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PUBLIÉ LE 10/07/2017

A RETROUVER DANS

Inexploré n°35

Synchronicité, la clé pour percer les mystères du temps

LE LIVRE À LIRE

Synchronicité

F. David Peat
Editions du Rocher
Magazine » Enquêtes

Les enseignements
du hasard

Au cours des siècles, la notion de simultanéité d’événements non liés causalement a été étudiée sous plusieurs aspects. Synchronicité, coïncidence, hasard, sérialité… Et si la matière et le temps avaient comme point commun la lecture qu’on en fait ?

Au XIXe siècle, Schopenhauer définissait la coïncidence comme « l’émergence simultanée d’événements non reliés causalement ». Il suggère que les événements d’une vie humaine sont au carrefour de deux types de connexion qui se recoupent comme les parallèles et les méridiens sur un globe : d’une part les relations causales des lois naturelles, et d’autre part une connexion subjective « qui n’existe que par rapport à l’individu qui l’éprouve, aussi subjective que ses rêves, dont le déroulement est nécessairement déterminé, mais comme les scènes d’une pièce sont déterminées par l’intrigue du poète. […] Ainsi toutes choses sont-elles reliées et mutuellement accordées ».
En 1919, le biologiste Paul Kammerer publia La Loi des séries, portant sur une catégorie de coïncidences où l’objet de notre perplexité est « une récurrence de choses ou d’événements identiques ou semblables dans des aires contiguës d’espace ou de temps, et qui ne sont pas liés par la même cause agissante ». Kammerer analysa en détail la « sérialité » et tenta de la comprendre à la lumière de la science.

Kammerer voit dans la sérialité d’improbables pics de cohérence crevant le plancher des faits anodins que le hasard explique ; des relations acausales les unissent, invisibles comme les racines traçantes d’où émergent des drageons. Ces phénomènes trahissent l’existence d’un ordre profond sous-jacent au monde visible. Il s’agit d’un « fait empirique qu’il faut accepter et qui ne peut s’expliquer par la coïncidence – ou plutôt, qui donne à la coïncidence un pouvoir si étendu que le concept même de coïncidence s’en trouve nié ». Elle est « omniprésente et continue dans la vie, la nature et le cosmos. C’est le cordon ombilical qui relie la pensée, le sentiment, la science et l’art aux entrailles de l’univers qui leur a donné naissance (1) ». ...

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