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PUBLIÉ LE 22/04/2019
  • Catherine Maillard
    Auteur

A RETROUVER DANS

Inexploré n°42

Le corps, une voie spirituelle pour libérer nos mémoires et révéler notre potentiel

LES LIVRES À LIRE

Manuel de géobiologie et magie de l'habitat

Joëlle Chautems
Editions Favre
Magazine » Pratique

Nettoyage énergétique de printemps

Notre habitat exerce sur notre santé physique comme psychique une influence importante. Détecter les perturbations négatives – mémoires, pensées négatives ou stagnantes – est un premier pas avant d’opérer un nettoyage énergétique en profondeur.

Tout comme notre corps au printemps, notre maison a besoin d’un bon nettoyage énergétique ! Notre lieu de vie exerce sur notre santé physique, psychique et énergétique des influences importantes. « Toutes proviennent de vos formes de pensées, vos disputes, de l’empreinte de personnes qui sont passées, ou de mémoires plus anciennes », détaille Luc Bodin, docteur en médecine spécialisé en énergétique. Ces situations peuvent imprégner l’espace, les murs, de façon positive ou négative. Or la maison, notre foyer, a pour vocation première d’être un lieu de ressourcement. Il est ainsi possible de détecter et de corriger les perturbations. Relevant de la géobiologie (failles, cours d’eau, courants telluriques), d’un travail en profondeur sur les mémoires ou sur des entités, certaines nécessitent le recours à un professionnel. D’autres perturbations « peuvent être corrigées par soi-même grâce à quelques techniques simples et efficaces, avec comme principale intention d’amener des énergies de joie, d’amour et de vitalité », assure Joëlle Chautems, géobiologue, droguiste- herboriste.


Sentir les perturbations

Notre lieu d’habitation est un véritable écosystème, dont l’équilibre est en perpétuel mouvement. L’harmoniser permet de maintenir une structure énergétique favorable à notre bien-être. Certains signes peuvent vous alerter sur un besoin de nettoyage ; les détecter est un premier pas. La présence de basses énergies dans un lieu entraîne des états de fatigue et le sentiment de ne jamais récupérer complètement, les nuits sont perturbées. Si, à l’extérieur, maintenir une vibration élevée est parfois difficile, chez soi, c’est une décision qui nous appartient.

Comment s’y mettre ?

Établir un diagnostic énergétique de votre lieu est nécessaire. Posez-vous la question en conscience. Comment vous sentez-vous quand vous rentrez ? Joyeux, enveloppé d’une énergie chaleureuse, en sécurité ? Les sensations peuvent être subtiles, mais facilement décelables, si on y prête attention. Certains signes sont à prendre en compte : une certaine lourdeur, de la fatigue, de la tristesse. Faites la différence entre votre état intérieur et l’atmosphère de la maison. « Certains lieux peuvent avoir accumulé de la colère, on peut y sentir des présences », précise le Dr Luc Bodin. Vous pouvez aussi ressentir un mal-être, des tensions, parfois même des angoisses. Le fait que cela persiste est à prendre en compte. Faites-vous confiance ! Par ailleurs, ces sensations peuvent aussi être partagées par l’entourage.

Purifier grâce aux sons

« Afin de purifier un lieu, j’utilise les tambours chamaniques », confie Joëlle Chautems. Le lieu mémorise ce qui est vécu à l’intérieur même des murs, sous forme de charge ; le son grave du tambour va décristalliser ce qui est figé. « Il m’arrive aussi de chanter pour un mur, ou de lui chuchoter des mots doux », ajoute la jeune femme. Le verbe transporte une vibration puissante, mise en évidence par les travaux du Dr Masaru Emoto sur l’eau, dont les effets sont identiques sur la matière. Les carillons, avec des sons plus aériens, scintillants, comme de petits impulses, purifient l’atmosphère, la sphère aérienne. Les perturbations prennent différentes formes : « Vous pouvez ressentir une forme d’inertie, une pesanteur, ou un sentiment d’étouffement. » Utiliser différents instruments permet d’intervenir sur différentes fréquences de nettoyage.

Comment s’y mettre ?

Placez-vous au centre, avec votre tambour, votre carillon… et déplacez-vous dans la pièce, allez là où l’énergie vous appelle. Inondez cet endroit de sons. Parcourez l’espace, ouvrez les placards, derrière les rideaux, sous les fauteuils… Changez de pièce. « La phase de nettoyage se fait les fenêtres fermées, pour rassembler les énergies négatives qui ont été libérées », recommande Joëlle Chautems. Un peu comme avec un balai. Puis, une fois votre lieu « sonorisé », ouvrez les fenêtres en grand, créez des courants d’air, pour renouveler l’atmosphère. Ensuite sortez un moment. Entrez avec l’intention d’un nouveau départ. Sa proposition : « Une fois le vide fait, réinformez avec des intentions positives ! » Qu’est-ce que vous vous souhaitez dans cette maison ? Quelle énergie souhaitez-vous cultiver : la joie, la vitalité, la pleine entente avec votre famille ? Inscrivezles sur des post-its, ou encadrez des phrases positives.

