Article


© D.R
+ Déjà dans mes favoris
+ Ajouter aux favoris

PUBLIÉ LE 20/11/2017
  • redigé par INREES INREES
    La rédaction

A RETROUVER DANS

Inexploré Hors-Série n°6

Guérir : Trouver sa voie,
40 techniques naturelles et holistiques !

LES LIVRES À LIRE
Magazine » Entretiens

Michel Odoul :
La maladie porte un sens

Auteur du best-seller « Dis-moi où tu as mal, je te dirai pourquoi », Michel Odoul incite à changer de regard sur les maux qui nous traversent. Et s’ils n’étaient pas une fatalité ? Et si nous avions quelque chose à en apprendre ? Quand la maladie a un sens ; quand la guérison est entre nos mains…

Entretien.

Qu’est-ce qui cloche dans notre façon d’aborder la maladie ?



La science du début du XXIe siècle puise ses racines dans celle du XIXe siècle et dans une glorification de la pensée rationnelle, ainsi que dans la croyance que le réel se limite à ce qui est perceptible par les cinq sens et démontrable par des appareils. Cette vision induit une approche très mécanique du corps, où la maladie ne peut être que le résultat d’un dysfonctionnement de la machine organique, causé par un élément extérieur – un accident, un virus, etc. On intègre désormais l’idée que le « milieu » a aussi une influence, c’est-à-dire que des facteurs comme l’alimentation ou le mode de vie impactent notre état de santé. Grâce aux recherches en neuro-immunologie, on commence aussi à envisager une interaction entre le versant biomécanique de l’être, qu’on appelle le corps, et un champ plus subtil que l’on nomme l’esprit.


Est-il possible de circonscrire ce champ subtil ?



Ce serait prétentieux ! Il inclut tout ce qui est imperceptible par les sens, mais qui peut être saisi par l’intuition, les capacités extrasensorielles, ainsi que par la constatation de ses effets dans la matière. Le subtil va englober tout ce qui, dans les champs fréquentiels, vibratoires ou du domaine de l’énergie au sens large, interagit avec le monde densifié que nous percevons par nos sens, voire en est à l’origine. On rejoint là des notions proches de la physique quantique, selon laquelle tous les objets physiques présentent des propriétés d’ondes et de corpuscules.


En quoi cela modifie-t-il notre approche de la maladie ?



Si la maladie est en lien avec l’esprit, alors elle n’est plus une fatalité ; elle porte un sens. La disparition du symptôme n’est qu’une étape dans le soin. La véritable guérison ne pourra advenir que si nous acceptons de prendre une part de responsabilité dans ce qui nous arrive, et d’oeuvrer pour que les conditions d’émergence de la maladie ne se présentent plus. Cette approche est parfois difficile à accepter : c’est toujours plus facile et tranquillisant de rejeter la faute sur l’extérieur et de nier que la maladie puisse trouver sa source dans ce que nous sommes et dans la façon dont nous appréhendons le monde. Prendre notre part dans ce qui nous arrive ne veut pas dire nous rendre coupables de tout. Il ne faut pas y mettre de notion de valeur, juste du sens.


La prise de conscience que les aléas de notre psyché peuvent être à l’origine de nos maux physiques suffit-elle à enclencher la guérison ?



Donner une dimension subtile ou psychoémotionnelle à la maladie ne doit pas nous amener à la mépriser ou à ne pas la traiter. Si vous souffrez d’une forte migraine, réaliser que quelque chose dans votre vie vous « prend la tête » sera utile, mais vous aurez aussi intérêt à prendre de l’aspirine ! Quelqu’un qui n’a plus mal au crâne réfléchit mieux. Associer le soin biomécanique au travail d’investigation sur la part subtile de la maladie est important ; la disparition du symptôme, c’est-à-dire de la pression qu’il nous met, ne doit pas nous amener à stopper nos recherches.


Trouver ce que cache une maladie est parfois complexe. Comment faire ?



À partir du moment où quelque chose s’exprime dans mon corps de façon inconfortable, je dois m’interroger. Dans la majorité des cas, si je prends le temps de me poser pour me demander ce qu’il se passe, la compréhension pointe rapidement. Les champs de l’inconscient n’ont qu’une envie : que nous ouvrions la porte de l’écoute ! Les textes fondateurs de la culture judéo-chrétienne disent « heureux les simples d’esprit ». Cela ne signifie pas « heureux les imbéciles », mais « heureux ceux qui sont capables de simplifier leur rapport à eux-mêmes et à la vie ». Si je me fais une entorse, c’est sans doute qu’il faut que j’arrête de courir ! Dans les cas plus difficiles, si nous n’y arrivons pas seuls, il est important de nous faire aider, en allant vers des praticiens qui intègrent la dimension subtile de l’être, et disposent d’outils pour objectiver celle-ci, afin de participer au processus d’émergence du sens. Ce peut être l’occasion d’un éveil de conscience. En séance, il arrive qu’une personne se mette à avoir chaud ou à pleurer. Cette intensité émotionnelle est positive : elle est le signe que la personne a retrouvé un chemin, qu’elle s’est réconciliée avec une part d’elle-même dont elle s’était coupée, ou qui s’était flétrie. (...)


L'accès à l'intégralité de l'article est réservé aux abonnés de la famille INREES.

OU

NOS SUGGESTIONSArticles