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PUBLIÉ LE 17/11/2017

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Inexploré Hors-Série n°6

Guérir : Trouver sa voie,
40 techniques naturelles et holistiques !
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La médecine chinoise :
4 000 ans de pratique

Médecine millénaire énergétique et holistique, la médecine chinoise considère que l’homme fait partie de la nature et en dépend. Ses principes de tonification et d’harmonisation attirent de plus en plus d’Occidentaux qui souhaitent se maintenir en bonne santé.

À l’origine, la philosophie de l’ancien tao cherchait à connaître les lois universelles de la nature et de l’univers communes à l’humanité. En se penchant sur les lois de l’harmonie et de l’équilibre, il s’agissait de mettre notamment en relation directe le microcosme et le macrocosme. Ce qui signifie que l’immense se retrouve dans le petit et que le corps humain trouve des équivalents dans les lois de l’univers. Comme toute philosophie, le taoïsme s’est penché sur le sens de la vie et la quête du bonheur. Pour cela, l’homme a besoin d’avoir un corps sain et de vivre longtemps, afin d’avoir le temps de réaliser son mandat céleste, qu’il découvre souvent tardivement, après avoir eu quelques expériences. Le principe de la médecine chinoise est l’équilibre et l’harmonie entre les éléments. Que cela soit le corps et l’esprit, l’homme et la nature, le Ciel et la Terre… S’il y a un déséquilibre, il y a une manifestation. Sur le plan humain, c’est la maladie qui apparaît.

Les puissances fondamentales : le yin et le yang



« Ni matière, ni esprit, ni énergie, le yin et le yang expriment toutes les oppositions qui assurent la formation des cycles dans le temps et dans l’espace » (1), explique Yves Réquéna, l’un des plus grands experts de médecine chinoise depuis trente ans. L’homme est constitué de ces deux principes que l’on retrouve aussi dans l’univers. Ils sont opposés, complémentaires, indissociables et interdépendants (si l’un décroît, l’autre croît proportionnellement). « On peut déduire que tout ce qui possède les caractéristiques de froideur, de position inférieure (ou vers le bas), d’intériorité, la pénombre, l’asthénie, l’inhibition la lenteur se rapporte au yin.

Tout ce qui est en mouvement, chaud, dans une position supérieure (se déplaçant vers le haut), en position extérieure, lumineux, dynamique, rapide, appartient au yang », précise Yves Réquéna. Lorsque des symptômes apparaissent, on peut en déduire des pistes de recherche de complémentarité à pourvoir. Par exemple, de la chaleur en excès, de la sécheresse, de l’amaigrissement, de l’insomnie… cela peut être un signe de « vide de yin » et à l’inverse, une grande fatigue, du froid, des oedèmes peuvent être signe de « vide de yang ». La médecine chinoise cherchant toujours à équilibrer les forces, le praticien devra trouver les moyens de renforcer ce qui semble être en vide ou de faire circuler ce qui stagne.


Les trois trésors : le qi, le jing et le shen

En médecine chinoise, la vie repose sur les trois trésors (San Bao) : le shen qui est l’esprit, ou la conscience organisatrice.

Le corps humain trouve des pendants dans les lois de l’univers.

« Il comprend les notions de vigilance, cognition, concentration, compréhension, d’émotions et de capacités spirituelles », détaille Yves Réquéna. Le shen a besoin d’une trame matérielle, l’essence vitale contenue dans la graine séminale. C’est le potentiel dont chacun hérite pour toute sa vie : le jing. Enfin shen et jing ont besoin d’une énergie de vie pour les animer, l’origine qui produit toute chose par ses mouvements et ses transformations : le qi. Plus le corps est équilibré et robuste, plus il favorise un esprit clair et puissant ; le jing nourrit et ancre le shen. Tout déséquilibre de l’un se répercute sur l’autre. Le médecin chinois en cherchera l’origine (dans la transmission parentale, c’est la déficience de jing) ou dans l’acquis (air, alimentation…), ou encore dans la transformation (émotions, mauvaise circulation du qi…).


Les éléments/mouvements les substances, les organes

En observant la nature, on peut rapporter à l’échelle humaine des éléments symétriques. Il y a cinq éléments en médecine chinoise : Le feu, le métal, la terre, l’eau et le bois qui sont associés aux saisons, à un mouvement, un point cardinal, à une substance et aux organes du corps humain (voir schéma). Les cinq substances dans les cinq éléments sont responsables du fonctionnement et du maintien du corps humain, ils s’équilibrent et se complètent. Il est intéressant de voir ces connexions, elles nous aident à comprendre l’origine d’un mal. Par exemple les soucis qui sont associés à la rate, peuvent l’épuiser s’ils sont trop importants, elle sera alors en « vide ». Le coeur qui la fournit en énergie devra travailler davantage, ce qui pourra créer un vide de yang et les symptômes associés. (...)


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