que l’on parle aujourd’hui de syndrome d’intolérance aux champs électromagnétiques (Sicem). Sans oublier la radioactivité présente dans l’air. Enfin, les bruits et leurs ultrasons sont une autre source de nuisance à ne pas négliger dans l’étude d’un lieu.

Quand certains ont recours à des appareils de détection de pollution ultra-perfectionnés (champ électrique, pression électromagnétique, radioactivité, humidité, ionisation de l’air, hyperfréquences de téléphonie mobile, résistance de la prise de terre), ils ne travaillent pas moins avec leur sensibilité, à l’instar du sourcier d’antan. C’est le cas de Philippe Andreoli qui se déplace avec une grande quantité de matériel, dont des appareils de mesure calibrés et étalonnés en laboratoire, mais aussi son inséparable pendule ! L’intervention dure entre une demi- journée et une journée, selon la taille du lieu et ses problématiques. Pour corriger les défauts énergétiques, d’autres géobiologues ont recours à la lithopuncture qui, par le positionnement de pierres, agit sur la Terre comme des aiguilles d’acupuncture, ou encore emploient des émetteurs de formes. Alain de Luzan ne valide pas l’utilisation de ces techniques et met en garde contre la vente d’objets tels que les pyramides, les oeufs en céramique, les « solides de Platon », les cristaux... « Ce n’est pas parce qu’un objet vibre bien qu’il protège des perturbations. »


LA POLLUTION DES NÉGATIVITÉS

La mémoire des murs et la pollution psychique engendrée par la négativité de certains individus, voire la présence d’âmes errantes dans les lieux peuvent être sources de problèmes : « Une entité ou un esprit défunt peut se fixer dans les murs d’une maison ou de tout autre lieu (terrain, grotte, forêt) et polluer la vie des personnes qui les investissent » précise le père George, prêtre exorciste de l’Église vieille-catholique romaine, ainsi que l’ensemble des géobiologues.

Il est également possible de se faire « polluer » par l’énergie d’un lieu où il y a eu une souffrance par le passé. Les murs d’une bâtisse, voire un terrain, peuvent être imprégnés d’une mémoire : une bataille, un massacre, un assassinat ou encore la présence d’un malade qui a agonisé pendant des années dans une chambre. Ainsi, quand une maison voit passer de nombreux locataires développant les mêmes maux, tous conseilleront de faire « purifier » les lieux, chacun à sa manière.


Et si on testait ?



Géobiolgues certifiés

Association des sourciers et géobiologues

(1) Hippocrate, Traité des airs, des eaux et des lieux in L’art de la médecine, Éd. GF Flammarion, 1999.
(2) Dr Luc Bodin, Manuel de soins énergétiques - Soigner sans appareil et sans médicament, Éd. Trédaniel, 2013.


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