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PUBLIÉ LE 19/11/2019

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Inexploré Hors-Série n°8

Créativité - Comment révéler notre inspiration ?
Magazine » Enquêtes

Peindre l’âme

Alexandra Soulard, alias Ax-elle, peint sur toile, sur papier, mais aussi sur la peau. Grâce à ses dons de médium, elle capte des informations qu’elle retranscrit sur support ou à même le corps. Des messages transmis par les âmes ou par des guides, que ses pinceaux offrent à ceux qui la consultent.

Peintre depuis l’enfance, puis maquilleuse pour le spectacle vivant, Alexandra, rebaptisée Ax-elle par Manfred Thierry Mugler lors de la création de son spectacle, dans lequel elle agissait en qualité de peintre maquilleuse, se spécialise aujourd’hui dans la peinture spirituelle. Clairvoyante, clairaudiente et clairsensitive, elle reçoit des messages depuis toujours, et les sublime en art. Ses tableaux sont « agissants, vibrants » et touchent ceux qui les contemplent, comme s’ils avaient une mission en eux-mêmes. Les peintures qu’elle fait sur le corps révèlent la personne qui les porte. Ses peintures d’âmes faites sur papier apportent des messages aux consultants. Depuis quelques années, Ax-elle affine sa méthode, apprend à décoder les informations qu’elle reçoit et les transmet par la peinture et par les mots, afin d’aider les êtres à se révéler à eux-mêmes.


La peinture vibratoire


Pour Ax-elle, la peinture est vibratoire, car les couleurs ont elles-mêmes leur propre vibration.

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© Ax-Elle

De la même manière que les chakras (portes énergétiques) que nous portons tous en nous rayonnent de leur couleur associée, la peinture peut, par ses mélanges, transmettre une information au corps qui la reçoit. Lorsqu’elle peint, elle se laisse guider par une forme de transcendance : « Sans même réfléchir, je peins les formes fractales qui sont dans le monde et dans l’être. Je reçois, comme si j’étais un médium des mondes subtils. Je vois des images, j’entends des noms ou des phrases, et je ressens », explique-t-elle. Parfois, elle entend des indications comme « mets cette pierre ici, fais résonner le bol de cristal », car elle utilise également les minéraux. Pour elle, ses peintures « soignent » quelque chose, accompagnent, ont un message en elles.


Sans même se rendre compte de leurs sens, elle ajoute des « signes » qui se sont révélés être des symboles chinois ou araméens, sans qu’elle ne connaisse ces langues. Quelques symboles kabbalistiques sont également apparus sur ses toiles. Elle entretient, par ailleurs, un rapport particulier avec celles qu’elle commercialise. « Parfois, un tableau ne va pas se vendre, et je ne sais pas pourquoi, raconte-t-elle. En fait, certains de mes tableaux restent chez moi, car leur énergie soigne. Ils ont besoin de m’accompagner et, quand leur travail sera fini, ils partiront. » Son projet est également de créer des espaces d’exposition/méditation, où le public pourrait s’installer face à une toile. Il se laisserait toucher par celle-ci puis en repartirait chargé de toutes ses ondes positives.


La peinture d’âmes


Lors d’un salon où Ax-elle expose son travail, elle tente une nouvelle expérience en proposant aux visiteurs de peindre en face d’eux une petite oeuvre sur papier. Habituée à « recevoir » des messages en médiumnité, elle se rend compte qu’en peignant face à sa première cliente, des infos très personnelles lui parviennent. Alors, petit à petit, elle ose les transmettre et cela touche juste. La cliente repart bouleversée. Les premières peintures d’âmes viennent de commencer.

Ax-elle va utiliser tout ce qu’elle entend lors de ces séances où elle a compris que des messages importants pouvaient être délivrés : « Souvent, les gens me disent “tes mots résonnent encore”, donc je fais attention à mon ressenti quand je transmets… Parfois, je sens une chape dans ma tête et j’en déduis qu’il y a quelque chose de mental chez la personne. Parfois, c’est mon foie que j’associe à la colère, ou une dent qui me lance tout d’un coup : je me dis que la personne a une dent contre quelque chose… Avant même de peindre, quand la personne s’assoit en face de moi, j’ai déjà des infos qui arrivent… Parfois, je me sers aussi du contexte : par exemple, je cherche le blanc sur ma table pour la peinture et je ne le trouve pas… J’ai alors l’intuition que la personne a du mal à trouver sa propre lumière… J’utilise tout ce qui m’arrive pendant la séance de peinture. »

Sans même réfléchir, je peins les formes fractales qui sont dans le monde et dans l’être.

