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PUBLIÉ LE 05/03/2019

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Inexploré n°41

Rituels : quand l'âme agit...

LE LIVRE À LIRE

l'Eau et la physique quantique

Marc Henry
Dangles Editions
Magazine » Enquêtes

L’homéopathie,
Le vrai du faux

L’homéopathie fait périodiquement l’objet de polémiques. L’argument est toujours le même : les petites granules ne produiraient qu’un effet placebo. Ces discordes n’ont jamais réussi à éradiquer cette médecine qui a le vent en poupe. Alors, qu’en est-il vraiment ? De nombreuses recherches scientifiques plaident en sa faveur, à condition d’ouvrir un nouveau paradigme...

Ce n’est pas tant une question scientifique que dogmatique », indique le Dr Martine Gardénal. Cette médecin du sport de haut niveau, qui a accompagné l’équipe olympique française aux jeux de Los Angeles en 1984 en utilisant l’homéopathie, rappelle que de nombreuses recherches ont maintes fois prouvé les effets de cette médecine. « Le problème des polémiques récurrentes ne se trouve pas dans le manque de résultats scientifiques en faveur de l’homéopathie. Il se trouve dans le fait que pour comprendre cette médecine puissante, il faut élargir le paradigme matérialiste. Il faut sortir de la toute-puissance actuelle de la chimie et prendre en considération les recherches de pointe sur l’électromagnétisme », poursuit la fondatrice de l’école Santé Environnement Vie. Comme l’a indiqué le philosophe des sciences Thomas Kuhn, même lorsque la science apporte les preuves nécessaires à une nouvelle conception des choses, il faut du temps pour que les défenseurs de l’ancien paradigme acceptent le changement. La difficulté serait donc que, pour appréhender l’homéopathie, il faille inclure les dimensions électromagnétiques et informationnelles. Or, pour les tenants du postulat matérialiste, il n’est justement pas concevable que les remèdes homéopathiques puissent transmettre des informations médicinales par le biais de ces ondes. « Pourtant, en l’état actuel des connaissances, nous avons tout ce qu’il faut pour expliquer l’homéopathie. L’homéopathie a des bases scientifiques », souligne le Pr Marc Henry, professeur de chimie à l’université de Strasbourg et chercheur associé au CNRS. « Surtout, les dispositifs qui permettent de détecter les ondes électromagnétiques se perfectionnent de plus en plus. Le futur ne va cesser de donner raison à l’homéopathie », complète le Dr Gardénal. Inventée en 1796 par le médecin allemand Samuel Hahnemann, l’homéopathie pourrait donc être encore en avance sur son temps. Ce médecin érudit – qui ne possédait pourtant pas les connaissances que nous avons sur l’électromagnétisme – a eu l’idée de diluer des substances médicinales dans de l’eau, pour ne garder que l’essence de leur principe curatif. Un éclair de génie ?

Des signatures électromagnétiques

Les ondes électromagnétiques sont en train d’envahir nos vies – télévision, radio, téléphonie mobile, internet, wifi, etc. Elles gagnent même du terrain au cœur de la médecine allopathique – IRM, électroencéphalogramme, etc. Plus encore, nous savons maintenant que tout corps vivant – végétal ou animal – utilise des signaux électromagnétiques pour fonctionner. Cependant, le fait qu’un remède homéopathique soit conçu en diluant une substance médicinale dans de l’eau est encore mal accepté, tout comme le fait que ce soit l’eau qui capte et retransmette le signal électromagnétique imprimé par cette substance. La pierre d’achoppement n’est donc pas tant que chaque substance émet une signature électromagnétique – ce que nous ne pouvons plus nier –, mais que l’eau puisse capter, garder en mémoire et retransmettre cette signature électromagnétique. Pourtant, « c’est un fait scientifique établi », indique le Pr Luc Montagnier, biologiste virologue, prix Nobel pour la découverte du virus du sida.

La mémoire de l’eau

Pour comprendre cette médecine puissante, il faut élargir le paradigme matérialiste

Le Pr Vinh Luu, physicien et professeur à la faculté de Montpellier, est considéré comme le précurseur des recherches sur la mémoire de l’eau en France. Par la suite, le Dr Jacques Benveniste, immunologue et chercheur au CNRS puis à l’Inserm, publia en 1988 des travaux (...)

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