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PUBLIÉ LE 09/05/2017

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Inexploré n°34

Alchimie, les secrets de la connaissance de soi
Magazine » Enquêtes

Une histoire entre
ombre et lumière

Sans racine évidente, l’alchimie s’épanouit en Europe au début du Moyen Âge. Depuis, elle n’a cessé d’exister, en marge des savoirs officiels, mais pas sans reconnaissance. Flash-back.

Alchimie… De l’arabe El-Kimyâ, le Pays noir, nom de l’Égypte dans ¬l’Antiquité. D’après les plus vieux manuscrits retrouvés, c’est bien dans la région d’Alexandrie qu’elle a fleuri, au III ou IVe siècle après Jésus-Christ. « Il y eut par ailleurs une alchimie chinoise, peut-être aussi indienne, mais elles n’ont, semble-t-il, pas eu de contact avec la tradition occidentale », note Bernard Joly, professeur d’histoire des sciences et auteur d’Histoire de l’alchimie. L’Égypte est alors sous autorité grecque. Alexandrie est un lieu de brassage, principal centre intellectuel du bassin méditerranéen. Les peuples s’y côtoient, un certain mysticisme y est en vogue, axé sur une recherche de pureté et d’élévation de l’âme. L’alchimie y éclot sous l’influence mêlée des conceptions religieuses de l’Égypte ancienne, des savoirs pratiques issus de la maîtrise progressive des alliages, des émaux et des teintures, ainsi que de théories grecques sur la matière – Platon ayant par exemple déjà développé l’idée d’une « matière première » commune à tous les corps et apte à prendre toutes les formes.


L’apport des Arabes


Chrétiens, juifs, païens : les premiers alchimistes sont de toute confession. De tout sexe, aussi. Citons Marie la Juive, conceptrice d’un procédé qu’on appelle encore aujourd’hui « bain-marie ». Une littérature naît, en langue grecque. L’auteur le plus célèbre alors se nomme Zosime de Panopolis. ...

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