Faire une offrande au génie du lieu

« Le génie du lieu habite la maison depuis sa création. Il s’agit d’une forme de conscience, un esprit qui se teinte des événements qui se sont succédées au fil du temps », définit Joëlle Chautems. Les traditions anciennes recommandent de créer une collaboration avec lui pour s’assurer d’une protection et de bonnes ondes dans la maison. L’offrande est la pratique la plus utilisée et la plus appréciée. Elle repose sur l’intention d’inclure la présence du génie du lieu dans la vie de la maison, les repas, les célébrations. C’est également un signe de gratitude pour sa présence bienveillante et joyeuse.

Pour commencer

Ouvrez un espace spécifique pour la rencontre. Vous pouvez prendre du temps pour faire une prière, une méditation, ou toute autre pratique qui permet un retour sur soi, un lâcher-prise. Une fois entré en contact, posez vos intentions, comme avoir une vie agréable dans ce lieu, ressentir de la joie… Et en retour, demandez-lui aussi de quoi il a besoin. « Renouvelez cette pratique régulièrement. Au fur et à mesure, vous pourrez sentir une présence, et avoir un dialogue qui s’établit… », assure la thérapeute. En guise d’offrandes, Joëlle Chautems préconise le petit panier dans un endroit qui est dédié au génie du lieu, avec des fruits secs, des quartiers de pomme, des cailloux qu’on a ramassés en nature, une création… « Ce n’est pas tant ce qu’on y met que l’intention avec laquelle on le fait », rappelle-t-elle. L’important est de lui rendre grâce.

Utiliser les plantes et la fumigation

De tout temps, les plantes ont été au coeur des rituels de purification. Sauges, armoises, absinthes dispensent leur précieuse fumée en abondance pour nettoyer. « La médecine purificatrice de la plante réside dans la fumée, c’est à la fois un bactéricide puissant et un purifiant énergétique », explique Joëlle Chautems. La fumigation opère une dispersion des énergies négatives et un nettoyage du lieu. Son observation : « La sauge blanche est intéressante, elle fume plus que l’officinale. » Pour rester local, d’autres plantes jouent ce rôle, comme le thym, le romarin, le cèdre, le genévrier.

Comment s’y mettre ?

Pratiquez-le comme un rituel, où vous allez invoquer l’esprit de la plante et son génie médicinal. Ce procédé repose sur une fumigation importante ; attention aux détecteurs à incendie, déconnectez-les. Rendez-vous disponible et choisissez un moment où vous êtes seul(e) dans la maison ; éloignez également les animaux. Le rituel est déconseillé aux femmes enceintes. Rassemblez votre matériel, la plante de votre choix, des charbons ronds, un récipient qui supporte la chaleur. Dans la pratique religieuse, ce procédé se fait avec un encensoir, dans la pratique chamanique avec un coquillage, un abalone. « Placez-vous au centre de la pièce, appelez l’énergie de la plante par son nom, et procédez en 4 étapes », détaille la géobiologue. Par exemple, je demande à l’esprit de la sauge de :
1. M’accompagner dans le processus de purification.
2. Libérer.
3. Mettre de la clarté.
4. Remercier.
Le processus repose à la fois sur la libération des charges et la reformulation positive. Après avoir enfumé la totalité de la maison, laissez agir, sortez. Revenez une heure après et ouvrez les fenêtres, pour renouveler l’air.

Nos intentions pour se protéger

« Sur le plan énergétique, tout fonctionne avec la demande, selon la loi de la résonance », explique Luc Bodin. En clair, deux énergies de même fréquence s’attirent. La physique quantique confirme ce principe selon lequel nos pensées attirent vers nous des événements de même nature qu’elles. D’où l’importance d’identifier nos besoins et de formuler clairement notre intention. La technique du « mur de lumière » repose sur cet axiome. Pour créer un mur énergétique chargé de purifier un lieu, il est nécessaire de demander à l’énergie. « Ce n’est pas nous qui agissons, mais l’univers à travers nous », rappelle notre expert. Selon les croyances de chacun, la demande est adressée aux guides, à l’Univers, au divin, peu importe.

Comment s’y mettre ?

Formulez clairement votre demande, avant de vous placer dos contre le mur de la pièce, à son extrémité et d’étendre les bras de chaque côté du corps. « Visualisez que vous êtes à l’intérieur d’un mur de lumière qui s’étend du sol jusqu’au plafond et qui relie les deux murs latéraux », détaille le Dr Bodin. Et demandez mentalement que ce mur absorbe les énergies nuisibles perturbatrices ou négatives dans la pièce. Puis avancez lentement jusqu’au mur opposé, en balayant tout l’espace sur votre passage. Le plus important est de rester concentré sur votre demande. Une fois arrivé de l’autre côté, demandez à ce que tout ce qui a été « ramassé » soit envoyé à l’Univers et transmuté positivement. Une fois le processus achevé, vous pouvez vérifier que la pièce devient plus lumineuse ; il y a une douceur, comme si on y respirait mieux.


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