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PUBLIÉ LE 28/08/2017
  • redigé par INREES INREES
    La rédaction

LE LIVRE À LIRE

Les nouvelles sciences de la santé

Denis Bedat
Editions Trédaniel
Magazine » Bonnes feuilles

Quand la science parle
avec les plantes

La communication biocellulaire intrigue depuis le début du siècle passé. Mais en quoi consiste-t-elle également ? Découverte d'une approche du vivant qui remet en cause toutes nos idées reçues
sur la nature, à travers cet extrait du livre
"Les nouvelles sciences de la santé".

Erwin Schrodinger fut le premier à découvrir concrètement le phénomène de communication biocellulaire en 1935, sidérant tous les physiciens de l'époque. En 1966, mon cher professeur, le Dr Backster, prit sa suite, en consacrant plus de vingt ans à la recherche sur les applications du réflexe psychogalvanique. Il améliora la technique du détecteur de mensonge en créant le polygraphe, dont il fondera l'école en 1968, puis la fondation Backster, dédiée à l'étude du phénomène de perception primaire2.

Tout commença le 2 février 1966, lorsqu'il relia un galvanomètre à un Dracaena massangeana, une petite plante d'intérieur, afin de voir combien de temps cela prendrait pour que l'eau remonte dans les feuilles. Logiquement, il était censé s'ensuivre une diminution de la résistance, entraînant une augmentation du voltage. Alors qu'il patientait, il eut l'idée de blesser la plante en la brûlant. Il se dirigea alors vers sa cuisine, et constata à son retour avec surprise que la plante avait réagi à son intention. La trace sur le polygraphe correspondait à celle d'un sujet humain touché par une stimulation émotionnelle de courte durée. Il reproduisit l'expérience en connectant la plante au polygraphe avant de partir en voyage. À son retour, il constata que la plante avait réagi au moment même où il avait décidé de rentrer chez lui. La plante semblait connectée aux réactions émotionnelles de son propriétaire.

Interpellé, il reproduisit l'expérience avec des crevettes, placées dans de petits récipients au-dessus d'un aquarium en ébullition. Chaque récipient était attaché à un mécanisme de renversement aléatoire. Autour de l'aquarium, le docteur Backster plaça sept plantes, reliées à un polygraphe. Il découvrit alors qu'à chaque fois qu'un récipient se retournait, causant la mort des crevettes, les plantes réagissaient en synchronie. Celles-ci sont capables de détecter la mort cellulaire autour d'elles, indépendamment de toute intervention humaine.

Dans le même ordre d'idées, il relia un œuf à un électroencéphalogramme. Chaque fois qu'il plongeait un autre œuf dans l'eau bouillante, le premier manifestait une forte réaction.

Mais vous n'avez encore rien vu. Nous avons réalisé en 2000 une expérience plus insolite en utilisant comme support une banane, reliée à un appareil électroencéphalogramme. On demanda à un enfant à proximité s'il voulait manger une banane et on pointa le doigt dans la direction de celle-ci. Incroyable : elle réagit instantanément dès que l'enfant posa ses yeux dessus.

L'expérience des tomates fut toute aussi épatante. On sélectionna en effet deux tomates de la même grappe, et on relia celle de gauche à un électroencéphalogramme. On demanda alors à une personne d'entrer dans la pièce avec un regard plein de rage et la ferme intention de détruire la tomate de droite, puis de s'approcher pour la découper sauvagement à l'aide d'une machette. L'électroencéphalogramme indiqua une réaction dès lors que les yeux de la personne s'étaient posés sur sa jumelle. Le tracé s'était ensuite emballé lorsqu'il avait commencé à la découper violemment, puis avait soudainement baissé à la moitié de son niveau classique, comme si la tomate s'était évanouie. Après cette expérience, les morceaux de la tomate de droite furent nettoyés et on laissa celle de gauche dans le calme. Le lendemain matin, son électroencéphalogramme avait repris un rythme normal. Mais quand l'homme qui avait participé aux tests passa par hasard se renseigner sur les résultats de l'expérience, l'électroencéphalogramme de la tomate s'emballa à nouveau, alors qu'aucun autre stimulus n'était présent dans la pièce, comme si elle avait reconnu le tueur. Étonnant.

Les éléments de la nature semblent ainsi tous véritablement inter­ connectés. Mais qu'en est-il des cellules de notre propre corps ? Eh bien, l'expérience fut également menée sur des leucocytes, collectés à l'intérieur de la joue d'une personne. Il s'agit de cellules blanches vivantes, qui ont une durée de vie de huit heures environ. Deux électrodes de la taille de cure-dents permirent de les relier à un électroencéphalogramme. On les plaça dans une chambre blindée, imperméable à toute onde électro­ magnétique. On assit alors le donneur dans une cage de Faraday (une enceinte hermétique utilisée pour protéger des nuisances électriques et électromagnétiques), dans une pièce à l'autre bout de l'école, devant un écran diffusant des images apaisantes ou violentes. Les résultats furent saisissants : l'électroencéphalogramme des cellules réagissait simultané­ ment aux émotions du donneur à travers la cage de Faraday.

Des expériences semblables furent reproduites avec d'autres cellules corporelles, notamment des bactéries et du sperme. Et les résultats furent chaque fois les mêmes.

Ces expériences lui permirent d'établir trois grands principes déclenchant une réponse:
- Les réactions émotionnelles: selon nos constats, l'appréhension, la peur, le plaisir et le soulagement suscitent une réaction.
- L'intentionnalité : les processus biologiques répondent non seulement aux menaces de leur bien-être, mais aussi aux intentions des êtres vivants.
- La spontanéité : un événement soudain et imprévu entraîne également une réaction.

En d'autres termes, des êtres sans système nerveux manifestent à différents degrés d'intensité des états émotionnels, en réaction à des actions que subissent les êtres qui les entourent. Y aurait-il une conscience en chaque être biologique ? Ces constats viennent en effet étayer la thèse selon laquelle chaque cellule végétale, animale ou humaine, est consciente.

En dépit de ces constats reproductibles à l'infini, le docteur Backster n'a pas encore théorisé la raison de ces phénomènes, et laisse aux physiciens quantiques le soin de la découvrir.

La perception primaire n'est actuellement ni rejetée ni acceptée par la communauté scientifique. Mais la poursuite de ces recherches pourrait venir transformer les préceptes fondamentaux de la génétique, de l'horticulture, de la botanique, de la pathologie, et de bien d'autres domaines. Des découvertes qui accéléreraient le changement de paradigme, actuellement à l'œuvre.

La communication biocellulaire se produit dans une dimension encore méconnue, indépendante du champ électromagnétique, et qu'il nous est donc impossible de détecter. Nous percevons ses mécanismes, sans pour autant les comprendre. Il semble s'agir d'une dimension sans espace­ temps, sans localité, et où les particules sont manifestement enchevêtrées.


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