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© Olivier Seignette
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PUBLIÉ LE 24/04/2017
Magazine » Entretiens

Nos épreuves
nous rappellent
à l’essentiel...

Plutôt que de tenir son rang dans le milieu huppé
dont elle est issue, la princesse Constance de Polignac,
en quête de spiritualité, a préféré prendre la tangente
chez les peuples premiers d’Afrique et d’Amérique.
Retour sur le chemin de vie d’une grande dame au regard vrai.

Issue de l’une des plus grandes lignées de l’aristocratie française, la princesse Constance de Polignac ne doit pas uniquement la dignité qui émane de sa personne à son rang, mais aussi et surtout à la souveraineté intérieure qu’elle a su affirmer au fil de son exceptionnel chemin de vie. Quatrième fille du prince Guy de Polignac, venue au monde dans un milieu extrêmement patriarcal, où la tradition, les convenances, l’avoir et le pouvoir priment sur les qualités de l’être, sa naissance ne répond pas à l’attente de l’héritier masculin tant désiré. Rejetée par ses parents et confrontée tout au long de sa vie à de multiples épreuves, elle est très tôt pénétrée par les « forces de l’ailleurs », imprégnée par la lumière et initiée à ne plus craindre ni l’ombre ni la mort.

Portée par « l’intelligence de la vie », centrée dans une « matrice d’amour », elle n’hésite pas à passer, par le biais de ses activités diplomatiques et humanitaires, des grands salons parisiens à la rencontre de peuples premiers d’Afrique et d’Amérique qui la reconnaissent d’emblée comme « initiée ». Conviée plusieurs années consécutives à participer à de puissants rituels de guérison à leurs côtés, ces expériences d’ouverture de conscience lui permettent de dépasser les écueils de son hérédité et de retrouver ses racines universelles. Aujourd’hui présidente de deux fondations qui gèrent le vaste domaine de Kerbastic, dans le Morbihan, et la forteresse de Polignac, en Haute-Loire, elle redonne vie aux héritages de sa lignée grâce à la fertilité recouvrée de sa terre intérieure. Le chemin accompli vers son être profond s’incarne dans la matière, mettant ses « fruits d’or » au service de l’intérêt collectif, de l’écologie, de l’insertion, de l’art et de la connaissance de soi.
À travers son livre Ma vie en révolution, elle nous offre un témoignage hors de commun qui nous appelle à faire sortir le féminin de notre être, à entrer en amitié avec notre corps, à alchimiser nos souffrances et à découvrir le potentiel infini qui se cache dans les êtres finis que nous sommes. Rencontre avec une grande dame au regard vrai, à la présence à la fois douce et puissante, de laquelle transparaît une véritable noblesse…


Vous dites avoir vécu votre première expérience spirituelle à l’âge de 5 ans. Comment s’est-elle manifestée ?

Avant même que celle-ci advienne, je crois que j’avais déjà la sensation d’appartenir à un autre monde...

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