Elle va créer sa propre grille de lecture et ses mots touchent juste à chaque fois. « J’avais l’impression qu’elle lisait en moi tout ce que je ressentais dans ma vie à ce moment-là. Mes questions, mes peurs, mes blocages prenaient forme sur le papier… Ensuite, j’ai vraiment senti des modifications et je les sens encore, dans mon comportement, comme si la peinture avait renforcé mon caractère », raconte Marianne. Comment Ax-elle explique-telle ce qui se passe pendant ces séances particulières ?

« Je me sens en connexion avec l’âme des gens et avec des guides… Moi-même je suis guidée par des énergies, par des êtres qui “soignent” à travers moi. Souvent, les âmes me disent “tu peux lui dire cela, car il ou elle n’entend pas !” Ou bien “peut-on enlever le truc qui coince ?” Alors j’enlève en peignant. » Ses gestes figurent ce qu’il se passe chez la personne qui consulte : elle rajoute de la lumière dans le sombre, étale ce qui est trop serré, ou densifie les parties trop pâles… Les couleurs lui donnent des indications : par exemple, le jaune représente l’expansion de la personne, sa relation avec l’extérieur, le don, le recevoir, et en fonction de sa manière d’apparaître sur la peinture, elle peut décoder et agir. Si c’est du jaune trop clair qui sort du pinceau, elle en déduira que cette partie de son caractère est à développer et elle peut renforcer la teinte en rajoutant de la matière.

« Ax-elle m’avait demandé de venir à la séance avec une intention particulière si je voulais. Je me posais des questions très précises quant à mon avenir professionnel. Je ne le lui en ai rien dit et, pourtant, grâce à sa peinture et aux messages qu’elle a reçus durant la séance, elle a parfaitement répondu à mes interrogations et dissipé mes doutes. Plus qu’une “lecture d’âme”, j’ai bénéficié d’une carte pour m’orienter correctement sur mon chemin d’abondance », témoigne Hervé.


Body painting


Artiste de rue à Nantes dans ses jeunes années, Ax-elle s’est amusée à peindre sur le corps de ses amis lors de spectacles.

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© Ax-Elle

Elle a ensuite conçu de véritables séances de peinture sur peau avec du maquillage, au début essentiellement sur des femmes enceintes. « J’ai créé le concept “les fées-mères” parce que je voulais faire une tribu imaginaire de personnes peintes et j’ai cherché une femme enceinte. Celle que j’ai trouvée m’a dit que la peinture que j’avais faite sur son ventre l’avait aidée pour son accouchement. Après, avec le bouche à oreille, j’en ai reçu de plus en plus. » La peinture semble agir sur le corps. Axelle raconte : « Pour l’une, j’avais fait une vague sur le ventre et elle m’a dit qu’après cette séance, ses brûlures d’estomac avaient disparu… À l’époque, je faisais cela juste pour le bien-être, mais petit à petit j’ai pris la mesure de l’aspect spirituel de cet acte chamanique, que les Amérindiens pratiquent au septième mois. »

Stéphanie a vécu l’expérience de se faire peindre le ventre par Axelle lors de ses trois grossesses : « Étrangement, avec le recul, je réalise que les peintures étaient très emblématiques du caractère de mes enfants. Comme si sa création avait révélé qui ils étaient en devenir », raconte-t-elle. Pour l’artiste, une combinaison de plusieurs éléments agirait sur la personne qui se fait peindre : la vibration des couleurs, les ondes, mais aussi les symboles qui parleraient aux cellules, la matière de la peinture rencontrant la matière humaine. Dans leur connexion, tout cela va toucher l’être au plus profond, révéler sa spiritualité. « Quand je peins sur les corps, je ne suis pas vraiment “là”. Je suis comme un aigle, mon animal totem, je voyage dans l’âme des gens. Avec les femmes enceintes, c’est comme si je peignais le jardin spirituel de l’enfant, l’âme de l’enfant », commente Ax-elle. Finalement, ces oeuvres apparaissant sur les corps sont une manière de révéler le sacré qui est présent dans la personne peinte. « Lors de ma séance de body painting, sans que j’en ai parlé à Ax-elle, des motifs asiatiques sont apparus. Or j’ai des origines japonaises qui ne se voient pas vraiment sur mon visage. Mais sont aussi ressortis, de manière très symbolique et sublimée, des aspects de mon caractère. J’étais vraiment très étonnée, cela avait une résonance très spirituelle », relate Marianne.


Libérer les mémoires


Parce qu’elle souhaite en savoir plus sur son travail, Ax-elle décide de suivre une formation en étiomédecine, une pratique qui s’oriente essentiellement sur la libération des mémoires de toutes origines engrammées en nous et qui peuvent créer des blocages. Elle ne fera que le premier niveau, persuadée de devoir continuer son chemin seule avec sa technique, mais aura énormément appris, notamment sur la compréhension de certaines de ses visions.

