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PUBLIÉ LE 21/12/2016
  • Monique de Verdilhac
    Auteur

A RETROUVER DANS

Inexploré Hors-Série n°5

Oser une vie nouvelle - Du rêve à la transformation...
Magazine » Enquêtes

Relâchez
le prisonnier

Il nous faudra du temps et de la persévérance
pour apprendre à nous relaxer, à apprivoiser notre souffle.
Mais à la clé, le corps et l’esprit unifiés, nous pourrons
nous évader de notre cellule mentale.

Antidote du stress, la relaxation permet de débrancher les lignes à haute tension. Elle agit comme un reconstituant naturel. Un relâchement musculaire et nerveux profond déclenche automatiquement la mise au repos. S’installe un calme bienfaisant. Le tourbillon des pensées s’estompe, s’éteint. Les préoccupations quittent le terrain. Profondément détendu, on se recentre. Le corps, le mental et l’esprit réharmonisés, la guerre n’entre plus. Ainsi en sécurité, les angoisses, le mal-être peuvent commencer à dénouer leurs entraves. Les blessures, doucement, cèdent à la paix véritable.

Multiplier ces expériences de relâchement musculaire et nerveux, c’est se donner une nouvelle mémoire qu’ancrera le cerveau. C’est devenir sensible aux signes que manifestera votre organisme, tout au long du jour. Si la cote d’alerte est atteinte, le feu rouge des tensions vous le fera savoir. Apprendre à se relaxer nécessite un entraînement : garder une attention soutenue sur les mouvements, le ressenti subtil – tout en maintenant le corps et le mental dans une détente pacifiée.

Guider soi-même sa relaxation n’est pas s’abandonner au tapis, perdre en rêveries un temps précieux, mais au contraire se retrouver et faire enfin la part belle à l’être. Branché sur sa vie, sur son propre centre, on acquiert le pouvoir de l’orienter. Ensuite, d’accueillir et de réaliser ses véritables choix. Un gourou, une personne que vous écoutez, dont vous lisez les ouvrages, pourra susciter un enthousiasme, un désir d’identification. Peut-être ouvrir à une véritable rencontre. Et pourtant, on ne peut pas se nourrir par procuration. Quelqu’un peut vous accompagner pour ouvrir la bonne porte. Il ne la franchira pas à votre place.


Couper les circuits


Pour pratiquer, la première difficulté est d’entrer dans l’expérience avec la ferme intention de la transformer en réalité vécue. Une autre difficulté tient à... la simplicité de l’entreprise. Il n’y a rien à faire, à se prouver, à réussir ou pas. Seulement commencer par lâcher vos encombrements pour devenir réellement présent à ce que va vous raconter votre corps. L’obstacle le plus difficile à franchir : décider du moment précis où vous allez changer de niveau de conscience. « J’ai un “truc” qui n’attend pas, tout à l’heure, demain... » : tout est prétexte pour remettre à plus tard le moment de relâcher les tensions et de récupérer de l’énergie. De passer du monde extérieur à la présence intérieure. Trouvez les moyens de neutraliser ces arguments, aussi « honorables » soient-ils. On peut, par exemple, se fixer des rendez-vous dans son agenda.

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