Avant même de peindre, quand la personne s’assoit en face de moi, j’ai déjà des infos qui arrivent…

« L’étiomédecine m’a apporté un éclairage sur les “mémoires non libérées dans cette vie”. La découverte que les vies sont peut-être “vécues” en même temps et en accepter le mystère. On peut parler de “mémoires de vies non vécues”, c’est plus juste. Déjà, dans cette vielà, on incarne tout. Parfois, j’ai des visions d’autres lieux, d’autres temps… Je vois les gens dans d’autres situations. Je ressens des vibrations qui associées à des mémoires qui se libèrent dans la peinture », explique- t-elle. En augmentant le taux vibratoire, on procède à un véritable nettoyage.

Ax-elle se souvient d’avoir peint une cour de crèche, un endroit où tout le monde se sentait mal. Elle-même a eu beaucoup de difficultés à réaliser sa peinture, comme empêchée : « Au début, je n’arrivais pas à peindre, je voyais une ombre derrière moi et les couleurs ne sortaient pas... Puis j’ai compris qu’il fallait que je me connecte au lieu... Une fois fait, j’ai peint de manière très fluide. À la fin de la fresque, j’ai vu derrière une vitre, à moins d’un mètre face à moi, une dame – l’habitante des lieux –, mais d’une autre époque, plutôt les années 1950. Je lui ai demandé si elle voulait autre chose et non, elle s’en est allée, mais je ressentais de la gratitude… Juste après, une éducatrice est venue dans la cour en me disant qu’elle s’y sentait bien et qu’elle y ressentait enfin de la joie. La peinture a monté le taux vibratoire du lieu et nettoyé les mémoires de tristesse. L’énergie du lieu a changé après la peinture », raconte la peintre.


Une peinture qui soigne ?


Ax-elle explique qu’il lui a fallu du temps pour accepter de faire son chemin. Tout d’abord écouter tous les messages qu’elle reçoit sous toutes leurs formes et apprendre à utiliser ce langage. Puis transmettre, dire aux personnes certaines choses... mais pas tout, car parfois ce n’est pas le moment. C’est un travail d’acceptation de soi, de qui l’on est, et pour cela, elle a elle-même fait un parcours de nettoyage et d’initiation.

Avec les femmes enceintes, c’est comme si je peignais le jardin spirituel de l’enfant, l’âme de l’enfant.

« Toutes les connexions qui se font, cela me dépasse. Moi, je suis les visions, c’est tout… Pour moi aussi ce fut un grand travail d’acceptation, des images et des messages qui me viennent, pour accepter qui je suis et ce que je peux apporter aux autres », avoue-t-elle. Nombre de personnes racontent aller mieux après une peinture, ou sentir que des choses bougent en elles, qu’une évolution se fait. Mais c’est avant tout un travail d’équipe : « Il faut être conscient qu’on ne guérit personne, on ne sait pas si, dans un soin, on apporte un pour cent ou plus, on s’en fiche. Ce qui compte, c’est que cela fasse du bien. Cela permet aussi de rester humble face à ce qui se passe, les choses se font à travers moi ou pas, mais c’est la personne qui se guérit toute seule », conclut l’artiste.

Lorsqu’elle peint, elle voyage dans les âmes et parfois rencontre des parties obscures des êtres : « Je me sens aller dans les abysses des gens, mais je ne trouve pas cela laid. Pour moi, tout est beau dans les visions que j’ai. Même le plus obscur reste beau, comme la nuit noire dans laquelle je vois des étoiles et c’est pour cela que je suis bien après. Parfois, je vois des choses violentes, mais comme je les vois sans jugement, je les traverse… » Elle réenchante la vision, réenlumine ce qu’elle a vu. C’est une création ensemble, car tout se passe en même temps : la personne fait avancer la peinture, la peinture agit sur la personne et sur les différentes dimensions de l’être.


Une séance qui picote

Sophie raconte : « J’ai rencontré Ax-elle lors d’un salon. Sa peinture, ainsi que la connexion avec elle, ont été révélatrices. Cela a été merveilleux pour moi. C’était une rencontre juste et les messages donnés, qui étaient fabuleux, ont atteint mon âme. Les paroles, les pinceaux, les couleurs ont raconté mon histoire à travers d’autres vies, qui ont marqué comme une empreinte la personne que je suis actuellement. Des manifestations dans mon corps, qu’Ax-elle ressentait également, sont apparues, puis ont disparu. Je pense que des libérations physiques et émotionnelles se manifestaient à ce moment-là : des picotements, des bâillements, des points douloureux, des frissons, des chatouillements, voire même des sensations de chatouillis au niveau du chakra coronal. Cela a, en effet, provoqué un allègement corporel et émotionnel complet. Les informations données ont fait leur chemin dans ma vie et j’ai décidé de retourner la consulter à des périodes charnières, pour voir l’évolution de mon âme, et comprendre où je pouvais encore progresser. »


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